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> <channel><title>Commentaires pour Dimanche prochain</title> <atom:link href="http://dimancheprochain.org/comments/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://dimancheprochain.org</link> <description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description> <lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 15:29:34 +0000</lastBuildDate> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator> <item><title>Commentaires sur Homélie du 6ème dimanche ordinaire par Kapingala</title><link>http://dimancheprochain.org/2451-homelie-du-6eme-dimanche-ordinaire/comment-page-1/#comment-1364</link> <dc:creator>Kapingala</dc:creator> <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 15:29:34 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2451#comment-1364</guid> <description>Merci pour la meditation homeliede ce dimanche&#160;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour la meditation homeliede ce dimanche&nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par christiane</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1362</link> <dc:creator>christiane</dc:creator> <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 11:19:59 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1362</guid> <description>C&#039;est vrai, père Jean, tu as tout à fait raison. Jésus est fasciné lorsque nous avons une grande foi. C&#039;est une leçon pour moi. Je ne dois plus douter mais trouver le courage de continuer avec Delphine.
BONNE JOURNEE.
Christiane</description> <content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est vrai, père Jean, tu as tout à fait raison. Jésus est fasciné lorsque nous avons une grande foi. C&#8217;est une leçon pour moi. Je ne dois plus douter mais trouver le courage de continuer avec Delphine.<br
/> BONNE JOURNEE.<br
/> Christiane</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1361</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:52:59 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1361</guid> <description>Encore une fois, c&#039;est la foi des porteurs qui est prise en compte par Jésus. On peut imaginer que le malade disait &quot;Laissez tomber, ça ne sert à rien&quot;. Mais les porteurs sont allé jusqu&#039;au bout de leur démarche. C&#039;est un exemple pour nous</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Encore une fois, c&#8217;est la foi des porteurs qui est prise en compte par Jésus. On peut imaginer que le malade disait &laquo;&nbsp;Laissez tomber, ça ne sert à rien&nbsp;&raquo;. Mais les porteurs sont allé jusqu&#8217;au bout de leur démarche. C&#8217;est un exemple pour nous</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par christiane</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1360</link> <dc:creator>christiane</dc:creator> <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:27:43 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1360</guid> <description>Merci Père Jean pour ce &quot;recadrage&quot;. Il faut dire que je commence à être désespérée par Delphine qui a pris rendez-vous avec son .... septième psychiatre.
Je sais que Jésus est là tout dans mon coeur, mais comme Delphine ne veut pas lui ouvrir la porte de son coeur, elle ne guérira pas de sitôt. La foi, c&#039;est bien connu, ne fait que du bien.
Bonne journée, Père Jean et tout le monde,
Christiane</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Merci Père Jean pour ce &laquo;&nbsp;recadrage&nbsp;&raquo;. Il faut dire que je commence à être désespérée par Delphine qui a pris rendez-vous avec son &#8230;. septième psychiatre.<br
/> Je sais que Jésus est là tout dans mon coeur, mais comme Delphine ne veut pas lui ouvrir la porte de son coeur, elle ne guérira pas de sitôt. La foi, c&#8217;est bien connu, ne fait que du bien.<br
/> Bonne journée, Père Jean et tout le monde,<br
/> Christiane</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1359</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:05:09 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1359</guid> <description>Bonjour Christiane et merci de ton message. Tu dis : &quot;Jésus a guéri la belle-mère de Simon. S’il était encore sur terre, il est sûr qu’il aurait guéri ma fille Delphine.&quot;
En fait, Jésus est avec nous tous les jours et jusqu&#039;à la fin des temps. Nous pouvons toujours lui amener nos malades. L&#039;évangile nous dit qu&#039;un jour, des porteurs ont démonté le toit pour descendre un homme paralysé jusque devant Jésus. L&#039;évangile ajoute que Jésus a admiré leur foi, pas celle du paralysé mais celle des porteurs. Nous sommes tous comme ces porteurs qui amènent Delphine au Seigneur. Nous la lui confions car nous avons la ferme conviction qu&#039;il veut le meilleur pour elle.</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Christiane et merci de ton message. Tu dis : &laquo;&nbsp;Jésus a guéri la belle-mère de Simon. S’il était encore sur terre, il est sûr qu’il aurait guéri ma fille Delphine.&nbsp;&raquo;<br
/> En fait, Jésus est avec nous tous les jours et jusqu&#8217;à la fin des temps. Nous pouvons toujours lui amener nos malades. L&#8217;évangile nous dit qu&#8217;un jour, des porteurs ont démonté le toit pour descendre un homme paralysé jusque devant Jésus. L&#8217;évangile ajoute que Jésus a admiré leur foi, pas celle du paralysé mais celle des porteurs. Nous sommes tous comme ces porteurs qui amènent Delphine au Seigneur. Nous la lui confions car nous avons la ferme conviction qu&#8217;il veut le meilleur pour elle.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par christiane</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1358</link> <dc:creator>christiane</dc:creator> <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:35:52 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1358</guid> <description>&#160;Jésus est toujours à côté de nous. La preuve est qu&#039;il me prend par la main chaque matin et il m&#039;annonce que la journée sera moins terrible que je le crois. Et cela se vérifie à chaque fois.
