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> <channel><title>Commentaires sur : Baptême du Seigneur</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:08:02 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/comment-page-1/#comment-851</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Fri, 07 Jan 2011 08:32:25 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1474#comment-851</guid> <description>&lt;b&gt; de Kerit.beBaptême du Saigneur AAprès Noël, l&#039;Épiphanie, voici le Baptême de Jésus, la plénitude du mystère inépuisable de Noël ! Plus d&#039;anges, de bergers, ni d’étoile ou  de mages,  mais  des cieux qui s’ouvrentsur Jésus sortant des eaux du Jourdain. C’est là que nous est manifesté le grand secret du mystère de Jésus : solidaire des pécheurs, dont il partage toutes les détresses, Jésus est en même temps rempli de l&#039;Esprit par lequel le Père nous adopte comme ses enfants bien-aimés.Jésus, solidaire des pécheursLoin de se tenir à distance,  Jésus, - le pur, le sans péché -, se solidarise les pécheurs que nous sommes. Non qu’il soit complice du mal qui est en nous, mais il descend plus profondément que ce cancer qui nous ronge... « Il n&#039;écrasera pas le roseau froissé, il n&#039;éteindra pas la mèche qui faibli ». La douceur de sa compassion est telle que derrière le péché de chacun, il voit plus encore la souffrance qui le mine.« Il faut que s’accomplisse toute justice ». Il faut que s&#039;accomplisse l&#039;humanité qui ne peut se nier elle-même. Le salut de Dieu ne se fait pas au mépris de l&#039;humain. Il l&#039;accomplit. Il épouse ses méandres, assume son péché. Pas de déni ; pas de mépris de l&#039;humanité ni de refus de la condition humaine. Tout en l&#039;homme, même et surtout son mal, est touché par le salut de Dieu, lorsque Jésus plonge humblement dans le Jourdain.Rempli de l&#039;Esprit, Jésus fait de nous les bien-aimés du PèreMais il ya plus dans ce baptême. Il y a plus qu&#039;un mystère de partage et compassion. Il  est un mystère d&#039;illumination, de transfiguration de nos vies. Au bord du Jourdain nous est manifesté le secret le plus profond du mystère de Jésus et de chacune de nos vies. Par le baptême de Jésus, nous sommes introduits, au-delà du voile, dans l&#039;intimité de Dieu, de ce lieu inaccessible et caché où le Père murmure à son Fils : « C&#039;est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j&#039;ai mis tout mon amour. »Quand Dieu se dépouille pour s&#039;incarner dans l&#039;Enfant de Bethléem, quand il incline la tête devant Jean-Baptiste et descend dans les eaux du Jourdain, c&#039;est le mystère de Dieu, de l&#039;amour du Père, du Fils et de l&#039;Esprit, le mystère de trinitaire qui nous est révélé.Saint Cyrille d’Alexandrie (4e - 5e s.) écrit dans son commentaire de l’évangile de Jean : « Celui qui était Dieu, engendré par lui avant les siècles, le Père dit qu’il est engendré aujourd’hui ; cela signifie qu’il nous accueille en lui comme des fils adoptifs, car toute l’humanité était contenue dans le Christ en tant qu’il était homme » (Office des lectures du jeudi après l’Epiphanie).Tout engoncé que nous soyons encore dans la boue de notre mal, et l’Eglise catholique de Belgique en prend douloureusement conscience, nous sommes pourtant déjà étoilés de lumière et de grandeur par l’Esprit de nos baptêmes qui murmure au fond de notre cœur : « Abba, Père. »Du baptême à l&#039;aube de notre vie jusqu&#039;à l&#039;ultime baptême de notre Passion et de notre mort, qu’un seul mot remplisse et comble nos vies, comme celle de Jésus : « Tu es mon Enfant bien-aimé ; en toi, j&#039;ai mis tout mon amour ! »&lt;:b&gt;&lt;/:b&gt;&lt;/b&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><b> de Kerit.be</p><p>Baptême du Saigneur A</p><p>Après Noël, l&#8217;Épiphanie, voici le Baptême de Jésus, la plénitude du mystère inépuisable de Noël ! Plus d&#8217;anges, de bergers, ni d’étoile ou  de mages,  mais  des cieux qui s’ouvrentsur Jésus sortant des eaux du Jourdain. C’est là que nous est manifesté le grand secret du mystère de Jésus : solidaire des pécheurs, dont il partage toutes les détresses, Jésus est en même temps rempli de l&#8217;Esprit par lequel le Père nous adopte comme ses enfants bien-aimés.</p><p>Jésus, solidaire des pécheurs</p><p>Loin de se tenir à distance,  Jésus, &#8211; le pur, le sans péché -, se solidarise les pécheurs que nous sommes. Non qu’il soit complice du mal qui est en nous, mais il descend plus profondément que ce cancer qui nous ronge&#8230; « Il n&#8217;écrasera pas le roseau froissé, il n&#8217;éteindra pas la mèche qui faibli ». La douceur de sa compassion est telle que derrière le péché de chacun, il voit plus encore la souffrance qui le mine.