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> <channel><title>Commentaires sur : Homélie du 31ème dimanche du temps ordinaire</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/2111-homelie-du-31eme-dimanche-du-temps-ordinaire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org/2111-homelie-du-31eme-dimanche-du-temps-ordinaire/</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 10:08:02 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Par : Serge T</title><link>http://dimancheprochain.org/2111-homelie-du-31eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1223</link> <dc:creator>Serge T</dc:creator> <pubDate>Tue, 25 Oct 2011 02:38:47 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2111#comment-1223</guid> <description>&lt;strong&gt;Bonjour,&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Je partage avec vous l&#039;homélie que j&#039;ai préparée pour le dimanche prochain....&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire, année A, 2011&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard ambitieux » (Ps. 130)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&#160;&lt;strong&gt;Humble pour servir&lt;/strong&gt;En méditant au présent les textes de ce dimanche, c’est l’attitude humble du psalmiste qui m’interpelle. Le Seigneur nous appelle, nous Église, et surtout nous serviteurs et servantes de/dans cette Église d’aujourd’hui, à une certaine humilité pour mieux accomplir notre charge.
Dans la première lecture, entre autres reproches, le prophète constate que les prêtres se sont « écartés » de Dieu et sont devenus pour le peuple une « occasion de chute », un scandale, en « pervertissant » l’Alliance qui aurait dû être l’objet de fidélité. De cette situation, résulte l’« avertissement » assez direct et peut-être un peu sévère de Malachie aux prêtres&#160;: « Si vous …». Remarquez que ces menaces sont au conditionnel. C’est donc dire qu’il y a encore possibilité de se convertir et d’éviter la catastrophe. Pourquoi ne pas donc espérer?
&#160;&lt;strong&gt;Avec un peuple solidaire&lt;/strong&gt;Devant cet appel lancé aux prêtres de se convertir, le prophète fait intervenir la solidarité du peuple : « Et nous le peuple….? » C’est au nom de cette même solidarité que le Christ rappelle à ses disciples qu’ils n’ont qu’un seul Père, Celui du Ciel. Jésus met en effet en garde contre d’éventuelles dérives possibles de la part de ses serviteurs.
En fait, à y voir de près, la mission du prêtre n’est réussie qu’au milieu du peuple. La fierté du prêtre est aussi celle du peuple, de même que sa honte. Le peuple est donc aussi appelé à l’humilité et à l’écoute de son Dieu. Dans la deuxième lecture, Paul va justement nous donner l’exemple d’un messager solidaire de son peuple&#160;: « Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l&#039;Évangile de Dieu, &lt;strong&gt;mais tout ce que nous sommes&lt;/strong&gt;, car vous nous êtes devenus très chers. » Et si nous voyions nos prêtres ainsi?
&#160;&lt;strong&gt;Une Parole qui transcende messager et destinataire&lt;/strong&gt;Jésus prend bien soin, dans l’évangile, de prévenir les disciples&#160;: même si le messager (le scribe, le pharisien, l’apôtre, le prêtre) ne vit pas ce qu’il enseigne, ce n’est pas une raison pour ne pas écouter et suivre la vérité de sa parole. Certes, notre monde a besoin de maîtres qui enseignent par leurs actes; mais la Parole de Dieu dépasse et transcende celui qui la porte; et c’est cette parole qui doit d’abord préoccuper l’auditeur.
Paul félicite d’ailleurs les Thessaloniciens pour leur accueil de la Parole de Dieu&#160;: « Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l&#039;avez accueillie pour ce qu&#039;elle est réellement : non pas une parole d&#039;hommes, mais la parole de Dieu qui est à l&#039;œuvre en vous, les croyants. » Que faisons-nous de la Parole de Dieu?
