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> <channel><title>Commentaires sur : 13ème dimanche</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/1141-13eme-dimanche/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org/1141-13eme-dimanche/</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:08:02 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Par : Père RD</title><link>http://dimancheprochain.org/1141-13eme-dimanche/comment-page-1/#comment-638</link> <dc:creator>Père RD</dc:creator> <pubDate>Mon, 21 Jun 2010 20:11:05 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1141#comment-638</guid> <description>&lt;b&gt;Vers  quelle  élévation ?De façon énigmatique, et alors que ses prédications et ses miracles lui valaient un succès populaire toujours croissant, Jésus a annoncé à ses disciples ébahis qu’il allait beaucoup souffrir et mourir (évangile de dimanche passé). Aujourd’hui la décision est prise : Jésus se met en route vers Jérusalem où se jouera cette tragédie et il entame cette longue montée que Luc racontera en 10 chapitres (l’entrée dans la ville sera notée en 19, 45). Ce tournant d’une importance capitale est noté par Luc en des termes très solennels dont il vaudrait mieux garder la traduction littérale :Et il arriva, quand furent accomplis les jours de son enlèvement,
que lui-même (Jésus) durcit son visage pour partir vers Jérusalem.Tous les évangélistes ont pris soin de contrer une objection que l’on a souvent dû faire aux premiers chrétiens : «  Votre maître caressait le rêve utopiste de faire venir le Royaume de Dieu sur terre mais les autorités l’en ont empêché et son projet a échoué ». Pas du tout, explique Luc. Au contraire Jésus était tout à fait conscient de ce qu’il avait à vivre, il était décidé à obéir strictement à son Père qui avait fixé le lieu et le temps de cette manifestation. Le lieu serait le cœur de la religion, Jérusalem et son temple; et le temps serait la prochaine solennité de la Pâque, fête de la libération  de l’esclavage.
Au cadran de l’histoire du salut du monde, l’heure est venue, comme dira S. Jean. En fait les autorités de la capitale (pouvoir religieux – Caïphe- et pouvoir politique – Ponce Pilate) vont refuser ce Galiléen en qui ils ne voient qu’un faux prophète dangereux et ils le feront crucifier.Mais SON ELEVATION SUR LA CROIX SERA SON ENLEVEMENT DANS LA GLOIRE DE DIEU.« Son enlèvement » : ce mot est unique dans les évangiles mais Luc le reprendra au début de son second livre pour désigner l’ASCENSION de Jésus au ciel (Actes des apôtres 1, 2.11.22). Jésus commence donc son pèlerinage pascal sur les chemins caillouteux de son pays mais, conscient de se heurter bientôt au refus et à la haine des hommes, il sait qu’il va monter, par la croix, dans la véritable demeure du ciel.  Jésus, l’HOMME- FILS, va être « enlevé/élevé » vers son Père (à qui il tendra les bras sur la croix) mais ainsi les humains pourront dorénavant vivre en FILS-FILLES DU PERE. Le projet que les hommes voulaient anéantir sera effectivement « accompli » ! Dieu a bien instauré son Règne sur terre.LE FILS DE L’HOMME EST AUSSI LE SERVITEUR SOUFFRANTMais la décision de prendre ce chemin est déchirante, l’horrible perspective de la croix ne peut que susciter angoisse et épouvante : aussi, dit Luc, « Jésus durcit son visage ».
Par cette expression il sous-entend que Jésus réalise la destinée du fameux Serviteur souffrant qu’avait annoncé jadis celui qu’on appelle le « 2ème Isaïe » (l’auteur des chapitres 40-55 du livre attribué au prophète) :« Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille.
Et moi je ne me suis pas cabré, je ne me suis pas rejeté en arrière.
J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats.
C’est que le Seigneur Dieu me vient en aide, je ne cède pas aux outrages ;
dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte.
