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> <channel><title>Commentaires sur : Homélie du 21ème dimanche du temps ordinaire</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/1880-1880/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org/1880-1880/</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:08:02 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Par : Kerit.be</title><link>http://dimancheprochain.org/1880-1880/comment-page-1/#comment-1129</link> <dc:creator>Kerit.be</dc:creator> <pubDate>Wed, 17 Aug 2011 16:22:47 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1880#comment-1129</guid> <description>&lt;strong&gt;Shebna, le maître du palais du roi Ézéchias, est destitué au bénéfice d&#039;Élyaqim. C’est une disgrâce comme il s&#039;en rencontre à toutes les cours de tous les époques. Ce qui doit retenir notre attention, ce sont les paroles d’investiture adressées au nouveau haut fonctionnaire : « Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s&#039;il ouvre, personne ne fermera ; s&#039;il ferme, personne n&#039;ouvrira. » Jésus, à Césarée de Philippe, reprend la même image pour confier à Pierre le pouvoir des clés : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »Plus qu’un porteur de clés, qu’un concierge religieux, Pierre est d’abord un homme clé. IL est lui-même une clé. Il a d’ailleurs vu des portes s&#039;ouvrir toutes seules devant lui, sans qu&#039;il eût à sortir un trousseau: l&#039;ange et lui, « franchirent un premier poste de garde, puis un second, et parvinrent à la porte de fer qui donne sur la ville. D&#039;elle-même, elle s&#039;ouvrit devant eux » (Actes 12, 10). Pierre doit attendre, un peu plus loin dans ce récit, qu&#039;on lui ouvre la porte : « Il frappa à la porte d&#039;entrée, et une jeune servante nommée Rhodè s&#039;avança pour répondre. Ayant bien reconnu la voix de Pierre, elle en fut si joyeuse qu&#039;au lieu d&#039;ouvrir la porte, elle rentra en courant et annonça que Pierre était là devant la porte.»  (Actes 12, 13-14.)Rien ne sert d&#039;avoir des clefs, si l&#039;on n&#039;est pas capable d&#039;ouvrir, si l&#039;on n&#039;a pas, soi-même, une certaine capacité d&#039;ouverture. Pierre est celui qui ouvre. L’Eglise doit être celle qui ouvre. Celle qui éveille les esprits à l&#039;intelligence du mystère de Dieu, les cœurs à l’accueil de la tendresse de Dieu, celle qui dégage les portes de l’espérance et du pardon. Celle qui, de ses mains fragiles, livre passage à l’illimité de l’Amour trinitaire. Passons nous-mêmes en Dieu et nous deviendrons des passeurs.« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » En confessant le Christ, Pierre invite le monde entier à entrer dans sa foi. Mais il lui faudra passer par l’épreuve de sa fragilité, pour perdre l’illusion de propre solidité. : « Moi, je ne succomberai jamais ! » (Matthieu 26, 33). Il devra, au-delà des larmes de son reniement, redire humblement son amour : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t&#039;aime » (Jean 21, 17.) Alors, et alors seulement, il saura affermir ses frères et leur ouvrir « la profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu » (2e lecture). L’abbé Pierre disait : «Lorsque nous arriverons à la fin de notre vie, on ne nous demandera pas si nous avons été croyants, mais si nous avons été crédibles»« Toi, Seigneur, qui as ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, donne-nous aujourd’hui la seule clé qui nous manque : celle qui ne verrouille pas, mais libère. Et nous ouvrirons à tous les hommes les portes du Royaume. »&lt;/strong&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Shebna, le maître du palais du roi Ézéchias, est destitué au bénéfice d&#8217;Élyaqim. C’est une disgrâce comme il s&#8217;en rencontre à toutes les cours de tous les époques. Ce qui doit retenir notre attention, ce sont les paroles d’investiture adressées au nouveau haut fonctionnaire : « Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s&#8217;il ouvre, personne ne fermera ; s&#8217;il ferme, personne n&#8217;ouvrira. » Jésus, à Césarée de Philippe, reprend la même image pour confier à Pierre le pouvoir