&#160;&lt;strong&gt;Que faire?&lt;/strong&gt;Devant les lectures de ce dimanche, on peut bien être tenté de se décourager, ou pire de vouloir y trouver des raisons de critiquer nos prêtres, évêques et autres serviteurs de l’Évangile. L’actualité ne nous en fournit-elle pas plein de preuves dans la multitude de scandales où l’Église, à tort ou à raison, à travers surtout ses ministres ordonnés, serait impliquée? L’occasion est sans doute bonne pour se lancer dans les attaques! Mais ce n’est pas du tout l’intention des auteurs sacrés.
Les textes de ce dimanche nous appellent plutôt à « resserrer les rangs »&#160;: nous faire plus solidaires de notre Église et de nos ministres sacrés; écouter avec foi la Parole qu’ils nous enseignent; et surtout priez pour nos prêtres afin que chacun d’eux se rappelle et vive toujours ce qui lui était dit à son ordination diaconale quand il recevait l’Évangéliaire&#160;: « Recevez l’Évangile du Christ que vous avez la mission d&#039;annoncer. Soyez attentifs à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné ».
Amen.
&#160;
Abbé Serge Danialou TIDJANI, Ph.D. JCD.</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bonjour,</strong><br
/> <strong>Je partage avec vous l&#8217;homélie que j&#8217;ai préparée pour le dimanche prochain&#8230;.</strong><br
/> <strong>Homélie pour le 31e dimanche du temps ordinaire, année A, 2011</strong><br
/> <strong><em>« Seigneur, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard ambitieux » (Ps. 130)</em></strong><br
/> &nbsp;</p><p> <strong>Humble pour servir</strong></p><p>En méditant au présent les textes de ce dimanche, c’est l’attitude humble du psalmiste qui m’interpelle. Le Seigneur nous appelle, nous Église, et surtout nous serviteurs et servantes de/dans cette Église d’aujourd’hui, à une certaine humilité pour mieux accomplir notre charge.<br
/> Dans la première lecture, entre autres reproches, le prophète constate que les prêtres se sont « écartés » de Dieu et sont devenus pour le peuple une « occasion de chute », un scandale, en « pervertissant » l’Alliance qui aurait dû être l’objet de fidélité. De cette situation, résulte l’« avertissement » assez direct et peut-être un peu sévère de Malachie aux prêtres&nbsp;: « Si vous …». Remarquez que ces menaces sont au conditionnel. C’est donc dire qu’il y a encore possibilité de se convertir et d’éviter la catastrophe. Pourquoi ne pas donc espérer?<br
/> &nbsp;</p><p> <strong>Avec un peuple solidaire</strong></p><p>Devant cet appel lancé aux prêtres de se convertir, le prophète fait intervenir la solidarité du peuple : « Et nous le peuple….? » C’est au nom de cette même solidarité que le Christ rappelle à ses disciples qu’ils n’ont qu’un seul Père, Celui du Ciel. Jésus met en effet en garde contre d’éventuelles dérives possibles de la part de ses serviteurs.<br
/> En fait, à y voir de près, la mission du prêtre n’est réussie qu’au milieu du peuple. La fierté du prêtre est aussi celle du peuple, de même que sa honte. Le peuple est donc aussi appelé à l’humilité et à l’écoute de son Dieu. Dans la deuxième lecture, Paul va justement nous donner l’exemple d’un messager solidaire de son peuple&nbsp;: « Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l&#8217;Évangile de Dieu, <strong>mais tout ce que nous sommes</strong>, car vous nous êtes devenus très chers. » Et si nous voyions nos prêtres ainsi?<br
/> &nbsp;</p><p> <strong>Une Parole qui transcende messager et destinataire</strong></p><p>Jésus prend bien soin, dans l’évangile, de prévenir les disciples&nbsp;: même si le messager (le scribe, le pharisien, l’apôtre, le prêtre) ne vit pas ce qu’il enseigne, ce n’est pas une raison pour ne pas écouter et suivre la vérité de sa parole. Certes, notre monde a besoin de maîtres qui enseignent par leurs actes; mais la Parole de Dieu dépasse et transcende celui qui la porte; et c’est cette parole qui doit d’abord préoccuper l’auditeur.<br