Il est proche celui qui me rend juste »                   (Isaïe 50, 4-7).Plus loin Dieu, par son prophète, dira encore de ce mystérieux Serviteur :
« Voici que mon serviteur triomphera, il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême » (Isaïe 52,13)On dirait aujourd’hui : «  Jésus serra les dents ». Il entame l’ultime et terrible étape de sa mission : ses ennemis  lui enlèveront la vie, mais lui, en se donnant, enlèvera les péchés de la multitude humaine et ainsi il sera élevé dans la gloire de Dieu son Père. (Isaïe 53).NE PAS ALLUMER DES BÛCHERS MAIS EMBRASER D’AMOURIl envoya des messagers devant lui : ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : «  Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? ». Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.Pour aller de Galilée en Judée, il faut effectivement passer par la Samarie. Surpassant l’inimitié que l’on portait à ces schismatiques, Jésus veut s’adresser à eux également. On ne voit pas bien la raison de leur refus mais la leçon du texte est claire : Jésus rejette catégoriquement l’intransigeance de ses fougueux apôtres qui voulaient imiter le prophète Elie foudroyant sans merci ses adversaires (2e. Livre des Rois 1, 10-12). Le Royaume de Dieu ne s’impose pas par la force, on ne peut violenter ceux qui ne comprennent pas la signification de la montée à Jérusalem, c’est-à-dire la nécessité de donner sa vie. Jésus apportera bien le feu (« C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »- Luc 12, 49) mais ce sera « le feu de l’Esprit-Saint », la brûlure de l’amour divin offert à ceux qui acceptent d’en être consumés.
C’est l’exemple de ceux et celles qui sont enflammés par la passion de Jésus qui pourra éveiller chez l’autre le désir de brûler du même feu.3 PETITS RECITS DE VOCATION.En cours de route, un homme dit à Jésus : «  Je te suivrai partout où tu iras ». Jésus lui déclara : «  Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ».
Il dit à un autre : «  Suis-moi ». L’homme répond : «  Permets-moi d’aller d‘abord enterrer mon père ». Mais Jésus lui répliqua : «  Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le Règne de Dieu ».
Un autre encore lui dit : «  Je te suivrai, Seigneur, mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison ». Jésus lui répondit : «  Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu ».Décidément les exigences du Royaume sont radicales : tout candidat à la « suite de Jésus » doit s’attendre à des privations, des manques, des rebuffades, des sarcasmes. Il ne goûtera plus souvent des mets délicieux, ira dormir parfois le ventre creux, ne s’appuiera plus sur le mol oreiller des idées toutes faites, des douceurs spirituelles, de l’approbation de l’entourage. Tout en aimant  ses êtres les plus proches, il devra rompre avec eux, refuser de revenir en arrière, couper les fils du passé et foncer dans un avenir lourd des menaces et des haines de hommes. Mais, comme Jésus, « il durcira sa face » et il s’élancera, sûr que son « enlèvement » deviendra son « élévation ».CONCLUSIONS.A nouveau se pose la question récurrente : qui est donc ce Jésus qui impose des conditions qu’aucun rabbin n’aurait osé demander à ses disciples ?
Quelle est l’importance de faire advenir ce Royaume, tâche tellement urgente qu’elle peut forcer à manquer aux devoirs sacrés à rendre à ses défunts ?
Jésus n’entraîne pas la foule mais appelle tel ou tel individu.  Dans une armée, il faut des commandos prêts aux tâches périlleuses : au sein de l’Eglise d’aujourd’hui, qui est appelé à marcher vers les affrontements les plus dangereux ?
Quel jeune, quelle équipe, quelle paroisse discernera quand « les jours de son enlèvement sont accomplis », quand il faut perdre sa vie pour la trouver ?
Redire avec sincérité (et appréhension) : «  Seigneur, je te suivrai partout où tu iras »…sans aucune illusion mais dans l’absolue certitude que ce chemin conduit à la Vie.