des clés : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »</p><p>Plus qu’un porteur de clés, qu’un concierge religieux, Pierre est d’abord un homme clé. IL est lui-même une clé. Il a d’ailleurs vu des portes s&#8217;ouvrir toutes seules devant lui, sans qu&#8217;il eût à sortir un trousseau: l&#8217;ange et lui, « franchirent un premier poste de garde, puis un second, et parvinrent à la porte de fer qui donne sur la ville. D&#8217;elle-même, elle s&#8217;ouvrit devant eux » (Actes 12, 10). Pierre doit attendre, un peu plus loin dans ce récit, qu&#8217;on lui ouvre la porte : « Il frappa à la porte d&#8217;entrée, et une jeune servante nommée Rhodè s&#8217;avança pour répondre. Ayant bien reconnu la voix de Pierre, elle en fut si joyeuse qu&#8217;au lieu d&#8217;ouvrir la porte, elle rentra en courant et annonça que Pierre était là devant la porte.»  (Actes 12, 13-14.)</p><p>Rien ne sert d&#8217;avoir des clefs, si l&#8217;on n&#8217;est pas capable d&#8217;ouvrir, si l&#8217;on n&#8217;a pas, soi-même, une certaine capacité d&#8217;ouverture. Pierre est celui qui ouvre. L’Eglise doit être celle qui ouvre. Celle qui éveille les esprits à l&#8217;intelligence du mystère de Dieu, les cœurs à l’accueil de la tendresse de Dieu, celle qui dégage les portes de l’espérance et du pardon. Celle qui, de ses mains fragiles, livre passage à l’illimité de l’Amour trinitaire. Passons nous-mêmes en Dieu et nous deviendrons des passeurs.</p><p>« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » En confessant le Christ, Pierre invite le monde entier à entrer dans sa foi. Mais il lui faudra passer par l’épreuve de sa fragilité, pour perdre l’illusion de propre solidité. : « Moi, je ne succomberai jamais ! » (Matthieu 26, 33). Il devra, au-delà des larmes de son reniement, redire humblement son amour : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t&#8217;aime » (Jean 21, 17.) Alors, et alors seulement, il saura affermir ses frères et leur ouvrir « la profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu » (2e lecture). L’abbé Pierre disait : «Lorsque nous arriverons à la fin de notre vie, on ne nous demandera pas si nous avons été croyants, mais si nous avons été crédibles»</p><p>« Toi, Seigneur, qui as ouvert les yeux des aveugles et les oreilles des sourds, donne-nous aujourd’hui la seule clé qui nous manque : celle qui ne verrouille pas, mais libère. Et nous ouvrirons à tous les hommes les portes du Royaume. »</strong></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Père Jean Mourdon</title><link>http://dimancheprochain.org/1880-1880/comment-page-1/#comment-1126</link> <dc:creator>Père Jean Mourdon</dc:creator> <pubDate>Tue, 16 Aug 2011 06:55:39 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1880#comment-1126</guid> <description>&lt;strong&gt;Nous sommes au courant. Aujourd’hui, à Madrid en Espagne, notre Pape Benoît XVI célèbre l’Eucharistie en présence d’une foule impressionnante dont la majorité est formée de jeunes venus de nombreuses nations pour le rassemblement des J.M.J. Ces JMJ ont été créées, inaugurées et lancées par un autre Pape, Jean Paul II, qui a su leur donner un éclat particulier, auquel les jeunes, non seulement chrétiens, ont participé avec enthousiasme. C’est un évènement de l’Eglise catholique et sa réussite se vit avec la présence du Pape qui s’y montre « pasteur du troupeau », comme gouverneur de l’Eglise.Ce jour c’est justement aussi avec le Pape, le premier institué par Jésus Christ, que l’Evangile (Mtt. 16, 13-20) nous redonne un épisode de la vie de Jésus, celui où il interroge ses disciples sur ce qu’on pense de lui : « le Fils de l’Homme, qui est-il ? » Jean Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes ! « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Simon-Pierre répond : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Choisi déjà par Jésus pour porter le nom de Pierre (Jean 1, 42) il le confirme en quelque sorte : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise », une Eglise que la mort n’atteindra pas et dont Pierre, en recevant « les clefs du Royaume des cieux » portera les clefs dans l’Eglise destinée