/> Paul félicite d’ailleurs les Thessaloniciens pour leur accueil de la Parole de Dieu&nbsp;: « Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l&#8217;avez accueillie pour ce qu&#8217;elle est réellement : non pas une parole d&#8217;hommes, mais la parole de Dieu qui est à l&#8217;œuvre en vous, les croyants. » Que faisons-nous de la Parole de Dieu?<br
/> &nbsp;</p><p> <strong>Que faire?</strong></p><p>Devant les lectures de ce dimanche, on peut bien être tenté de se décourager, ou pire de vouloir y trouver des raisons de critiquer nos prêtres, évêques et autres serviteurs de l’Évangile. L’actualité ne nous en fournit-elle pas plein de preuves dans la multitude de scandales où l’Église, à tort ou à raison, à travers surtout ses ministres ordonnés, serait impliquée? L’occasion est sans doute bonne pour se lancer dans les attaques! Mais ce n’est pas du tout l’intention des auteurs sacrés.<br
/> Les textes de ce dimanche nous appellent plutôt à « resserrer les rangs »&nbsp;: nous faire plus solidaires de notre Église et de nos ministres sacrés; écouter avec foi la Parole qu’ils nous enseignent; et surtout priez pour nos prêtres afin que chacun d’eux se rappelle et vive toujours ce qui lui était dit à son ordination diaconale quand il recevait l’Évangéliaire&nbsp;: « Recevez l’Évangile du Christ que vous avez la mission d&#8217;annoncer. Soyez attentifs à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné ».<br
/> Amen.<br
/> &nbsp;<br
/> Abbé Serge Danialou TIDJANI, Ph.D. JCD.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Père Rapaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/2111-homelie-du-31eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1222</link> <dc:creator>Père Rapaël D</dc:creator> <pubDate>Mon, 24 Oct 2011 18:59:23 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2111#comment-1222</guid> <description>&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;31&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; dimanche – Année A – 30 octobre 2011 – Evangile de Matthieu 23, &lt;sub&gt;1-12&lt;/sub&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Pour la conversion des clercs&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu’il est entré à Jérusalem, Jésus se tient sur l’esplanade du temple envahie par les flux de pèlerins tout exaltés à l’approche de la fête de la Pâque. Il &lt;u&gt;enseigne&lt;/u&gt; la foule et ainsi il restitue à l’édifice sacré sa fonction première&#160;: être le lieu où retentit la Parole de Dieu. Parole de lumière mais aussi Parole qui conteste ceux-là même qui dirigent la liturgie et la législation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jésus enseigne ses certitudes fondamentales&#160;(= tout le chapitre 22 de Matthieu lu ces derniers dimanches)&#160;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Je suis le Fils qui appelle les invités à venir à la noce &#160;(&lt;sub&gt;1-14&lt;/sub&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je n’appelle pas à la guerre (&lt;sub&gt;15-22&lt;/sub&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;J’affirme qu’il y a résurrection des morts (&lt;sub&gt;23-33&lt;/sub&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je centre toute la Loi de Dieu sur l’amour (&lt;sub&gt;34-40&lt;/sub&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je suis le Messie, fils de David et Fils de Dieu (&lt;sub&gt;43-46&lt;/sub&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Matthieu conclut son chapitre&#160;: &lt;em&gt;«&#160; Et depuis ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger&#160;». &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun pharisien, aucun grand prêtre n’a pu prendre Jésus en défaut. Mais aucun ne s’est rallié à lui. Au contraire leur hostilité s’exacerbe: ils ne veulent pas l’écouter, endurcis dans leur aveuglement. Peu à peu, d’heure en heure, Jésus sent sa fin s’approcher. C’est pourquoi il va adresser une mise en garde contre ces hommes d’autant