</p><p>« Il faut que s’accomplisse toute justice ». Il faut que s&#8217;accomplisse l&#8217;humanité qui ne peut se nier elle-même. Le salut de Dieu ne se fait pas au mépris de l&#8217;humain. Il l&#8217;accomplit. Il épouse ses méandres, assume son péché. Pas de déni ; pas de mépris de l&#8217;humanité ni de refus de la condition humaine. Tout en l&#8217;homme, même et surtout son mal, est touché par le salut de Dieu, lorsque Jésus plonge humblement dans le Jourdain.</p><p>Rempli de l&#8217;Esprit, Jésus fait de nous les bien-aimés du Père</p><p>Mais il ya plus dans ce baptême. Il y a plus qu&#8217;un mystère de partage et compassion. Il  est un mystère d&#8217;illumination, de transfiguration de nos vies. Au bord du Jourdain nous est manifesté le secret le plus profond du mystère de Jésus et de chacune de nos vies. Par le baptême de Jésus, nous sommes introduits, au-delà du voile, dans l&#8217;intimité de Dieu, de ce lieu inaccessible et caché où le Père murmure à son Fils : « C&#8217;est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j&#8217;ai mis tout mon amour. »</p><p>Quand Dieu se dépouille pour s&#8217;incarner dans l&#8217;Enfant de Bethléem, quand il incline la tête devant Jean-Baptiste et descend dans les eaux du Jourdain, c&#8217;est le mystère de Dieu, de l&#8217;amour du Père, du Fils et de l&#8217;Esprit, le mystère de trinitaire qui nous est révélé.</p><p>Saint Cyrille d’Alexandrie (4e &#8211; 5e s.) écrit dans son commentaire de l’évangile de Jean : « Celui qui était Dieu, engendré par lui avant les siècles, le Père dit qu’il est engendré aujourd’hui ; cela signifie qu’il nous accueille en lui comme des fils adoptifs, car toute l’humanité était contenue dans le Christ en tant qu’il était homme » (Office des lectures du jeudi après l’Epiphanie).</p><p>Tout engoncé que nous soyons encore dans la boue de notre mal, et l’Eglise catholique de Belgique en prend douloureusement conscience, nous sommes pourtant déjà étoilés de lumière et de grandeur par l’Esprit de nos baptêmes qui murmure au fond de notre cœur : « Abba, Père. »</p><p>Du baptême à l&#8217;aube de notre vie jusqu&#8217;à l&#8217;ultime baptême de notre Passion et de notre mort, qu’un seul mot remplisse et comble nos vies, comme celle de Jésus : « Tu es mon Enfant bien-aimé ; en toi, j&#8217;ai mis tout mon amour ! »</p><p><:b></:b></b></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/comment-page-1/#comment-846</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Tue, 04 Jan 2011 14:12:50 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1474#comment-846</guid> <description>&lt;b&gt;Père Jean MourdonBaptême du Seigneur  -  9 janvier 2011Le Baptême du Seigneur ! Un événement qui peut surprendre :  Dieu aurait-il besoin d’être baptisé ? Avec le Christ nous découvrons non seulement sa valeur pour lui-même mais une lumière éclairant notre propre baptême si nous sommes chrétiens.Le prophète Isaïe (1ère lecture), bien avant la venue du Messie, annoncé et attendu par le peuple d’Israël, décrit le bénéficiaire de ce baptême : Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie.
Son attitude ? Il ne criera pas, ne haussera pas le ton. Il n’aura rien d’un tribun autoritaire, se présentera dans l’humilité et la pauvreté.
Son action ? Il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, prendra soin des faibles – ouvriras les yeux des aveugles, de tous ceux qui ne voient pas la vérité de Dieu ; fera sortir les captifs de leur prison, emprisonnés par leurs péchés ; de leur cachot ceux qui habitent les ténèbres, celles de l’orgueil, de la haine, du mensonge. Il rétablira mon Alliance avec le peuple, Dieu sera connu et aimé. Il sera la lumière des nations, son action débordera le peuple d’Israël. Enfin il fera paraître le jugement que j’ai prononcé … en toute fidélité, jugement de Dieu survenant à la fin du monde.
Les îles lointaines aspirent à recevoir ses instructions : la connaissance du Messie ? une action qui se perpétuera à travers toute la planète ! Voilà tracé le programme du Sauveur du monde.Dieu, bénis ton peuple, donne-lui la paix. Nous l’avons chanté avec le psaume 28. Du Messie nous attendons le don de la Paix, si nécessaire dans notre monde où croit la violence, le terrorisme. Pas de bonheur sans Dieu. Après son action : Rendez au Seigneur la gloire de son nom ; adorez le Seigneur éblouissant de sainteté ; il est roi pour toujours.Messie de Dieu Jésus est venu. Nous avons médité sur sa naissance et les premiers temps de sa jeunesse. Il a constitué son Eglise avec à sa tête Simon Pierre. Nous rejoignons celui-ci à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, donc chez un païen (2ème lecture). Et Pierre déclare : je le comprends, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; il accueille les hommes qui l’adorent et font ce qui est juste.L’Evangile (Matthieu 3, 13-17) nous restitue l’événement du Baptême de Jésus. C’est le départ de sa mission évangélisatrice. Il se présente sur les bords du Jourdain auprès de Jean pour se faire baptiser par lui. Jean ne comprend pas : c’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi. Jésus lui dit : Pour le moment laisse moi faire. Jean le baptise.