à conduire l’humanité au Royaume de Dieu.Comment ne pas nous interroger nous-mêmes sur la valeur du ministère de Pierre ?En 1ère lecture le prophète Isaïe rapporte la « Parole du Seigneur » : il va chasser le gouverneur Shebna pour le remplacer par Eliakim  qui sera « un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda ». Il « recevra « la clef de la maison de David », se chargeant d’ouvrir et de fermer. Il sera stable et « comme un trône de gloire pour la maison de son père ». Tout cela est à décrypter en vue du futur Messie, mais n’y aurait-il pas également une application à Simon-Pierre et à tous ceux qui tiendront les clefs du Royaume des cieux ? la stabilité du ministère papal et sa fonction de veiller sur l’authenticité de la foi au Seigneur ?St Paul (2ème lecture) relève : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! » avec des « décisions insondables », des « chemins impénétrables ». S’ils ne sont pas les seuls à éclairer la Parole de Dieu, il est aisé de reconnaître la part considérable et souvent lumineuse des encycliques des Papes et des commentaires concernant foi et raison. Jean Paul II et Benoît XVI, tout près de nous, en sont de vivants exemples.« Toi, le Dieu fidèle, poursuis ton œuvre d’amour » nous a fait chanter le Psaume. « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce », pour « ton amour et ta vérité » ; « tu fis grandir en mon âme la force ». Il le fait par Jésus, individuellement, et pour l’Eglise en son ensemble. « Tout est de lui, et par lui, et pour lui ». C’est le devenir d’un monde nouveau !Entrons dans ce chemin d’amour que nous trace le Seigneur. Laissons pénétrer en nos cœurs l’Esprit d’amour. Vivons-en tout particulièrement pour aimer en vérité les pauvres, les petits, les malades, les souffrants de solitude, de sans emploi, les séparés, les prisonniers. Que se lèvent nombreux et généreux parmi ces jeunes des JMJ des artisans de paix, de vérité, d’unité, des disciples tout donnés à Jésus et son Evangile.
Marie saura nous en obtenir … si nous la prions avec foi !&lt;/strong&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous sommes au courant. Aujourd’hui, à Madrid en Espagne, notre Pape Benoît XVI célèbre l’Eucharistie en présence d’une foule impressionnante dont la majorité est formée de jeunes venus de nombreuses nations pour le rassemblement des J.M.J. Ces JMJ ont été créées, inaugurées et lancées par un autre Pape, Jean Paul II, qui a su leur donner un éclat particulier, auquel les jeunes, non seulement chrétiens, ont participé avec enthousiasme. C’est un évènement de l’Eglise catholique et sa réussite se vit avec la présence du Pape qui s’y montre « pasteur du troupeau », comme gouverneur de l’Eglise.</p><p>Ce jour c’est justement aussi avec le Pape, le premier institué par Jésus Christ, que l’Evangile (Mtt. 16, 13-20) nous redonne un épisode de la vie de Jésus, celui où il interroge ses disciples sur ce qu’on pense de lui : « le Fils de l’Homme, qui est-il ? » Jean Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes ! « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Simon-Pierre répond : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Choisi déjà par Jésus pour porter le nom de Pierre (Jean 1, 42) il le confirme en quelque sorte : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise », une Eglise que la mort n’atteindra pas et dont Pierre, en recevant « les clefs du Royaume des cieux » portera les clefs dans l’Eglise destinée à conduire l’humanité au Royaume de Dieu.</p><p>Comment ne pas nous interroger nous-mêmes sur la valeur du ministère de Pierre ?</p><p>En 1ère lecture le prophète Isaïe rapporte la « Parole du Seigneur » : il va chasser le gouverneur Shebna pour le remplacer par Eliakim  qui sera « un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda ». Il « recevra « la clef de la maison de David », se chargeant d’ouvrir et de fermer. Il sera stable et « comme un trône de gloire pour la maison de son père ». Tout cela est à décrypter en vue du futur Messie, mais n’y aurait-il pas également une application à Simon-Pierre et à tous ceux qui tiendront les clefs du Royaume des cieux ? la stabilité du ministère papal et sa fonction de veiller sur l’authenticité de la foi au Seigneur ?