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> <channel><title>Commentaires sur : Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Wed, 22 Feb 2012 15:00:22 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Par : kerit.be</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1355</link> <dc:creator>kerit.be</dc:creator> <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:42:07 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1355</guid> <description>&lt;h6 align=&quot;center&quot; class=&quot;Style17&quot;&gt;Quatrième dimanche dans l&#039;année B&lt;/h6&gt;
&lt;p&gt;Marc nous raconte que, dès le sabbat arrivé, Jésus se rend à la synagogue. Il y prend la parole, ce qui est habituel pour tout homme adulte sachant lire distinctement l’hébreu. Mais là où il impressionne son auditoire, c’est par l’ &lt;em&gt;« autorité »&lt;/em&gt; de ses paroles. Il fait autorité d’une autorité qui libère et fait grandir. On rencontre parfois de ces personnes qui nous laissent bouche bée, non tant par leurs paroles que par la manière dont elles les habitent. Il n’y pas chez elles d’hiatus entre leurs mots et leur vie profonde Jésus est de cette trempe. Quand il parle, on ne peut qu’être touché. Jésus est ce prophète semblable à Moïse dont parlait le première lecture, dans la bouche duquel Dieu a mis ses paroles..Plus encore&#160;: il ne dit pas la parole de Dieu. Il est la Parole de Dieu faite chair. Il ne se contente pas de la commenter, il la manifeste par sa seule personne. Il ne dit pas seulement la Bonne Nouvelle de Dieu : Il est cette Bonne Nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être pourrions-nous regretter de n’avoir pas été ce jour là dans la synagogue de Capharnaüm pour l’entendre. Mais Jésus est toujours là. Il prononce encore les mêmes paroles, aussi fortes et aussi libres.. Il le fait par le livre de la Parole, par toute la Bible, Ancien &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; Nouveau Testament. Il nous révèle la miséricorde du Père. En certaines circonstances, les paroles de l’Esprit nous sont données du fond du cœur. &lt;em&gt;«&#160;Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n&#039;est pas vous qui parlerez, c&#039;est l&#039;Esprit de votre Père qui parlera en vous&#160;»&lt;/em&gt; (Matthieu 10, 19-20). Chaque fois que nous lisons avec foi ainsi ces paroles, chaque fois que nous rejoignons notre cœur profond, nous permettons au Christ de parler aujourd&#039;hui avec des mots d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#160;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;« Il y avait dans leur synagogue un homme possédé par un esprit mauvais ». &lt;/em&gt;L’esprit impur n’’a pas empêché d’aller à la synagogue le sabbat. Le fond de son cœur reste ouvert à Dieu. Mais il est habité par un esprit impur, c’est-à-dire par un esprit qui l’empêche d’être complètement lui-même. Nous sommes un mélange de bon et de mauvais qui ne nous permet pas d’être complètement donnés à Dieu, d’être &lt;em&gt;«&#160;attachés au Seigneur sans partage&#160;»&lt;/em&gt;, comme le disait Paul dans le 2e lecture. Dès que cet homme voit Jésus, il se met à crier. L’esprit impur a reconnu l’ennemi qui va le terrasser. Le démon a senti la présence de la sainteté divine. Il tremble devant Celui qui va l’expulser. &lt;em&gt;«&#160;Tu crois qu&#039;il y a un seul Dieu ? »&lt;/em&gt;, nous dit saint Jacques. «&#160;&lt;em&gt;Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur&#160;»&lt;/em&gt; (Jacques 2, 19).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jésus, derrière ces vociférations, a entendu la souffrance du pauvre, du frère, du bien-aimé de Dieu&#160;&lt;em&gt;: «&#160;Silence, sors de cet homme !&#160;&lt;/em&gt;»Il vient nous débusquer dans nos complicités secrètes avec les ténèbres. Il vient nous délier de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Il vient nous restaurer dans notre liberté filiale. Contemplons en son visage l&#039;image de l&#039;infinie miséricorde du Père. Sa seule puissance, c&#039;est celle de l&#039;amour. L’amour et la bienveillance désarment le mal.