plus coupables qu’ils sont les responsables, les guides du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dénonciations ne s’adressent évidemment pas qu’aux autorités juives car les mêmes défauts peuvent se retrouver dans toute religion, &lt;u&gt;y compris le christianisme&lt;/u&gt;&#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;ENSEIGNER A CONDITION DE FAIRE&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jésus déclarait à la foule et à ses disciples&#160;: «&#160; Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens&#160;; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt….&#160;»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jésus l’avait proclamé d’emblée&#160;: &lt;em&gt;«&#160; Je ne suis pas venu abroger la Loi ou les Prophètes mais accomplir&lt;/em&gt;&#160;» (5, &lt;sub&gt;17&lt;/sub&gt;). Donc l’enseignement de la tradition reste valable. La Loi n’est pas déclarée obsolète. Toutefois on remarque parfois que les prédicateurs attitrés, tout en expliquant bien le message révélé, ne le mettent pas en pratique eux-mêmes. Il faut donc dépasser le scandale, savoir discerner entre la vérité dite par l’enseignant et le mensonge de sa conduite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi des prédicateurs, emportés par leur zèle, exigent des sacrifices très lourds de la part des fidèles…mais eux-mêmes parfois s’en dispensent. Naguère Jésus, apitoyé par la multiplicité des ordonnances imposées aux gens (prières, sacrifices, jeûnes, ablutions, …), avait lancé&#160;: &lt;em&gt;«&#160; Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug&#160;» (11&lt;sub&gt;, 28&lt;/sub&gt;)&lt;/em&gt; Le prédicateur chrétien doit veiller à ne pas augmenter ni durcir les obligations mais d’abord montrer que lui-même pratique l’essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;VANITE DES CLERCS&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes&#160;: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues&#160;; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre défaut ecclésiastique connu&#160;: la vanité. On se décharge d’obligations trop lourdes mais on se drape dans des costumes d’apparat, on porte les insignes de sa dignité, on arbore vêtements, chapeaux, cornettes, gants qui sortent de l’ordinaire&#160;; on défile pompeusement à la queue-leu-leu&#160;; en tant que personnalités invitées, on trône au premier rang tout en murmurant des protestations d’humilité. «&#160;Oh non il ne faut pas…&#160;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme s’il y avait deux sortes de croyants&#160;: les ordinaires et les prélats chamarrés&#160;! &#160;Les premiers apôtres – y eut-il plus grands hommes qu’eux&#160;? – étaient vêtus comme tout le&#160; monde&#160;; rien ne les distinguait sinon leur amour passionné pour Jésus et l’audace d’affronter les adversaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;PAS DE TITRES&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ils aiment recevoir des gens le titre de «&#160;rabbi&#160;». Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de rabbi car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&#160;Rabbi&#160;» était un titre d’honneur que l’on donnait aux experts en matière religieuse, capables de trancher sur les points de la Loi. Au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; siècle, il fut conféré par une cérémonie d’ordination (qui disparut par la suite). Maintenant, dit Jésus, vous n’aurez plus besoin d’avoir recours à des juristes&#160;: l’Esprit-Saint demeurera en vous et il vous enseignera tout (Jean 14, &lt;sub&gt;26&lt;/sub&gt;). Vous ne serez plus des ignares dépendant d’autorités mais des «&#160;frères&#160;» qui s’instruisent l’un l’autre parce qu’ils partagent le même Esprit de Vérité.