</p><p>St Paul (2ème lecture) relève : « Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! » avec des « décisions insondables », des « chemins impénétrables ». S’ils ne sont pas les seuls à éclairer la Parole de Dieu, il est aisé de reconnaître la part considérable et souvent lumineuse des encycliques des Papes et des commentaires concernant foi et raison. Jean Paul II et Benoît XVI, tout près de nous, en sont de vivants exemples.</p><p>« Toi, le Dieu fidèle, poursuis ton œuvre d’amour » nous a fait chanter le Psaume. « De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce », pour « ton amour et ta vérité » ; « tu fis grandir en mon âme la force ». Il le fait par Jésus, individuellement, et pour l’Eglise en son ensemble. « Tout est de lui, et par lui, et pour lui ». C’est le devenir d’un monde nouveau !</p><p>Entrons dans ce chemin d’amour que nous trace le Seigneur. Laissons pénétrer en nos cœurs l’Esprit d’amour. Vivons-en tout particulièrement pour aimer en vérité les pauvres, les petits, les malades, les souffrants de solitude, de sans emploi, les séparés, les prisonniers. Que se lèvent nombreux et généreux parmi ces jeunes des JMJ des artisans de paix, de vérité, d’unité, des disciples tout donnés à Jésus et son Evangile.</p><p> Marie saura nous en obtenir … si nous la prions avec foi !</strong></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Père Rapaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/1880-1880/comment-page-1/#comment-1125</link> <dc:creator>Père Rapaël D</dc:creator> <pubDate>Tue, 16 Aug 2011 05:59:38 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1880#comment-1125</guid> <description>&lt;strong&gt;L’EGLISE  QUE  JESUS  BÂTIT  SUR  PIERRELa scène de ce jour marque, dit-on habituellement, le milieu du récit de l’évangile de Matthieu (et aussi de Marc et Luc). Depuis longtemps déjà, Jésus circule en proclamant que Dieu va venir établir son règne et qu’il faut donc tout de suite se convertir. Les Béatitudes et le Sermon sur la montagne ont précisé en quoi consistait ce changement de vie qui permet d’entrer dans ce mystérieux Royaume.
Après son passage en Phénicie et la rencontre de la Cananéenne, Jésus entreprend un nouveau voyage, cette fois vers le nord, dans une jolie région verdoyante, aux pieds du massif de l’Hermon, là où jaillissent les diverses sources du fleuve Jourdain.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe.
Depuis plusieurs années, le roi Philippe (un des fils d’Hérode) y avait entrepris de construire une grande ville qu’il dénomma Césarée en l’honneur de l’empereur romain Tibère. Jésus et les siens y découvrent à nouveau les splendeurs de la civilisation dite gréco-romaine: édifices magnifiques, statues aux dieux et déesses, stades, théâtres, gymnases, réseau routier, commerce florissant (la ville est un carrefour sur la route Tyr-Damas). Quelle beauté ! Quelle richesse ! Quel luxe !
Et il demandait à ses disciples: “ Le fils de l’homme, qui est-il d’après les gens ?”. Ils répondirent: “ Pour les uns, il est Jean-Baptiste; pour d’autres Elie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes”. “Et vous, dit Jésus, que dites-vous ? pour vous qui suis-je ?”Jésus se donne souvent ce nom ambigu qui peut simplement désigner un homme plein de faiblesse (Ez 2, 1), mais aussi le Juge glorieux de la fin des temps “dont la royauté ne passera pas et ne sera jamais détruite” (Daniel 7, 13) . Qui donc est-il vraiment ce jeune paysan galiléen ? Annonciateur du Royaume et guérisseur stupéfiant, était-il le Messie promis par les Ecritures ? Offrant le pardon des péchés, enfraignant les règles du shabbat, auteur de prodiges bizarres, n’était-il pas au contraire possédé du diable, comme l’affirmaient les pharisiens (9, 34) ? Même ses disciples s’interrogeaient à son sujet et le pauvre Jean-Baptiste en était venu à douter de lui ! Que dit-on dans les villages ? Que Jésus serait un “prophète”, un nouvel envoyé de Dieu dans la ligne des anciens prophètes: quelqu’un qui vient rappeler les volontés de Dieu. Réponse insuffisante.