Signalons tout de suite que le baptême est un rite religieux de purification. Chez les juifs il intégrait le désir du pardon des péchés que seul Dieu peut accorder. Le baptême proclamé par Jean est un baptême de repentance à tout le peuple d’Israël (Actes 13, 24). Jésus baptisé les cieux s’ouvrirent, il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. La voix du Père se fit entendre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour.Jésus est vraiment Dieu parmi nous. Il a le pouvoir de pardonner les péchés et prend sur lui la grâce de les expier. Il le fait élevé sur la croix dans le don de sa vie et de son sang libérateur, marque de son amour infini et éternel. C’est là aussi la 2ème phase de son Baptême : Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ?(Marc 10, 38-39) dira Jésus à ses apôtres décontenancés par son annonce de mort et résurrection. Baptême de la Croix ! Par lui nous sommes sauvés. Unis à Jésus nos péchés sont pardonnés ; nous tous avons été baptisés pour ne former qu’un seul corps (1 Cor. 12,13), le Corps du Christ !De toutes les nations faites des disciples les baptisant au nom du Père, et du Fils , et du Saint Esprit. Programme d’action tracé par Jésus à son Eglise dont nous sommes les membres.
Marie, notre Mère du ciel, saura nous le faire accomplir … dans l’Amour !
&lt;:b&gt;&lt;/:b&gt;&lt;/b&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><b>Père Jean Mourdon</p><p>Baptême du Seigneur  &#8211;  9 janvier 2011</p><p>Le Baptême du Seigneur ! Un événement qui peut surprendre :  Dieu aurait-il besoin d’être baptisé ? Avec le Christ nous découvrons non seulement sa valeur pour lui-même mais une lumière éclairant notre propre baptême si nous sommes chrétiens.</p><p>Le prophète Isaïe (1ère lecture), bien avant la venue du Messie, annoncé et attendu par le peuple d’Israël, décrit le bénéficiaire de ce baptême : Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie.<br
/> Son attitude ? Il ne criera pas, ne haussera pas le ton. Il n’aura rien d’un tribun autoritaire, se présentera dans l’humilité et la pauvreté.<br
/> Son action ? Il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, prendra soin des faibles – ouvriras les yeux des aveugles, de tous ceux qui ne voient pas la vérité de Dieu ; fera sortir les captifs de leur prison, emprisonnés par leurs péchés ; de leur cachot ceux qui habitent les ténèbres, celles de l’orgueil, de la haine, du mensonge. Il rétablira mon Alliance avec le peuple, Dieu sera connu et aimé. Il sera la lumière des nations, son action débordera le peuple d’Israël. Enfin il fera paraître le jugement que j’ai prononcé … en toute fidélité, jugement de Dieu survenant à la fin du monde.<br
/> Les îles lointaines aspirent à recevoir ses instructions : la connaissance du Messie ? une action qui se perpétuera à travers toute la planète ! Voilà tracé le programme du Sauveur du monde.</p><p>Dieu, bénis ton peuple, donne-lui la paix. Nous l’avons chanté avec le psaume 28. Du Messie nous attendons le don de la Paix, si nécessaire dans notre monde où croit la violence, le terrorisme. Pas de bonheur sans Dieu. Après son action : Rendez au Seigneur la gloire de son nom ; adorez le Seigneur éblouissant de sainteté ; il est roi pour toujours.</p><p>Messie de Dieu Jésus est venu. Nous avons médité sur sa naissance et les premiers temps de sa jeunesse. Il a constitué son Eglise avec à sa tête Simon Pierre. Nous rejoignons celui-ci à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, donc chez un païen (2ème lecture). Et Pierre déclare : je le comprends, Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ; il accueille les hommes qui l’adorent et font ce qui est juste.</p><p>L’Evangile (Matthieu 3, 13-17) nous restitue l’événement du Baptême de Jésus. C’est le départ de sa mission évangélisatrice. Il se présente sur les bords du Jourdain auprès de Jean pour se faire baptiser par lui. Jean ne comprend pas : c’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi. Jésus lui dit : Pour le moment laisse moi faire. Jean le baptise.<br
/> Signalons tout de suite que le baptême est un rite religieux de purification. Chez les juifs il intégrait le désir du pardon des péchés que seul Dieu peut accorder. Le baptême proclamé par Jean est un baptême de repentance à tout le peuple d’Israël (Actes 13, 24). Jésus baptisé les cieux s’ouvrirent, il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. La voix du Père se fit entendre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour.</p><p>Jésus est vraiment Dieu parmi nous. Il a le pouvoir de pardonner les péchés et prend sur lui la grâce de les expier. Il le fait élevé sur la croix dans le don de sa vie et de son sang libérateur, marque de son amour infini et éternel. C’est là aussi la 2ème phase de son Baptême : Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire et être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ?(Marc 10, 38-39) dira Jésus à ses apôtres décontenancés par son annonce de mort et résurrection. Baptême de la Croix ! Par lui nous sommes sauvés. Unis à Jésus nos péchés sont pardonnés ; nous tous avons été baptisés pour ne former qu’un seul corps (1 Cor. 12,13), le Corps du Christ !</p><p>De toutes les nations faites des disciples les baptisant au nom du Père, et du Fils , et du Saint Esprit. Programme d’action tracé par Jésus à son Eglise dont nous sommes les membres.<br