&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne donnez à personne sur terre le nom de Père car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment Jésus ne parle pas du rapport ordinaire du père de famille à ses enfants mais de la coutume de vénérer une autorité religieuse par le nom de «&#160;père&#160;». Ou de «&#160;révérend père&#160;». Et même de «&#160;révérendissime père&#160;abbé&#160;» (grandiloquence et pléonasme&#160;!!). Laissez cela, dit Jésus, aux boîtes de fromage et aux bières&#160;: seul Dieu est votre Père et tous, d’égale dignité, vous êtes ses enfants. Cette dignité suprême dévalorise tout titre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne vous faites pas non plus appeler «&#160;maîtres&#160;»&#160;» car vous n’avez qu’un seul Maître, le Christ.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah si le peuple chrétien avait toujours cherché à comprendre et à vivre l’Evangile et non une nouvelle théorie émise par une «&#160;Eminence&#160;»&#160;ou un «&#160;Docteur&#160;». Que d’affrontements théologiques ont déchiré l’Eglise, que d’animosités entre savants ont provoqué des schismes&#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&#160;Sola scriptura&#160;» criait Martin Luther. L’Evangile à la lettre, disait le pauvre François.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;---------Prier le PERE, méditer l’évangile du FILS, écouter le SAINT ESPRIT,&#160; le maître intérieur: voilà ce qui constitue une communauté fraternelle telle que Jésus la veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;LE GOUT DES GRANDEURS&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-left:36.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre défaut courant&#160;: l’ambition. Désirer dépasser l’autre. Se vouloir le plus élevé. Péché qui travaillait déjà le groupe des 12 apôtres. En marchant on se disputait&#160;: «&#160;Qui est le plus grand&#160;?&#160;». Et Jésus, énervé, de prendre un gamin&#160;: &lt;em&gt;«&#160; Celui qui se fera petit comme cet enfant, voilà le plus grand&#160;» (18&lt;sub&gt;, 1-4&lt;/sub&gt;).&lt;/em&gt; A la mère de Jacques et Jean qui intercédait pour que ses fils passent avant Pierre, il répondit&#160;: &lt;em&gt;«&#160;Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie&#160;» (20, &lt;sub&gt;20-28&lt;/sub&gt;).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;Dieu seul fixe les places. Au banquet du royaume, il vaut mieux se diriger vers le fond. (Luc&#160; 14, &lt;sub&gt;10&lt;/sub&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;CONCLUSION&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Jean XXIII, beaucoup d’efforts ont été faits afin de diminuer les fastes et revenir à une simplicité évangélique. Réjouissons-nous et poursuivons sur la lancée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les scandales qui éclatent dans l’Eglise, au lieu de nous inciter à la quitter, nous poussent au contraire à la purifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raphaël D&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p
align="center"><strong><u>31<sup>ème</sup> dimanche – Année A – 30 octobre 2011 – Evangile de Matthieu 23, <sub>1-12</sub></u></strong></p><p
align="center">&nbsp;</p><p
align="center"><strong><u>Pour la conversion des clercs</u></strong></p><p
align="center">&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Depuis qu’il est entré à Jérusalem, Jésus se tient sur l’esplanade du temple envahie par les flux de pèlerins tout exaltés à l’approche de la fête de la Pâque. Il <u>enseigne</u> la foule et ainsi il restitue à l’édifice sacré sa fonction première&nbsp;: être le lieu où retentit la Parole de Dieu. Parole de lumière mais aussi Parole qui conteste ceux-là même qui dirigent la liturgie et la législation.