D’ailleurs, à propos de Jésus, on ne peut se contenter de rapporter des opinions (“ mes parents m’ont appris…Mr le curé affirme que…”). Chacun doit réfléchir, parvenir à une idée personnelle et l’exprimer en public. Car l’identité de Jésus touche l’identité de tout homme.LA CONFESSION DE PIERREEn parcourant son évangile, on voit que Matthieu tient, plus que les autres, à souligner la fonction de Pierre: ici il ajoute un dialogue…qui pose beaucoup de problèmes !!
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: “ Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant” .
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: “ Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux”.Marc et Luc font seulement dire à Pierre: “ Tu es le Christ de Dieu” – en hébreu le Messie, càd. beaucoup plus qu’un prophète comme les autres. Mais l’évangile n’est pas un compte-rendu précis, un livre d’histoire au sens moderne de restitution aussi exacte que possible du passé. Matthieu veut marquer fortement la place et la fonction de Pierre: aussi lui attribue-t-il déjà, comme par anticipation, la confession d’après Pâques: Jésus est ressuscité. On ne peut se contenter de voir en lui le Messie: il a avec Dieu une relation spéciale, unique, il est son Fils et il s’adresse à lui comme “MON PERE”.
Cette profession de foi ne peut être le résultat d’un raisonnement humain: il s’agit d’une “apocalypse”, d’une révélation par Dieu lui-même et qui comble l’homme de bonheur. Jésus s’était exlamé: “Je te loue, Père, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits” (11, 25).
Dieu n’est pas un despote arbitraire et il n’offre pas à certains des privilèges qu’il accorde à d’autres: sa parole est dite à tous, mais de fait les spécialistes des lois, ceux qui réduisent la religion à des règlements ne parviennent pas à comprendre. Dieu fait homme ? Impossible ! Par contre les gens simples, eux, accueillent la Parole et ils se rendent bien compte qu’ils n’ont pas inventé ni mérité cette conviction, qu’elle n’est pas le fruit de leurs efforts intellectuels ou moraux. C’est un don. La foi est grâce.JESUS VA FAIRE SON EGLISE
Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise;
et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux”.Simple pêcheur sur le lac de Galilée, du nom de Simon, il avait été appelé le premier par Jésus qui l’avait placé en tête de la liste des 12 Apôtres (4, 18; 10, 2), le dénommant Pierre - en hébreu KEPHAS (ce qui est très proche de CAÏPHE, le grand prêtre qui condamnera Jésus).
Et Jésus dévoile son projet qui, curieusement,  n’est dit qu’ici dans les 4 évangiles: “Bâtir mon Eglise”. Dans l’Ancien Testament, YHWH, par le don de sa Loi, avait voulu faire du peuple d’Israël une ASSEMBLEE : qahal, en hébreu, traduit en grec par “synagoguè” – synagogue. Les premiers chrétiens, eux, adoptèrent l’autre mot grec pour réunion: EKKLESIA – en français EGLISE- (ek-kaleo: appeler hors de).
Au contraire des rois tout fiers de construire, à leur nom, des cités de marbre et de pierres inéluctablement promises à la destruction, Jésus affirme qu’il va édifier une communauté faite de fils et de filles d’homme. A partir du premier, Simon, les membres seront “des pierres vivantes” qui, assemblées et unies dans leurs différences ethniques et culturelles, s’élèveront dans une EGLISE qui non seulement narguera l’usure des temps mais dans laquelle la mort sera vaincue. En effet, par la foi au Ressuscité, les croyants “seront appelés hors de” l’abîme de la mort: l’Eglise de Jésus ne se compose que de Vivants pour toujours. C’est là l’oeuvre de Jésus: c’est lui, lui seul, qui bâtit, édifie: nous, les croyants, il nous suffit – mais quel dur labeur ! -  d’écouter la Parole, de nous laisser “ajuster” ensemble afin de laisser se développer l’Eglise, “Corps du Christ”.