&lt;em&gt; &quot;&#160;Silence&#160;!&#160;&quot;&lt;/em&gt; dit-il... Dans ce silence cet homme jadis tourmenté va renaître à la paix intérieure. Avec les témoins stupéfaits de cette humble et douce autorité victorieuse de toute mort, étonnons-nous au seuil du mystère: &lt;em&gt;«&#160;Qu&#039;est-ce que cela veut dire&#160;?&#160;» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entrons dans le silence pour nous laisser délivrer par Le Seigneur et recevoir par Lui &lt;em&gt;«&#160;l&lt;/em&gt;&lt;em&gt;es dons les meilleurs, les présents merveilleux, qui viennent d&#039;en haut et descendent tous d&#039;auprès du Père de toutes les lumières&#160;» &lt;/em&gt;(Jacques 1, 17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Style16&quot;&gt;&lt;a class=&quot;Style16&quot; href=&quot;http://www.kerit.be/homelie.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les homélies sur kerit.be &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<h6 align="center" class="Style17">Quatrième dimanche dans l&#8217;année B</h6><p>Marc nous raconte que, dès le sabbat arrivé, Jésus se rend à la synagogue. Il y prend la parole, ce qui est habituel pour tout homme adulte sachant lire distinctement l’hébreu. Mais là où il impressionne son auditoire, c’est par l’ <em>« autorité »</em> de ses paroles. Il fait autorité d’une autorité qui libère et fait grandir. On rencontre parfois de ces personnes qui nous laissent bouche bée, non tant par leurs paroles que par la manière dont elles les habitent. Il n’y pas chez elles d’hiatus entre leurs mots et leur vie profonde Jésus est de cette trempe. Quand il parle, on ne peut qu’être touché. Jésus est ce prophète semblable à Moïse dont parlait le première lecture, dans la bouche duquel Dieu a mis ses paroles..Plus encore&nbsp;: il ne dit pas la parole de Dieu. Il est la Parole de Dieu faite chair. Il ne se contente pas de la commenter, il la manifeste par sa seule personne. Il ne dit pas seulement la Bonne Nouvelle de Dieu : Il est cette Bonne Nouvelle.</p><p>Peut-être pourrions-nous regretter de n’avoir pas été ce jour là dans la synagogue de Capharnaüm pour l’entendre. Mais Jésus est toujours là. Il prononce encore les mêmes paroles, aussi fortes et aussi libres.. Il le fait par le livre de la Parole, par toute la Bible, Ancien <strong>et</strong> Nouveau Testament. Il nous révèle la miséricorde du Père. En certaines circonstances, les paroles de l’Esprit nous sont données du fond du cœur. <em>«&nbsp;Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n&#8217;est pas vous qui parlerez, c&#8217;est l&#8217;Esprit de votre Père qui parlera en vous&nbsp;»</em> (Matthieu 10, 19-20). Chaque fois que nous lisons avec foi ainsi ces paroles, chaque fois que nous rejoignons notre cœur profond, nous permettons au Christ de parler aujourd&#8217;hui avec des mots d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p><p><strong>&nbsp;</strong><em>« Il y avait dans leur synagogue un homme possédé par un esprit mauvais ». </em>L’esprit impur n’’a pas empêché d’aller à la synagogue le sabbat. Le fond de son cœur reste ouvert à Dieu. Mais il est habité par un esprit impur, c’est-à-dire par un esprit qui l’empêche d’être complètement lui-même. Nous sommes un mélange de bon et de mauvais qui ne nous permet pas d’être complètement donnés à Dieu, d’être <em>«&nbsp;attachés au Seigneur sans partage&nbsp;»</em>, comme le disait Paul dans le 2e lecture. Dès que cet homme voit Jésus, il se met à crier. L’esprit impur a reconnu l’ennemi qui va le terrasser. Le démon a senti la présence de la sainteté divine. Il tremble devant Celui qui va l’expulser. <em>«&nbsp;Tu crois qu&#8217;il y a un seul Dieu ? »</em>, nous dit saint Jacques. «&nbsp;<em>Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur&nbsp;»</em> (Jacques 2, 19).