&lt;/b&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><b>Vers  quelle  élévation ?</p><p>De façon énigmatique, et alors que ses prédications et ses miracles lui valaient un succès populaire toujours croissant, Jésus a annoncé à ses disciples ébahis qu’il allait beaucoup souffrir et mourir (évangile de dimanche passé). Aujourd’hui la décision est prise : Jésus se met en route vers Jérusalem où se jouera cette tragédie et il entame cette longue montée que Luc racontera en 10 chapitres (l’entrée dans la ville sera notée en 19, 45). Ce tournant d’une importance capitale est noté par Luc en des termes très solennels dont il vaudrait mieux garder la traduction littérale :</p><p>Et il arriva, quand furent accomplis les jours de son enlèvement,<br
/> que lui-même (Jésus) durcit son visage pour partir vers Jérusalem.</p><p>Tous les évangélistes ont pris soin de contrer une objection que l’on a souvent dû faire aux premiers chrétiens : «  Votre maître caressait le rêve utopiste de faire venir le Royaume de Dieu sur terre mais les autorités l’en ont empêché et son projet a échoué ». Pas du tout, explique Luc. Au contraire Jésus était tout à fait conscient de ce qu’il avait à vivre, il était décidé à obéir strictement à son Père qui avait fixé le lieu et le temps de cette manifestation. Le lieu serait le cœur de la religion, Jérusalem et son temple; et le temps serait la prochaine solennité de la Pâque, fête de la libération  de l’esclavage.<br
/> Au cadran de l’histoire du salut du monde, l’heure est venue, comme dira S. Jean. En fait les autorités de la capitale (pouvoir religieux – Caïphe- et pouvoir politique – Ponce Pilate) vont refuser ce Galiléen en qui ils ne voient qu’un faux prophète dangereux et ils le feront crucifier.</p><p>Mais SON ELEVATION SUR LA CROIX SERA SON ENLEVEMENT DANS LA GLOIRE DE DIEU.</p><p> « Son enlèvement » : ce mot est unique dans les évangiles mais Luc le reprendra au début de son second livre pour désigner l’ASCENSION de Jésus au ciel (Actes des apôtres 1, 2.11.22). Jésus commence donc son pèlerinage pascal sur les chemins caillouteux de son pays mais, conscient de se heurter bientôt au refus et à la haine des hommes, il sait qu’il va monter, par la croix, dans la véritable demeure du ciel.  Jésus, l’HOMME- FILS, va être « enlevé/élevé » vers son Père (à qui il tendra les bras sur la croix) mais ainsi les humains pourront dorénavant vivre en FILS-FILLES DU PERE. Le projet que les hommes voulaient anéantir sera effectivement « accompli » ! Dieu a bien instauré son Règne sur terre.</p><p>LE FILS DE L’HOMME EST AUSSI LE SERVITEUR SOUFFRANT</p><p>Mais la décision de prendre ce chemin est déchirante, l’horrible perspective de la croix ne peut que susciter angoisse et épouvante : aussi, dit Luc, « Jésus durcit son visage ».<br
/> Par cette expression il sous-entend que Jésus réalise la destinée du fameux Serviteur souffrant qu’avait annoncé jadis celui qu’on appelle le « 2ème Isaïe » (l’auteur des chapitres 40-55 du livre attribué au prophète) :</p><p>« Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille.<br
/> Et moi je ne me suis pas cabré, je ne me suis pas rejeté en arrière.<br
/> J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.<br
/> Je n’ai pas caché mon visage face aux outrages et aux crachats.<br
/> C’est que le Seigneur Dieu me vient en aide, je ne cède pas aux outrages ;<br
/> dès lors j’ai rendu mon visage dur comme un silex, j’ai su que je n’éprouverais pas de honte.<br
/> Il est proche celui qui me rend juste »                   (Isaïe 50, 4-7).</p><p>Plus loin Dieu, par son prophète, dira encore de ce mystérieux Serviteur :<br