Les scribes juifs du temps étaient chargés d’interpréter les lois, d’enseigner ce qui était permis et défendu: on appelait cela “le pouvoir des clefs” mais ce système rigide et légaliste écrasait sous le poids des observances (23, 13).  Désormais Pierre – sur base de sa confession de foi, et non par arbitraire - décidera de l’interprétation autorisée: elle sera avalisée dans le Royaume. Mais qu’il n’accumule pas les prescriptions ! Qu’il n’empêche pas les gens d’entrer ! Selon Jn 20, 23, ce pouvoir est celui du pardon des péchés.CONSIGNE DE SILENCEJésus poursuit en s’adressant à tout le groupe:
Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie.Le peuple attendant toujours des interventions divines fulgurantes, l’écrasement des ennemis, l’indépendance nationale, le bonheur pour tous, il valait mieux ne pas répandre cette révélation qui prêtait à des méprises dangereuses (Messie guerrier; insurrection armée).
Jésus en effet va proposer une voie messianique totalement inattendue et scandaleuse: le passage par la croix – ce sera la suite de l’épisode dimanche prochain.CONCLUSIONChrétiens, nous aussi, nous vivons au sein d’un nouveau monde aux découvertes extraordinaires: quelle beauté ! quelle puissance !…Mais la question reste posée: que dit-on de Jésus ? Osons-nous exprimer notre conviction ? Ou soupçonnons-nous que la modernité éteint la foi ?Cet évangile important nous place devant un des gros problèmes oecuméniques. Le pape est-il le successeur de Pierre, avec les pouvoirs donnés – position des catholiques - ? Ou la parole de Jésus s’adressait-elle à Pierre uniquement - position des Réformateurs- ? Hélas en effet, Pierre (de fondation) est devenu pape, “pierre d’achoppement”.  Jean-Paul II avait demandé pardon pour les abus de la papauté et appelé au dialogue avec tous les frères chrétiens (cf. ci-dessous)Quel est le rapport entre “Royaume de Dieu” et “Eglise de Jésus” ?Lire le magnifique passage de la 1ère lettre de Pierre 2, 4-10Raphaël D&lt;/strong&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’EGLISE  QUE  JESUS  BÂTIT  SUR  PIERRE</p><p>La scène de ce jour marque, dit-on habituellement, le milieu du récit de l’évangile de Matthieu (et aussi de Marc et Luc). Depuis longtemps déjà, Jésus circule en proclamant que Dieu va venir établir son règne et qu’il faut donc tout de suite se convertir. Les Béatitudes et le Sermon sur la montagne ont précisé en quoi consistait ce changement de vie qui permet d’entrer dans ce mystérieux Royaume.<br
/> Après son passage en Phénicie et la rencontre de la Cananéenne, Jésus entreprend un nouveau voyage, cette fois vers le nord, dans une jolie région verdoyante, aux pieds du massif de l’Hermon, là où jaillissent les diverses sources du fleuve Jourdain.<br
/> Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe.<br
/> Depuis plusieurs années, le roi Philippe (un des fils d’Hérode) y avait entrepris de construire une grande ville qu’il dénomma Césarée en l’honneur de l’empereur romain Tibère. Jésus et les siens y découvrent à nouveau les splendeurs de la civilisation dite gréco-romaine: édifices magnifiques, statues aux dieux et déesses, stades, théâtres, gymnases, réseau routier, commerce florissant (la ville est un carrefour sur la route Tyr-Damas). Quelle beauté ! Quelle richesse ! Quel luxe !<br
/> Et il demandait à ses disciples: “ Le fils de l’homme, qui est-il d’après les gens ?”. Ils répondirent: “ Pour les uns, il est Jean-Baptiste; pour d’autres Elie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes”. “Et vous, dit Jésus, que dites-vous ? pour vous qui suis-je ?”</p><p>Jésus se donne souvent ce nom ambigu qui peut simplement désigner un homme plein de faiblesse (Ez 2, 1), mais aussi le Juge glorieux de la fin des temps “dont la royauté ne passera pas et ne sera jamais détruite” (Daniel 7, 13) . Qui donc est-il vraiment ce jeune paysan galiléen ? Annonciateur du Royaume et guérisseur stupéfiant, était-il le Messie promis par les Ecritures ? Offrant le pardon des péchés, enfraignant les règles du shabbat, auteur de prodiges bizarres, n’était-il pas au contraire possédé du diable, comme l’affirmaient les pharisiens (9, 34) ? Même ses disciples s’interrogeaient à son sujet et le pauvre Jean-Baptiste en était venu à douter de lui ! Que dit-on dans les villages ? Que Jésus serait un “prophète”, un nouvel envoyé de Dieu dans la ligne des anciens prophètes: quelqu’un qui vient rappeler les volontés de Dieu. Réponse insuffisante.<br