</p><p>Jésus, derrière ces vociférations, a entendu la souffrance du pauvre, du frère, du bien-aimé de Dieu&nbsp;<em>: «&nbsp;Silence, sors de cet homme !&nbsp;</em>»Il vient nous débusquer dans nos complicités secrètes avec les ténèbres. Il vient nous délier de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Il vient nous restaurer dans notre liberté filiale. Contemplons en son visage l&#8217;image de l&#8217;infinie miséricorde du Père. Sa seule puissance, c&#8217;est celle de l&#8217;amour. L’amour et la bienveillance désarment le mal.<em> &laquo;&nbsp;&nbsp;Silence&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&raquo;</em> dit-il&#8230; Dans ce silence cet homme jadis tourmenté va renaître à la paix intérieure. Avec les témoins stupéfaits de cette humble et douce autorité victorieuse de toute mort, étonnons-nous au seuil du mystère: <em>«&nbsp;Qu&#8217;est-ce que cela veut dire&nbsp;?&nbsp;» </em></p><p>Entrons dans le silence pour nous laisser délivrer par Le Seigneur et recevoir par Lui <em>«&nbsp;l</em><em>es dons les meilleurs, les présents merveilleux, qui viennent d&#8217;en haut et descendent tous d&#8217;auprès du Père de toutes les lumières&nbsp;» </em>(Jacques 1, 17).</p><p><span
class="Style16"><a
class="Style16" href="http://www.kerit.be/homelie.php" target="_blank" rel="nofollow">Les homélies sur kerit.be </a></span></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Père Raphaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1353</link> <dc:creator>Père Raphaël D</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 20:27:54 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1353</guid> <description>&lt;p&gt;4ème dimanche&#160; - Année&#160; B&#160; –&#160; 29 janvier 2012&#160; –&#160; Evangile de Marc&#160; 1, 21-28&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UNE PAROLE QUI GUERIT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux sortes de prédications chrétiennes. La 1ère est inaugurale, essentielle, brève, fondatrice, itinérante : elle est celle que Jésus a adoptée et pratiquée tout au long de sa vie missionnaire. Parcourant la Galilée, il proclame que Dieu vient et donc qu’il faut se convertir et croire à cette Bonne Nouvelle. Jésus apparaît comme un héraut (en grec : kèrux), un envoyé du Souverain, qui circule en annonçant une nouvelle importante qui concerne tout le monde. De ce fait cette proclamation s’appelle « le kérygme ».&lt;br /&gt;
L’autre prédication est seconde, longue et explicative : elle détaille le contenu du kérygme, le fait comprendre, en déploie toutes les conséquences pour la vie. C’est ce qu’on appelle « l’enseignement », la catéchèse.&lt;br /&gt;
Marc, dimanche passé, nous a présenté le « kérygme », la proclamation par Jésus de l’Evangile : aujourd’hui il nous raconte le 1er exemple de son « enseignement ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PREDICATION A L’ASSEMBLEE CROYANTE&lt;br /&gt;
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm.&lt;br /&gt;
Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abandonnant le désert judéen de Jean-Baptiste et Nazareth, son village, Jésus vient dans la petite ville de Capharnaüm située au nord-ouest du lac de Galilée, port de pêche et poste de douane. Ce sera le centre de son rayonnement dans la région (sans qu’il y demeure en permanence).&lt;br /&gt;
Comme il le fera toute sa vie, en bon Juif observant, Jésus pratique le repos du shabbat et se rend aux offices de la synagogue, y emmenant ses premiers disciples. Sans doute a-t-il déjà commencé à prêcher de-ci de-là : intrigué, le responsable du culte lui a demandé d’assurer la prédication.&lt;br /&gt;