/> « Voici que mon serviteur triomphera, il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême » (Isaïe 52,13)</p><p>On dirait aujourd’hui : «  Jésus serra les dents ». Il entame l’ultime et terrible étape de sa mission : ses ennemis  lui enlèveront la vie, mais lui, en se donnant, enlèvera les péchés de la multitude humaine et ainsi il sera élevé dans la gloire de Dieu son Père. (Isaïe 53).</p><p>NE PAS ALLUMER DES BÛCHERS MAIS EMBRASER D’AMOUR</p><p>Il envoya des messagers devant lui : ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : «  Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? ». Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village.</p><p>Pour aller de Galilée en Judée, il faut effectivement passer par la Samarie. Surpassant l’inimitié que l’on portait à ces schismatiques, Jésus veut s’adresser à eux également. On ne voit pas bien la raison de leur refus mais la leçon du texte est claire : Jésus rejette catégoriquement l’intransigeance de ses fougueux apôtres qui voulaient imiter le prophète Elie foudroyant sans merci ses adversaires (2e. Livre des Rois 1, 10-12). Le Royaume de Dieu ne s’impose pas par la force, on ne peut violenter ceux qui ne comprennent pas la signification de la montée à Jérusalem, c’est-à-dire la nécessité de donner sa vie. Jésus apportera bien le feu (« C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »- Luc 12, 49) mais ce sera « le feu de l’Esprit-Saint », la brûlure de l’amour divin offert à ceux qui acceptent d’en être consumés.<br
/> C’est l’exemple de ceux et celles qui sont enflammés par la passion de Jésus qui pourra éveiller chez l’autre le désir de brûler du même feu.</p><p>3 PETITS RECITS DE VOCATION.</p><p>En cours de route, un homme dit à Jésus : «  Je te suivrai partout où tu iras ». Jésus lui déclara : «  Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ».<br
/> Il dit à un autre : «  Suis-moi ». L’homme répond : «  Permets-moi d’aller d‘abord enterrer mon père ». Mais Jésus lui répliqua : «  Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le Règne de Dieu ».<br
/> Un autre encore lui dit : «  Je te suivrai, Seigneur, mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison ». Jésus lui répondit : «  Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu ».</p><p>Décidément les exigences du Royaume sont radicales : tout candidat à la « suite de Jésus » doit s’attendre à des privations, des manques, des rebuffades, des sarcasmes. Il ne goûtera plus souvent des mets délicieux, ira dormir parfois le ventre creux, ne s’appuiera plus sur le mol oreiller des idées toutes faites, des douceurs spirituelles, de l’approbation de l’entourage. Tout en aimant  ses êtres les plus proches, il devra rompre avec eux, refuser de revenir en arrière, couper les fils du passé et foncer dans un avenir lourd des menaces et des haines de hommes. Mais, comme Jésus, « il durcira sa face » et il s’élancera, sûr que son « enlèvement » deviendra son « élévation ».</p><p>CONCLUSIONS.</p><p>A nouveau se pose la question récurrente : qui est donc ce Jésus qui impose des conditions qu’aucun rabbin n’aurait osé demander à ses disciples ?<br
/> Quelle est l’importance de faire advenir ce Royaume, tâche tellement urgente qu’elle peut forcer à manquer aux devoirs sacrés à rendre à ses défunts ?<br
/> Jésus n’entraîne pas la foule mais appelle tel ou tel individu.  Dans une armée, il faut des commandos prêts aux tâches périlleuses : au sein de l’Eglise d’aujourd’hui, qui est appelé à marcher vers les affrontements les plus dangereux ?<br
/> Quel jeune, quelle équipe, quelle paroisse discernera quand « les jours de son enlèvement sont accomplis », quand il faut perdre sa vie pour la trouver ?<br
/> Redire avec sincérité (et appréhension) : «  Seigneur, je te suivrai partout où tu iras »…sans aucune illusion mais dans l’absolue certitude que ce chemin conduit à la Vie.<br
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