/> Marie, notre Mère du ciel, saura nous le faire accomplir … dans l’Amour !<br
/> <:b></:b></b></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/comment-page-1/#comment-845</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Mon, 03 Jan 2011 14:34:35 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1474#comment-845</guid> <description>&lt;b&gt; Du Père RDBAPTEME DE JESUS  -  année  A  –  dimanche  9  janvier  2011  –  Evangile  de  Matthieu  3, 13-17BAPTISÉS DANS L’AMOUR DU PÈREOn doit être en l’an 28 de notre ère : depuis plus de 90 ans, les Romains occupent le pays d’Israël et oppriment durement la population qui souffre d’exactions et de grande pauvreté. La tension est forte : des partisans armés appellent à la révolte, des soulèvements éclatent et la répression est impitoyable. La violence est partout. Le Messie annoncé va-t-il enfin paraître ?...Jésus, qui a environ 33 ans, vit avec sa mère veuve dans le petit village de Nazareth en Galilée où il exerce le métier de charpentier.  Une rumeur se répand : en Judée, un prophète exhorte les gens à se préparer à la catastrophe finale en confessant leurs péchés et en acceptant le baptême dans le Jourdain. Appel inouï puisque le pardon s’obtient normalement au temple en offrant  des sacrifices. Le temps de l’Avent nous a rappelé cette activité de Jean: voici aujourd’hui la suite.      Comment va se produire la véritable « révolution » de l’humanité ?????Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain  et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : «  C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi et c’est toi qui vient à moi ? ». Mais Jésus lui répond : «  Pour le moment laisse-moi faire : c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste ». Alors Jean le laisse faire.On remarque l’embarras de tous les évangélistes qui se doivent de raconter un fait connu : Jésus, véritable Messie, FILS DE DIEU,  et donc très supérieur à Jean, a accepté son baptême !? Dieu demandait qu’il en soit ainsi, dit-il. Mais après une vague allusion au rite, Matthieu explique la profondeur réelle de l’événement qui s’est passé alors et que personne, semble-t-il, n’a remarqué.
La traduction liturgique est ici rectifiée : chaque phrase est à commenter dans sa richesse :.
Dès que Jésus fut baptisé, aussitôt il remonta de l’eau et voici que les cieux s’ouvrirent
et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe, venant sur lui ;
et voici une voix des cieux disant : « Celui-ci est mon fils bien aimé, en qui je me complais »« DÈS QUE JÉSUS FUT BAPTISÉ, AUSSITÔT IL REMONTA DE L’EAU »Jésus s’est mêlé au petit peuple et il adopte la démarche des pénitents: il s’est dévêtu, est « descendu » dans l’eau et en « remonte ». L’orgueil humain veut se grandir mais toujours s’effondre : la foi est humble (humus) et Dieu l’exalte. Le baptême est un geste qui mime le trajet pascal : descente (mort) et montée (résurrection)…et non « une bénédiction porte-bonheur » !
Rappelons-nous l’hymne célèbre que les premières communautés composeront sur ce thème :
«  Lui qui était de condition divine, il s’est dépouillé,     Il s’est fait semblable aux hommes,
Il est devenu obéissant jusqu’à la mort. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement exalté… » (Phil. 2, 6)« ET VOICI QUE LES CIEUX S’OUVRIRENT »L’image est classique pour désigner le domaine caché de Dieu. Depuis des siècles, Israël souffrait de l’interminable silence de Dieu : plus de rois, plus de prophètes, plus de voyants. L’un des derniers d’entre eux (on l’appelle le 3ème Isaïe : - 5ème siècle) suppliait Dieu de se manifester enfin :«Seigneur, regarde depuis le ciel : où sont ton zèle et ta vaillance et ta miséricorde ?   Tes tendresses sont-elles oubliées ? C’est que notre Père, c’est toi !  Pourquoi nous laisses-tu errer loin de tes chemins, pourquoi nos cœurs endurcis ?  Reviens pour notre cause ! Nos agresseurs ont écrasé ton sanctuaire.  Depuis longtemps nous sommes ceux sur qui ton Nom n’est pas appelé
AH   !  ….  SI TU DECHIRAIS LES CIEUX ET SI TU DESCENDAIS !!! »   (Isaïe 63, 14-19)
Après le désastre de la destruction de Jérusalem, l’incendie du temple (-587), la déportation, la fin de l’indépendance nationale, le prophète comprenait que pour sortir du marasme, les lois, les institutions politiques et cultuelles demeuraient impuissantes. Il ne fallait rien moins qu’une intervention directe de Dieu : « Descends ! ». Eh bien, l’impossible se réalise maintenant.« ET IL VIT L’ESPRIT DE DIEU, DESCENDANT COMME UNE COLOMBE, VENANT SUR LUI »« L’Esprit-Saint » : La « rouah » de Dieu (le mot hébreu est au féminin) désigne son inspiration, son souffle puissant, son dynamisme. Jésus n’est pas un homme qui, en ce moment, serait « adopté » par Dieu puisqu’il nous a été dit qu’il avait été engendré par l’Esprit (1, 18)a)dès le début de la Bible, l’Esprit  planait (comme un oiseau) sur le tohu bohu pour qu’il devienne un cosmos ordonné où la vie allait jaillir (Genèse 1, 2) ; ici lors du baptême, la Rouah investit Jésus de la force agissante de Dieu afin de commencer sa mission, la re-création  de l’humanité.