/> D’ailleurs, à propos de Jésus, on ne peut se contenter de rapporter des opinions (“ mes parents m’ont appris…Mr le curé affirme que…”). Chacun doit réfléchir, parvenir à une idée personnelle et l’exprimer en public. Car l’identité de Jésus touche l’identité de tout homme.</p><p>LA CONFESSION DE PIERRE</p><p>En parcourant son évangile, on voit que Matthieu tient, plus que les autres, à souligner la fonction de Pierre: ici il ajoute un dialogue…qui pose beaucoup de problèmes !!<br
/> Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: “ Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant” .<br
/> Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: “ Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas: ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux”.</p><p>Marc et Luc font seulement dire à Pierre: “ Tu es le Christ de Dieu” – en hébreu le Messie, càd. beaucoup plus qu’un prophète comme les autres. Mais l’évangile n’est pas un compte-rendu précis, un livre d’histoire au sens moderne de restitution aussi exacte que possible du passé. Matthieu veut marquer fortement la place et la fonction de Pierre: aussi lui attribue-t-il déjà, comme par anticipation, la confession d’après Pâques: Jésus est ressuscité. On ne peut se contenter de voir en lui le Messie: il a avec Dieu une relation spéciale, unique, il est son Fils et il s’adresse à lui comme “MON PERE”.<br
/> Cette profession de foi ne peut être le résultat d’un raisonnement humain: il s’agit d’une “apocalypse”, d’une révélation par Dieu lui-même et qui comble l’homme de bonheur. Jésus s’était exlamé: “Je te loue, Père, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits” (11, 25).<br
/> Dieu n’est pas un despote arbitraire et il n’offre pas à certains des privilèges qu’il accorde à d’autres: sa parole est dite à tous, mais de fait les spécialistes des lois, ceux qui réduisent la religion à des règlements ne parviennent pas à comprendre. Dieu fait homme ? Impossible ! Par contre les gens simples, eux, accueillent la Parole et ils se rendent bien compte qu’ils n’ont pas inventé ni mérité cette conviction, qu’elle n’est pas le fruit de leurs efforts intellectuels ou moraux. C’est un don. La foi est grâce.</p><p>JESUS VA FAIRE SON EGLISE<br
/> Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise;<br
/> et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle.<br
/> Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux”.</p><p>Simple pêcheur sur le lac de Galilée, du nom de Simon, il avait été appelé le premier par Jésus qui l’avait placé en tête de la liste des 12 Apôtres (4, 18; 10, 2), le dénommant Pierre &#8211; en hébreu KEPHAS (ce qui est très proche de CAÏPHE, le grand prêtre qui condamnera Jésus).<br
/> Et Jésus dévoile son projet qui, curieusement,  n’est dit qu’ici dans les 4 évangiles: “Bâtir mon Eglise”. Dans l’Ancien Testament, YHWH, par le don de sa Loi, avait voulu faire du peuple d’Israël une ASSEMBLEE : qahal, en hébreu, traduit en grec par “synagoguè” – synagogue. Les premiers chrétiens, eux, adoptèrent l’autre mot grec pour réunion: EKKLESIA – en français EGLISE- (ek-kaleo: appeler hors de).<br