Que dit Jésus ? Quel est le contenu de son enseignement ? Marc n’en dit rien parce que Jésus n’apporte pas une autre religion : il dit la Loi de Dieu. Mais Marc souligne la méthode exceptionnelle du prédicateur : il parle « avec autorité » à la différence des scribes. En effet ces spécialistes des Ecritures qui étaient chargés de former le peuple enseignaient tout en s’appuyant sur les traditions anciennes. Il fallait toujours citer tel passage biblique, telle leçon donnée jadis par un grand rabbin afin de justifier ce que l’on disait. Or, à la différence de ces maîtres, Jésus parle sans avoir besoin de références. « Avec autorité » ne signifie pas qu’il force la voix ou qu’il hurle en tapant sur le pupitre mais que son discours tient par sa propre cohérence. L’assistance n’a jamais entendu un prédicateur agissant de la sorte : « On était frappé »(le verbe signale un effet très marqué, une forte stupéfaction).&lt;br /&gt;
La question n’est plus « que dit Jésus ? » mais « QUI EST-IL ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA PAROLE QUI EXORCISE LE MAL&lt;br /&gt;
Il y avait dans leur synagogue, un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se mit à crier : «&#160; Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! ». Jésus l’interpella vivement : «&#160; Silence ! Sors de cet homme ! ». L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.&lt;br /&gt;
Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : «&#160; Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais et ils obéissent ».&lt;br /&gt;
Et aussitôt sa renommée se répandit dans toute la région de Galilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque sabbat, la petite synagogue était remplie par le peuple qui chantait les psaumes et écoutait les lectures et les sermons du rabbin. Le culte habituel était simple, régulier, paisible, un peu ennuyeux comme tous les offices. On pratiquait les rites sans en rien attendre : que pouvait-il se produire ? On venait puis on sortait de l’édifice comme on y était entré. N’est-ce pas ainsi que nous faisons encore ?...&lt;br /&gt;
Mais ce jour-là, avec Jésus, éclate du « nouveau ». Car sa Parole n’est pas un ronron pieux, une enfilade de citations savantes, une leçon théologique, un morceau d’éloquence ampoulée : elle est un « enseignement nouveau » qui recèle une « autorité », un pouvoir divin, une force qui percute la carapace derrière laquelle se cachent les bons pratiquants. Cette Parole vrille les cœurs, interpelle, secoue, questionne. D’elle-même elle est capable d’exorciser, de faire apparaître le mal caché et de le faire sortir avec éclat. Heureux l’homme qui cesse de se blinder dans sa bonne conscience de pratiquant honnête et régulier et accueille enfin cette Parole qui, tel un bistouri, peut extraire la tumeur secrète. Et c’est le plus grand pécheur qui réagit, atteint en plein cœur Chaque semaine cet homme venait à la synagogue, suivait le culte avec piété, écoutait les lectures, chantait avec les autres ; il pressentait peut-être qu’il aurait fallu se convertir. Mais il repartait&#160; inchangé, auditeur passif d’une prédication qui le laissait indemne.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’homme est atteint au plus profond de lui-même, là où il est aliéné. Et son mal – le démon impur - hurle d’être démasqué. Il n’est pas vaincu par des exhortations plus pressantes ni par des reproches cinglants, ni par des menaces terrifiantes.&lt;br /&gt;
Ce n’est pas le contenu de l’enseignement qui agit, mais LA PERSONNE QUI PARLE.&lt;br /&gt;
Jésus proclamait la venue du Royaume de Dieu : à présent, tout de suite, l’intérêt se porte sur l’identité de celui qui fait cette annonce et qui a autorité non seulement de s’exprimer sans références mais d’éliminer les puissances mauvaises qui souillent l’homme et l’éloignent de Dieu. « Un plus fort que moi va venir » annonçait Jean-Baptiste qui butait, comme tous les scribes et les prophètes, sur le mur du refus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’assemblée est heurtée, « saisie de frayeur » : elle perçoit que l’écoute de la Parole de Dieu n’est pas nécessairement anodine, banale. Que l’on ne vient pas « assister à un office » pour « être en règle », ni pour écouter « quelqu’un qui parle bien ». Mais qu’il s’agit de se présenter devant Dieu comme des malades profonds en quête de guérison. On ne vient pas à « un exercice pieux » : on vient « pour se laisser convertir », pour changer, se laisser arracher des habitudes auxquelles on tenait trop, pour dépasser l’accoutumance au mal, devenir des « hommes nouveaux » grâce à « un enseignement nouveau ».&lt;br /&gt;