b) au déluge, la colombe apporta la branche d’olivier, signe de la fin de la purification (Gen 8, 11) ; Jésus est le messager de la réconciliation, il prodiguera la paix du pardon.
c) dans le Cantique des cantiques, parabole de l’amour entre Dieu et son peuple, celui-ci est appelé « ma colombe » (Cq 2, 14 ; 5, 2…) : Jésus s’assimile à son peuple et accepte de le porter, le prendre en charge.« ET VOICI UNE VOIX DES CIEUX DISANT :
«  CELUI-CI EST MON FILS BIEN AIMÉ, EN QUI JE ME COMPLAIS »La voix céleste est évidemment celle du « Père » puisqu’il s’adresse à son fils. En fait sa vocation est constituée d’une triple référence aux Ecritures :a)  « Celui-ci est mon fils » : reprend la phrase du psaume 2 où était énoncée la formule d’investiture du roi par Dieu : « Le Seigneur(Dieu) m’a dit : «  Tu es mon Fils : aujourd’hui je t’ai engendré.  Demande-moi et je te donne les nations en héritage » (Psaume 2, 7).
Par son baptême, Jésus devient bien le Roi du monde, sans autre puissance que son amour.
b)  « Bien-aimé » :    le qualificatif n’est pas si courant. Il désigne Isaac dans la scène dramatique où Abraham croyait être appelé à sacrifier son fils (Genèse 22). Jésus sera conduit au supplice par les hommes mais son Père  sauvera son Fils « chéri » de la mort.
c)« en qui je me complais » :    Au temps du long exil à Babylone, Dieu avait promis par un prophète d’envoyer son « serviteur », c.à.d. un homme parfaitement loyal qui viendrait accomplir sa volonté : libérer le peuple et apporter le droit au monde :
« Voici mon Serviteur que je soutiens, mon élu que j’ai en faveur : j’ai mis mon Esprit sur lui.  Il fera paraître le jugement pour les nations ; il ne criera pas, n’élèvera pas le ton ; il ne brisera pas le roseau ployé…Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui a créé les cieux.  Je t’ai appelé selon la justice, je t’ai destiné à être l’alliance de la multitude, à être la lumière des nations… »    (Isaïe 42, 1-8)
D’ailleurs plus tard Matthieu citera cet extrait en entier pour décrire le mode de comportement de Jésus, doux et humble de cœur, et montrer qu’ainsi il « accomplit les Ecritures » (12, 16-21)CONCLUSIONA travers ce bref récit, on voit comment Matthieu et l’Eglise primitive ont compris la personnalité unique de Jésus et le caractère unique de sa mission.
La convergence de tant de références aux Ecritures assure les chrétiens qu’ils ont raison de croire en Jésus, Messie, Fils de Dieu, fils de l’homme, roi d’amour et de paix. Ils peuvent le rejoindre dans son Eglise et témoigner de lui avec assurance.
---- Démarche très humble dans laquelle Jésus « descend », le baptême révèle en même temps sa grandeur et sa majesté. Jean Baptiste disait bien : «  Celui qui vient après moi est plus fort que moi… »(3, 11) : Jésus est « le Fils » unique, le bien-aimé, le serviteur réalisant la mission de Dieu, le roi d’Israël et de tous les peuples, celui qui apporte droit, justice et paix au monde entier.
Le baptême est son investiture, le point de départ de sa mission. Loin des fastes des palais et des armées, ce moment marque la naissance de l’humanité divinisée.NOTRE BAPTEMECommençant par le baptême de Jésus, l’évangile de Matthieu se terminera par l’appel au baptême des hommes : Jésus ressuscité dira :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ; allez donc, de toutes nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » (28, 18-20).On sait que les familles perdent peu à peu l’usage de baptiser les nouveau-nés mais du coup, le nombre de baptêmes de jeunes et d’adultes progresse sans cesse. Le rite cesse d’être une coutume religieuse et une « petite bénédiction hâtive » pour redevenir un engagement libre et décisif. Faut-il s’en plaindre ? Puissent ces néophytes introduire un souffle nouveau dans l’Eglise, nous faire reprendre conscience de l’extraordinaire grandeur du baptême qui nous configure à Jésus pour être, comme lui et avec lui, enfants du Père, humanité recréée, temples de l’Esprit, témoins de la paix dans toutes les nations.