/> Au contraire des rois tout fiers de construire, à leur nom, des cités de marbre et de pierres inéluctablement promises à la destruction, Jésus affirme qu’il va édifier une communauté faite de fils et de filles d’homme. A partir du premier, Simon, les membres seront “des pierres vivantes” qui, assemblées et unies dans leurs différences ethniques et culturelles, s’élèveront dans une EGLISE qui non seulement narguera l’usure des temps mais dans laquelle la mort sera vaincue. En effet, par la foi au Ressuscité, les croyants “seront appelés hors de” l’abîme de la mort: l’Eglise de Jésus ne se compose que de Vivants pour toujours. C’est là l’oeuvre de Jésus: c’est lui, lui seul, qui bâtit, édifie: nous, les croyants, il nous suffit – mais quel dur labeur ! &#8211;  d’écouter la Parole, de nous laisser “ajuster” ensemble afin de laisser se développer l’Eglise, “Corps du Christ”.<br
/> Les scribes juifs du temps étaient chargés d’interpréter les lois, d’enseigner ce qui était permis et défendu: on appelait cela “le pouvoir des clefs” mais ce système rigide et légaliste écrasait sous le poids des observances (23, 13).  Désormais Pierre – sur base de sa confession de foi, et non par arbitraire &#8211; décidera de l’interprétation autorisée: elle sera avalisée dans le Royaume. Mais qu’il n’accumule pas les prescriptions ! Qu’il n’empêche pas les gens d’entrer ! Selon Jn 20, 23, ce pouvoir est celui du pardon des péchés.</p><p>CONSIGNE DE SILENCE</p><p>Jésus poursuit en s’adressant à tout le groupe:<br
/> Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Messie.</p><p>Le peuple attendant toujours des interventions divines fulgurantes, l’écrasement des ennemis, l’indépendance nationale, le bonheur pour tous, il valait mieux ne pas répandre cette révélation qui prêtait à des méprises dangereuses (Messie guerrier; insurrection armée).<br
/> Jésus en effet va proposer une voie messianique totalement inattendue et scandaleuse: le passage par la croix – ce sera la suite de l’épisode dimanche prochain.</p><p>CONCLUSION</p><p>Chrétiens, nous aussi, nous vivons au sein d’un nouveau monde aux découvertes extraordinaires: quelle beauté ! quelle puissance !…Mais la question reste posée: que dit-on de Jésus ? Osons-nous exprimer notre conviction ? Ou soupçonnons-nous que la modernité éteint la foi ?</p><p>Cet évangile important nous place devant un des gros problèmes oecuméniques. Le pape est-il le successeur de Pierre, avec les pouvoirs donnés – position des catholiques &#8211; ? Ou la parole de Jésus s’adressait-elle à Pierre uniquement &#8211; position des Réformateurs- ? Hélas en effet, Pierre (de fondation) est devenu pape, “pierre d’achoppement”.  Jean-Paul II avait demandé pardon pour les abus de la papauté et appelé au dialogue avec tous les frères chrétiens (cf. ci-dessous)</p><p>Quel est le rapport entre “Royaume de Dieu” et “Eglise de Jésus” ?</p><p>Lire le magnifique passage de la 1ère lettre de Pierre 2, 4-10</p><p>Raphaël D</strong></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : père jean ndolo mobenza, capucin</title><link>http://dimancheprochain.org/1880-1880/comment-page-1/#comment-1124</link> <dc:creator>père jean ndolo mobenza, capucin</dc:creator> <pubDate>Sun, 14 Aug 2011 20:09:47 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1880#comment-1124</guid> <description>Bonjour Père Jean, quand je lis vos textes, je suis toujours satisfait à double niveau: d&#039;abord pour moi-même, ils répondent à mes interrogations, préoccupations..; puis ils m&#039;inspirent pour la préparation de ma propre homélie du dimanche. Je vous en remercie et prie Dieu qu&#039;il vous accorde santé et continue de vous inspirer</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Père Jean, quand je lis vos textes, je suis toujours satisfait à double niveau: d&#8217;abord pour moi-même, ils répondent à mes interrogations, préoccupations..; puis ils m&#8217;inspirent pour la préparation de ma propre homélie du dimanche. Je vous en remercie et prie Dieu qu&#8217;il vous accorde santé et continue de vous inspirer</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
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