Et il n’y en eut qu’UN seul à la synagogue ce jour-là ! Le plus difficile peut-être, ce n’est pas d’envisager un changement mais de se lancer seul tout en voyant que les autres ne bougent pas. Ah ! si chaque Eucharistie provoquait UN chrétien à proclamer : «&#160; Je sais qui est Jésus : le Saint de Dieu, mon Sauveur ! ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi tant de baptisés ont-ils quitté l’Eglise ces dernières années ? N’est-ce pas parce qu’ils ont reçu des sacrements et des enseignements&#160; (moraux, liturgiques, sociaux) sans avoir au préalable été interpelés de façon personnelle&#160; par l’annonce du « kérygme » qui leur aurait fait faire « une expérience » de la foi ?&lt;br /&gt;
Comment, après tant de siècles d’Eglise, dans des pays habitués au christianisme, faire retentir l’Evangile comme une&#160; « Nouvelle » inouïe, jamais entendue ?...&lt;br /&gt;
Raphaël D. &#160;&#160; dominicain&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<p>4ème dimanche&nbsp; &#8211; Année&nbsp; B&nbsp; –&nbsp; 29 janvier 2012&nbsp; –&nbsp; Evangile de Marc&nbsp; 1, 21-28</p><p> UNE PAROLE QUI GUERIT</p><p> Il y a deux sortes de prédications chrétiennes. La 1ère est inaugurale, essentielle, brève, fondatrice, itinérante : elle est celle que Jésus a adoptée et pratiquée tout au long de sa vie missionnaire. Parcourant la Galilée, il proclame que Dieu vient et donc qu’il faut se convertir et croire à cette Bonne Nouvelle. Jésus apparaît comme un héraut (en grec : kèrux), un envoyé du Souverain, qui circule en annonçant une nouvelle importante qui concerne tout le monde. De ce fait cette proclamation s’appelle « le kérygme ».<br
/> L’autre prédication est seconde, longue et explicative : elle détaille le contenu du kérygme, le fait comprendre, en déploie toutes les conséquences pour la vie. C’est ce qu’on appelle « l’enseignement », la catéchèse.<br
/> Marc, dimanche passé, nous a présenté le « kérygme », la proclamation par Jésus de l’Evangile : aujourd’hui il nous raconte le 1er exemple de son « enseignement ».</p><p> PREDICATION A L’ASSEMBLEE CROYANTE<br
/> Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm.<br
/> Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes.</p><p> Abandonnant le désert judéen de Jean-Baptiste et Nazareth, son village, Jésus vient dans la petite ville de Capharnaüm située au nord-ouest du lac de Galilée, port de pêche et poste de douane. Ce sera le centre de son rayonnement dans la région (sans qu’il y demeure en permanence).<br
/> Comme il le fera toute sa vie, en bon Juif observant, Jésus pratique le repos du shabbat et se rend aux offices de la synagogue, y emmenant ses premiers disciples. Sans doute a-t-il déjà commencé à prêcher de-ci de-là : intrigué, le responsable du culte lui a demandé d’assurer la prédication.<br
/> Que dit Jésus ? Quel est le contenu de son enseignement ? Marc n’en dit rien parce que Jésus n’apporte pas une autre religion : il dit la Loi de Dieu. Mais Marc souligne la méthode exceptionnelle du prédicateur : il parle « avec autorité » à la différence des scribes. En effet ces spécialistes des Ecritures qui étaient chargés de former le peuple enseignaient tout en s’appuyant sur les traditions anciennes. Il fallait toujours citer tel passage biblique, telle leçon donnée jadis par un grand rabbin afin de justifier ce que l’on disait. Or, à la différence de ces maîtres, Jésus parle sans avoir besoin de références. « Avec autorité » ne signifie pas qu’il force la voix ou qu’il hurle en tapant sur le pupitre mais que son discours tient par sa propre cohérence. L’assistance n’a jamais entendu un prédicateur agissant de la sorte : « On était frappé »(le verbe signale un effet très marqué, une forte stupéfaction).<br