Au seuil de l’année nouvelle, dans un monde déchiré par la violence, saurons-nous tirer les exigences pratiques de notre baptême et retrouver l’urgence de notre mission ?Jean-Paul II écrivait : « La vie entière du fidèle laïc a pour but de le porter à connaître la radicale nouveauté chrétienne qui découle du baptême, sacrement de la foi, pour qu’il puisse en vivre les obligations selon la vocation que Dieu lui a fixée »    (Les fidèles laïcs, § 10. 1988)Et Christian de Chergé, le père abbé de Thibérine, disait :«  Ce à quoi Jésus nous invite, c’est à naître. Notre identité d’homme va de naissance en naissance, de commencement en commencement.  De naissance en naissance, nous arriverons bien, nous-mêmes, à mettre au monde l’enfant de Dieu que nous sommes ; car l’Incarnation pour nous, c’est de laisser la réalité filiale de Jésus s’incarner dans notre humanité, dans mon humanité à moi….L’Eglise, c’est l’Incarnation continuée. Elle a été choisie pour continuer l’Incarnation et elle n’a que nous pour la continuer. Au jour le jour, elle ne peut compter que sur nous, pour le meilleur et au-delà du pire »
(« L’invincible espérance », éd. Bayard, 1997)
On sait que « le pire », pour lui et ses frères, est arrivé : mais lorsque « le pire » pour des baptisés est le Golgotha, don total des « bien-aimés du Père », alors ils sont « des colombes » pour la paix du monde et leur ultime naissance est éternelle.Raphaël D.   dominicain&lt;/b&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><b> Du Père RD</p><p>BAPTEME DE JESUS  &#8211;  année  A  –  dimanche  9  janvier  2011  –  Evangile  de  Matthieu  3, 13-17</p><p>BAPTISÉS DANS L’AMOUR DU PÈRE</p><p>On doit être en l’an 28 de notre ère : depuis plus de 90 ans, les Romains occupent le pays d’Israël et oppriment durement la population qui souffre d’exactions et de grande pauvreté. La tension est forte : des partisans armés appellent à la révolte, des soulèvements éclatent et la répression est impitoyable. La violence est partout. Le Messie annoncé va-t-il enfin paraître ?&#8230;Jésus, qui a environ 33 ans, vit avec sa mère veuve dans le petit village de Nazareth en Galilée où il exerce le métier de charpentier.  Une rumeur se répand : en Judée, un prophète exhorte les gens à se préparer à la catastrophe finale en confessant leurs péchés et en acceptant le baptême dans le Jourdain. Appel inouï puisque le pardon s’obtient normalement au temple en offrant  des sacrifices. Le temps de l’Avent nous a rappelé cette activité de Jean: voici aujourd’hui la suite.      Comment va se produire la véritable « révolution » de l’humanité ?????</p><p>Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain  et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : «  C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi et c’est toi qui vient à moi ? ». Mais Jésus lui répond : «  Pour le moment laisse-moi faire : c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste ». Alors Jean le laisse faire.</p><p>On remarque l’embarras de tous les évangélistes qui se doivent de raconter un fait connu : Jésus, véritable Messie, FILS DE DIEU,  et donc très supérieur à Jean, a accepté son baptême !? Dieu demandait qu’il en soit ainsi, dit-il. Mais après une vague allusion au rite, Matthieu explique la profondeur réelle de l’événement qui s’est passé alors et que personne, semble-t-il, n’a remarqué.<br
/> La traduction liturgique est ici rectifiée : chaque phrase est à commenter dans sa richesse :.<br
/> Dès que Jésus fut baptisé, aussitôt il remonta de l’eau et voici que les cieux s’ouvrirent<br
/> et il vit l’Esprit de Dieu descendant comme une colombe, venant sur lui ;<br
/> et voici une voix des cieux disant : « Celui-ci est mon fils bien aimé, en qui je me complais »</p><p>« DÈS QUE JÉSUS FUT BAPTISÉ, AUSSITÔT IL REMONTA DE L’EAU »</p><p>Jésus s’est mêlé au petit peuple et il adopte la démarche des pénitents: il s’est dévêtu, est « descendu » dans l’eau et en « remonte ». L’orgueil humain veut se grandir mais toujours s’effondre : la foi est humble (humus) et Dieu l’exalte. Le baptême est un geste qui mime le trajet pascal : descente (mort) et montée (résurrection)…et non « une bénédiction porte-bonheur » !<br
/> Rappelons-nous l’hymne célèbre que les premières communautés composeront sur ce thème :<br
/> «  Lui qui était de condition divine, il s’est dépouillé,     Il s’est fait semblable aux hommes,<br