</p><p>Jésus enseigne ses certitudes fondamentales&nbsp;(= tout le chapitre 22 de Matthieu lu ces derniers dimanches)&nbsp;:</p><ul><li>Je suis le Fils qui appelle les invités à venir à la noce &nbsp;(<sub>1-14</sub>)</li><li>Je n’appelle pas à la guerre (<sub>15-22</sub>)</li><li>J’affirme qu’il y a résurrection des morts (<sub>23-33</sub>)</li><li>Je centre toute la Loi de Dieu sur l’amour (<sub>34-40</sub>)</li><li>Je suis le Messie, fils de David et Fils de Dieu (<sub>43-46</sub>)</li></ul><p>&nbsp;</p><p>Et Matthieu conclut son chapitre&nbsp;: <em>«&nbsp; Et depuis ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger&nbsp;». </em></p><p>Aucun pharisien, aucun grand prêtre n’a pu prendre Jésus en défaut. Mais aucun ne s’est rallié à lui. Au contraire leur hostilité s’exacerbe: ils ne veulent pas l’écouter, endurcis dans leur aveuglement. Peu à peu, d’heure en heure, Jésus sent sa fin s’approcher. C’est pourquoi il va adresser une mise en garde contre ces hommes d’autant plus coupables qu’ils sont les responsables, les guides du peuple.</p><p>Ces dénonciations ne s’adressent évidemment pas qu’aux autorités juives car les mêmes défauts peuvent se retrouver dans toute religion, <u>y compris le christianisme</u>&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><p><strong><u>ENSEIGNER A CONDITION DE FAIRE</u></strong></p><p>&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Jésus déclarait à la foule et à ses disciples&nbsp;: «&nbsp; Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens&nbsp;; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt….&nbsp;»</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Jésus l’avait proclamé d’emblée&nbsp;: <em>«&nbsp; Je ne suis pas venu abroger la Loi ou les Prophètes mais accomplir</em>&nbsp;» (5, <sub>17</sub>). Donc l’enseignement de la tradition reste valable. La Loi n’est pas déclarée obsolète. Toutefois on remarque parfois que les prédicateurs attitrés, tout en expliquant bien le message révélé, ne le mettent pas en pratique eux-mêmes. Il faut donc dépasser le scandale, savoir discerner entre la vérité dite par l’enseignant et le mensonge de sa conduite.</p><p>Ainsi des prédicateurs, emportés par leur zèle, exigent des sacrifices très lourds de la part des fidèles…mais eux-mêmes parfois s’en dispensent. Naguère Jésus, apitoyé par la multiplicité des ordonnances imposées aux gens (prières, sacrifices, jeûnes, ablutions, …), avait lancé&nbsp;: <em>«&nbsp; Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug&nbsp;» (11<sub>, 28</sub>)</em> Le prédicateur chrétien doit veiller à ne pas augmenter ni durcir les obligations mais d’abord montrer que lui-même pratique l’essentiel.</p><p>&nbsp;</p><p><strong><u>VANITE DES CLERCS</u></strong></p><p
style="margin-left:36.0pt;">&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes&nbsp;: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues&nbsp;; ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques</strong>.</p><p>&nbsp;</p><p>Autre défaut ecclésiastique connu&nbsp;: la vanité. On se décharge d’obligations trop lourdes mais on se drape dans des costumes d’apparat, on porte les insignes de sa dignité, on arbore vêtements, chapeaux, cornettes, gants qui sortent de l’ordinaire&nbsp;; on défile pompeusement à la queue-leu-leu&nbsp;; en tant que personnalités invitées, on trône au premier rang tout en murmurant des protestations d’humilité. «&nbsp;Oh non il ne faut pas…&nbsp;».</p><p>Comme s’il y avait deux sortes de croyants&nbsp;: les ordinaires et les prélats chamarrés&nbsp;! &nbsp;Les premiers apôtres – y eut-il plus grands hommes qu’eux&nbsp;? – étaient vêtus comme tout le&nbsp; monde&nbsp;; rien ne les distinguait sinon leur amour passionné pour Jésus et l’audace d’affronter les adversaires.</p><p>&nbsp;</p><p><strong><u>PAS DE TITRES</u></strong></p><p>&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Ils aiment recevoir des gens le titre de «&nbsp;rabbi&nbsp;». Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de rabbi car vous n’avez qu’un seul enseignant, et vous êtes tous frères. </strong></p><p>&nbsp;</p><p>«&nbsp;Rabbi&nbsp;» était un titre d’honneur que l’on donnait aux experts en matière religieuse, capables de trancher sur les points de la Loi. Au 1<sup>er</sup> siècle, il fut conféré par une cérémonie d’ordination (qui disparut par la suite). Maintenant, dit Jésus, vous n’aurez plus besoin d’avoir recours à des juristes&nbsp;: l’Esprit-Saint demeurera en vous et il vous enseignera tout (Jean 14, <sub>26</sub>). Vous ne serez plus des ignares dépendant d’autorités mais des «&nbsp;frères&nbsp;» qui s’instruisent l’un l’autre parce qu’ils partagent le même Esprit de Vérité.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Ne donnez à personne sur terre le nom de Père car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. </strong></p><p>&nbsp;</p><p>Evidemment Jésus ne parle pas du rapport ordinaire du père de famille à ses enfants mais de la coutume de vénérer une autorité religieuse par le nom de «&nbsp;père&nbsp;». Ou de «&nbsp;révérend père&nbsp;». Et même de «&nbsp;révérendissime père&nbsp;abbé&nbsp;» (grandiloquence et pléonasme&nbsp;!!). Laissez cela, dit Jésus, aux boîtes de fromage et aux bières&nbsp;: seul Dieu est votre Père et tous, d’égale dignité, vous êtes ses enfants. Cette dignité suprême dévalorise tout titre.</p><p
style="margin-left:36.0pt;">&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Ne vous faites pas non plus appeler «&nbsp;maîtres&nbsp;»&nbsp;» car vous n’avez qu’un seul Maître, le Christ.</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Ah si le peuple chrétien avait toujours cherché à comprendre et à vivre l’Evangile et non une nouvelle théorie émise par une «&nbsp;Eminence&nbsp;»&nbsp;ou un «&nbsp;Docteur&nbsp;». Que d’affrontements théologiques ont déchiré l’Eglise, que d’animosités entre savants ont provoqué des schismes&nbsp;!</p><p>«&nbsp;Sola scriptura&nbsp;» criait Martin Luther. L’Evangile à la lettre, disait le pauvre François.</p><p>&nbsp;</p><p>&#8212;&#8212;&#8212;Prier le PERE, méditer l’évangile du FILS, écouter le SAINT ESPRIT,&nbsp; le maître intérieur: voilà ce qui constitue une communauté fraternelle telle que Jésus la veut.</p><p>&nbsp;</p><p><strong><u>LE GOUT DES GRANDEURS</u></strong></p><p>&nbsp;</p><p
style="margin-left:36.0pt;"><strong>Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé.</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Autre défaut courant&nbsp;: l’ambition. Désirer dépasser l’autre. Se vouloir le plus élevé. Péché qui travaillait déjà le groupe des 12 apôtres. En marchant on se disputait&nbsp;: «&nbsp;Qui est le plus grand&nbsp;?&nbsp;». Et Jésus, énervé, de prendre un gamin&nbsp;: <em>«&nbsp; Celui qui se fera petit comme cet enfant, voilà le plus grand&nbsp;» (18<sub>, 1-4</sub>).</em> A la mère de Jacques et Jean qui intercédait pour que ses fils passent avant Pierre, il répondit&nbsp;: <em>«&nbsp;Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie&nbsp;» (20, <sub>20-28</sub>).</em></p><p>&nbsp;Dieu seul fixe les places. Au banquet du royaume, il vaut mieux se diriger vers le fond. (Luc&nbsp; 14, <sub>10</sub>)</p><p>&nbsp;</p><p><strong><u>CONCLUSION</u></strong></p><p>&nbsp;</p><p>Depuis Jean XXIII, beaucoup d’efforts ont été faits afin de diminuer les fastes et revenir à une simplicité évangélique. Réjouissons-nous et poursuivons sur la lancée.</p><p>Que les scandales qui éclatent dans l’Eglise, au lieu de nous inciter à la quitter, nous poussent au contraire à la purifier.</p><p>Raphaël D</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : CATHY</title><link>http://dimancheprochain.org/2111-homelie-du-31eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1221</link> <dc:creator>CATHY</dc:creator> <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 18:26:32 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2111#comment-1221</guid> <description>merci Pere Jean,
j&#039;ajouterai un mot à votre bel homelie, l&#039;humilité</description> <content:encoded><![CDATA[<p>merci Pere Jean,<br
/> j&#8217;ajouterai un mot à votre bel homelie, l&#8217;humilité</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
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