/> La question n’est plus « que dit Jésus ? » mais « QUI EST-IL ? »</p><p> LA PAROLE QUI EXORCISE LE MAL<br
/> Il y avait dans leur synagogue, un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se mit à crier : «&nbsp; Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! ». Jésus l’interpella vivement : «&nbsp; Silence ! Sors de cet homme ! ». L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.<br
/> Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : «&nbsp; Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais et ils obéissent ».<br
/> Et aussitôt sa renommée se répandit dans toute la région de Galilée.</p><p> Chaque sabbat, la petite synagogue était remplie par le peuple qui chantait les psaumes et écoutait les lectures et les sermons du rabbin. Le culte habituel était simple, régulier, paisible, un peu ennuyeux comme tous les offices. On pratiquait les rites sans en rien attendre : que pouvait-il se produire ? On venait puis on sortait de l’édifice comme on y était entré. N’est-ce pas ainsi que nous faisons encore ?&#8230;<br
/> Mais ce jour-là, avec Jésus, éclate du « nouveau ». Car sa Parole n’est pas un ronron pieux, une enfilade de citations savantes, une leçon théologique, un morceau d’éloquence ampoulée : elle est un « enseignement nouveau » qui recèle une « autorité », un pouvoir divin, une force qui percute la carapace derrière laquelle se cachent les bons pratiquants. Cette Parole vrille les cœurs, interpelle, secoue, questionne. D’elle-même elle est capable d’exorciser, de faire apparaître le mal caché et de le faire sortir avec éclat. Heureux l’homme qui cesse de se blinder dans sa bonne conscience de pratiquant honnête et régulier et accueille enfin cette Parole qui, tel un bistouri, peut extraire la tumeur secrète. Et c’est le plus grand pécheur qui réagit, atteint en plein cœur Chaque semaine cet homme venait à la synagogue, suivait le culte avec piété, écoutait les lectures, chantait avec les autres ; il pressentait peut-être qu’il aurait fallu se convertir. Mais il repartait&nbsp; inchangé, auditeur passif d’une prédication qui le laissait indemne.<br
/> Aujourd’hui l’homme est atteint au plus profond de lui-même, là où il est aliéné. Et son mal – le démon impur &#8211; hurle d’être démasqué. Il n’est pas vaincu par des exhortations plus pressantes ni par des reproches cinglants, ni par des menaces terrifiantes.<br
/> Ce n’est pas le contenu de l’enseignement qui agit, mais LA PERSONNE QUI PARLE.<br
/> Jésus proclamait la venue du Royaume de Dieu : à présent, tout de suite, l’intérêt se porte sur l’identité de celui qui fait cette annonce et qui a autorité non seulement de s’exprimer sans références mais d’éliminer les puissances mauvaises qui souillent l’homme et l’éloignent de Dieu. « Un plus fort que moi va venir » annonçait Jean-Baptiste qui butait, comme tous les scribes et les prophètes, sur le mur du refus.</p><p> L’assemblée est heurtée, « saisie de frayeur » : elle perçoit que l’écoute de la Parole de Dieu n’est pas nécessairement anodine, banale. Que l’on ne vient pas « assister à un office » pour « être en règle », ni pour écouter « quelqu’un qui parle bien ». Mais qu’il s’agit de se présenter devant Dieu comme des malades profonds en quête de guérison. On ne vient pas à « un exercice pieux » : on vient « pour se laisser convertir », pour changer, se laisser arracher des habitudes auxquelles on tenait trop, pour dépasser l’accoutumance au mal, devenir des « hommes nouveaux » grâce à « un enseignement nouveau ».<br