/> Il est devenu obéissant jusqu’à la mort. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement exalté… » (Phil. 2, 6)</p><p>« ET VOICI QUE LES CIEUX S’OUVRIRENT »</p><p>L’image est classique pour désigner le domaine caché de Dieu. Depuis des siècles, Israël souffrait de l’interminable silence de Dieu : plus de rois, plus de prophètes, plus de voyants. L’un des derniers d’entre eux (on l’appelle le 3ème Isaïe : &#8211; 5ème siècle) suppliait Dieu de se manifester enfin :</p><p>«Seigneur, regarde depuis le ciel : où sont ton zèle et ta vaillance et ta miséricorde ?   Tes tendresses sont-elles oubliées ? C’est que notre Père, c’est toi !  Pourquoi nous laisses-tu errer loin de tes chemins, pourquoi nos cœurs endurcis ?  Reviens pour notre cause ! Nos agresseurs ont écrasé ton sanctuaire.  Depuis longtemps nous sommes ceux sur qui ton Nom n’est pas appelé<br
/> AH   !  ….  SI TU DECHIRAIS LES CIEUX ET SI TU DESCENDAIS !!! »   (Isaïe 63, 14-19)<br
/> Après le désastre de la destruction de Jérusalem, l’incendie du temple (-587), la déportation, la fin de l’indépendance nationale, le prophète comprenait que pour sortir du marasme, les lois, les institutions politiques et cultuelles demeuraient impuissantes. Il ne fallait rien moins qu’une intervention directe de Dieu : « Descends ! ». Eh bien, l’impossible se réalise maintenant.</p><p>« ET IL VIT L’ESPRIT DE DIEU, DESCENDANT COMME UNE COLOMBE, VENANT SUR LUI »</p><p>« L’Esprit-Saint » : La « rouah » de Dieu (le mot hébreu est au féminin) désigne son inspiration, son souffle puissant, son dynamisme. Jésus n’est pas un homme qui, en ce moment, serait « adopté » par Dieu puisqu’il nous a été dit qu’il avait été engendré par l’Esprit (1, 18)</p><p> a)dès le début de la Bible, l’Esprit  planait (comme un oiseau) sur le tohu bohu pour qu’il devienne un cosmos ordonné où la vie allait jaillir (Genèse 1, 2) ; ici lors du baptême, la Rouah investit Jésus de la force agissante de Dieu afin de commencer sa mission, la re-création  de l’humanité.<br
/> b) au déluge, la colombe apporta la branche d’olivier, signe de la fin de la purification (Gen 8, 11) ; Jésus est le messager de la réconciliation, il prodiguera la paix du pardon.<br
/> c) dans le Cantique des cantiques, parabole de l’amour entre Dieu et son peuple, celui-ci est appelé « ma colombe » (Cq 2, 14 ; 5, 2…) : Jésus s’assimile à son peuple et accepte de le porter, le prendre en charge.</p><p>« ET VOICI UNE VOIX DES CIEUX DISANT :<br
/> «  CELUI-CI EST MON FILS BIEN AIMÉ, EN QUI JE ME COMPLAIS »</p><p>La voix céleste est évidemment celle du « Père » puisqu’il s’adresse à son fils. En fait sa vocation est constituée d’une triple référence aux Ecritures :</p><p>a)  « Celui-ci est mon fils » : reprend la phrase du psaume 2 où était énoncée la formule d’investiture du roi par Dieu : « Le Seigneur(Dieu) m’a dit : «  Tu es mon Fils : aujourd’hui je t’ai engendré.  Demande-moi et je te donne les nations en héritage » (Psaume 2, 7).<br
/> Par son baptême, Jésus devient bien le Roi du monde, sans autre puissance que son amour.<br
/> b)  « Bien-aimé » :    le qualificatif n’est pas si courant. Il désigne Isaac dans la scène dramatique où Abraham croyait être appelé à sacrifier son fils (Genèse 22). Jésus sera conduit au supplice par les hommes mais son Père  sauvera son Fils « chéri » de la mort.<br
/> c)« en qui je me complais » :    Au temps du long exil à Babylone, Dieu avait promis par un prophète d’envoyer son « serviteur », c.à.d. un homme parfaitement loyal qui viendrait accomplir sa volonté : libérer le peuple et apporter le droit au monde :<br
/> « Voici mon Serviteur que je soutiens, mon élu que j’ai en faveur : j’ai mis mon Esprit sur lui.  Il fera paraître le jugement pour les nations ; il ne criera pas, n’élèvera pas le ton ; il ne brisera pas le roseau ployé…Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui a créé les cieux.  Je t’ai appelé selon la justice, je t’ai destiné à être l’alliance de la multitude, à être la lumière des nations… »    (Isaïe 42, 1-8)<br
/> D’ailleurs plus tard Matthieu citera cet extrait en entier pour décrire le mode de comportement de Jésus, doux et humble de cœur, et montrer qu’ainsi il « accomplit les Ecritures » (12, 16-21)</p><p>CONCLUSION</p><p>A travers ce bref récit, on voit comment Matthieu et l’Eglise primitive ont compris la personnalité unique de Jésus et le caractère unique de sa mission.<br
/> La convergence de tant de références aux Ecritures assure les chrétiens qu’ils ont raison de croire en Jésus, Messie, Fils de Dieu, fils de l’homme, roi d’amour et de paix. Ils peuvent le rejoindre dans son Eglise et témoigner de lui avec assurance.<br
/> &#8212;- Démarche très humble dans laquelle Jésus « descend », le baptême révèle en même temps sa grandeur et sa majesté. Jean Baptiste disait bien : «  Celui qui vient après moi est plus fort que moi… »(3, 11) : Jésus est « le Fils » unique, le bien-aimé, le serviteur réalisant la mission de Dieu, le roi d’Israël et de tous les peuples, celui qui apporte droit, justice et paix au monde entier.<br
/> Le baptême est son investiture, le point de départ de sa mission. Loin des fastes des palais et des armées, ce moment marque la naissance de l’humanité divinisée.</p><p>NOTRE BAPTEME</p><p>Commençant par le baptême de Jésus, l’évangile de Matthieu se terminera par l’appel au baptême des hommes : Jésus ressuscité dira :<br
/> « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ; allez donc, de toutes nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » (28, 18-20).</p><p>On sait que les familles perdent peu à peu l’usage de baptiser les nouveau-nés mais du coup, le nombre de baptêmes de jeunes et d’adultes progresse sans cesse. Le rite cesse d’être une coutume religieuse et une « petite bénédiction hâtive » pour redevenir un engagement libre et décisif. Faut-il s’en plaindre ? Puissent ces néophytes introduire un souffle nouveau dans l’Eglise, nous faire reprendre conscience de l’extraordinaire grandeur du baptême qui nous configure à Jésus pour être, comme lui et avec lui, enfants du Père, humanité recréée, temples de l’Esprit, témoins de la paix dans toutes les nations.<br
/> Au seuil de l’année nouvelle, dans un monde déchiré par la violence, saurons-nous tirer les exigences pratiques de notre baptême et retrouver l’urgence de notre mission ?</p><p>Jean-Paul II écrivait : « La vie entière du fidèle laïc a pour but de le porter à connaître la radicale nouveauté chrétienne qui découle du baptême, sacrement de la foi, pour qu’il puisse en vivre les obligations selon la vocation que Dieu lui a fixée »    (Les fidèles laïcs, § 10. 1988)</p><p>Et Christian de Chergé, le père abbé de Thibérine, disait :</p><p> «  Ce à quoi Jésus nous invite, c’est à naître. Notre identité d’homme va de naissance en naissance, de commencement en commencement.  De naissance en naissance, nous arriverons bien, nous-mêmes, à mettre au monde l’enfant de Dieu que nous sommes ; car l’Incarnation pour nous, c’est de laisser la réalité filiale de Jésus s’incarner dans notre humanité, dans mon humanité à moi….L’Eglise, c’est l’Incarnation continuée. Elle a été choisie pour continuer l’Incarnation et elle n’a que nous pour la continuer. Au jour le jour, elle ne peut compter que sur nous, pour le meilleur et au-delà du pire »<br
/> (« L’invincible espérance », éd. Bayard, 1997)</p><p>On sait que « le pire », pour lui et ses frères, est arrivé : mais lorsque « le pire » pour des baptisés est le Golgotha, don total des « bien-aimés du Père », alors ils sont « des colombes » pour la paix du monde et leur ultime naissance est éternelle.</p><p>Raphaël D.   dominicain</b></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : lagas</title><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/comment-page-1/#comment-840</link> <dc:creator>lagas</dc:creator> <pubDate>Fri, 31 Dec 2010 14:16:24 +0000</pubDate> <guid
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Encore merci ,amitié Noële</description> <content:encoded><![CDATA[<p>bonjour,</p><p>Je viens avec un peu de retard, vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d&#8217;année. Que l&#8217;amour que nous donne chaque jour notre Seigneur soit pour  le monde entier , notre manière de vivre. Je vous souhaite espérance sante et paix pour cette année qui va commencer.<br
/> Encore merci ,</p><p>amitié Noële</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/1474-bapteme-du-seigneur/comment-page-1/#comment-839</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Fri, 31 Dec 2010 13:01:34 +0000</pubDate> <guid
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— &quot;Le baptême de Jésus l’a plongé dans notre humanité avec tout ce qu’il y a de péché en elle.
— Le baptême chrétien nous a immergés dans sa divinité, c’est-à-dire dans l’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit.&quot;Merci,  L.J.</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Un point de vue que personne ne m&#8217;avait ainsi résumé en deux phrases si concises :<br
/> — &laquo;&nbsp;Le baptême de Jésus l’a plongé dans notre humanité avec tout ce qu’il y a de péché en elle.<br
/> — Le baptême chrétien nous a immergés dans sa divinité, c’est-à-dire dans l’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit.&nbsp;&raquo;</p><p>Merci,  L.J.</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
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