/> Et il n’y en eut qu’UN seul à la synagogue ce jour-là ! Le plus difficile peut-être, ce n’est pas d’envisager un changement mais de se lancer seul tout en voyant que les autres ne bougent pas. Ah ! si chaque Eucharistie provoquait UN chrétien à proclamer : «&nbsp; Je sais qui est Jésus : le Saint de Dieu, mon Sauveur ! ».</p><p> Pourquoi tant de baptisés ont-ils quitté l’Eglise ces dernières années ? N’est-ce pas parce qu’ils ont reçu des sacrements et des enseignements&nbsp; (moraux, liturgiques, sociaux) sans avoir au préalable été interpelés de façon personnelle&nbsp; par l’annonce du « kérygme » qui leur aurait fait faire « une expérience » de la foi ?<br
/> Comment, après tant de siècles d’Eglise, dans des pays habitués au christianisme, faire retentir l’Evangile comme une&nbsp; « Nouvelle » inouïe, jamais entendue ?&#8230;<br
/> Raphaël D. &nbsp;&nbsp; dominicain<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1352</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 19:50:50 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1352</guid> <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je vous signale les interventions de Marie-Noëlle Thabut. Elle propose chaque semaine des commentaires des lectures du dimanche suivant. Au moment où je vous écris, ceux de dimanche prochain ne sont pas encore en ligne. Vous trouverez le lien dans la marge de gauche à la rubrique Homélies.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Je vous signale les interventions de Marie-Noëlle Thabut. Elle propose chaque semaine des commentaires des lectures du dimanche suivant. Au moment où je vous écris, ceux de dimanche prochain ne sont pas encore en ligne. Vous trouverez le lien dans la marge de gauche à la rubrique Homélies.</em></strong></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : KLINGUER Cécile</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1351</link> <dc:creator>KLINGUER Cécile</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 19:23:43 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1351</guid> <description>Difficile la deuxième lecture de St Paul !....</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Difficile la deuxième lecture de St Paul !&#8230;.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1350</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 20:11:34 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1350</guid> <description>Je vous remercie. Je suis très heureux que ces paroles vous rejoignent. Mais comme je l&#039;ai dit plusieurs fois, le principal travail, c&#039;est l&#039;Esprit Saint qui le fait dans le cœur de chacun. Bon dimanche</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Je vous remercie. Je suis très heureux que ces paroles vous rejoignent. Mais comme je l&#8217;ai dit plusieurs fois, le principal travail, c&#8217;est l&#8217;Esprit Saint qui le fait dans le cœur de chacun. Bon dimanche</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Par : Manon Cataford</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1349</link> <dc:creator>Manon Cataford</dc:creator> <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 17:42:56 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1349</guid> <description>&lt;strong&gt;Super votre homélie ! J&#039;ai aussi été ému lorsque j&#039;ai lu la phrase qui suit: &quot;Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents.&quot; Merci et bonne route !&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Manon &#160;St-Eustache Québec&lt;/strong&gt;
&#160;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Super votre homélie ! J&#8217;ai aussi été ému lorsque j&#8217;ai lu la phrase qui suit: &laquo;&nbsp;Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents.&nbsp;&raquo; Merci et bonne route !</strong><br
/> <strong>Manon &nbsp;St-Eustache Québec</strong><br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
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