Comme Jésus, je fais des prières nocturnes et le chapelet de RADIO ESPERANCE me permet de passer une bonne nuit calme. Le chapelet est formidable : il me recentre sur l&#039;essentiel et me permet de retrouver l&#039;humilité.
Jésus a guéri la belle-mère de Simon. S&#039;il était encore sur terre, il est sûr qu&#039;il aurait guéri ma fille Delphine.
Seigneur, je te demande juste d&#039;augmenter encore ma foi, ainsi je n&#039;aurai plus peur de rien. Et puis, je ne peux pas rester passive devant tant de bonté, alors aide-moi à PARTAGER DAVANTAGE.
BONNE SEMAINE,
Christiane</description> <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;Jésus est toujours à côté de nous. La preuve est qu&#8217;il me prend par la main chaque matin et il m&#8217;annonce que la journée sera moins terrible que je le crois. Et cela se vérifie à chaque fois.<br
/> Comme Jésus, je fais des prières nocturnes et le chapelet de RADIO ESPERANCE me permet de passer une bonne nuit calme. Le chapelet est formidable : il me recentre sur l&#8217;essentiel et me permet de retrouver l&#8217;humilité.<br
/> Jésus a guéri la belle-mère de Simon. S&#8217;il était encore sur terre, il est sûr qu&#8217;il aurait guéri ma fille Delphine.<br
/> Seigneur, je te demande juste d&#8217;augmenter encore ma foi, ainsi je n&#8217;aurai plus peur de rien. Et puis, je ne peux pas rester passive devant tant de bonté, alors aide-moi à PARTAGER DAVANTAGE.<br
/> BONNE SEMAINE,<br
/> Christiane</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par Père Jean Mourdon</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1357</link> <dc:creator>Père Jean Mourdon</dc:creator> <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 07:59:10 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1357</guid> <description>&lt;p&gt;Dieu chez nous ! - 5ème Dim. ord. 2012 – 5 février&#160; - &#160;&lt;br /&gt;
Oui ! Combien la Parole de Dieu, tout particulièrement l’Evangile, est un enseignement toujours actuel, de tous les temps, et pour toutes les nations !&lt;br /&gt;
La plainte de Job (1ère lecture) qui, après joies et richesses humaines, voit maintenant sa vie remplie d’épreuves douloureuses, la considère comme une « corvée ». Présentement notre terre connaît beaucoup de « Job » à voir les guerres, le terrorisme, les délinquances, même chez les enfants, les catastrophes de toutes natures. Consultez les médias elles en foisonnent. Job en appelle au Seigneur : « Souviens-toi, Seigneur, ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur » Un appel que bien des humains devraient adresser pour découvrir le sens de leur vie et la joie, même au sein des souffrances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures ». Le Psaume 146 a raison d’affirmer : « Il est bon de fêter notre Dieu » ; « il guérit les cœurs brisés » (il y en a tellement !) « Il compte le nombre des étoiles, il donne à chacune un nom » La science ne peut guère le surpasser, même en découvrant les milliards de galaxies peuplées de milliards d’étoiles. « Il élève les humbles … rabaisse les impies » Grandeur pour Dieu que l’humilité. Elle s’incarne en Jésus toute sa vie, jusqu’à la croix. « Jouez pour notre Dieu de la cithare ! » du piano, du violon ou du tambourin … pour manifester l’enthousiasme de l’aimer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’Evangile (Marc 1, 29-39) les raisons de nous confier au Seigneur ne font que s’accroître, s’amplifier. « Quittant la synagogue de Capharnaüm » (voir dimanche dernier) Jésus se rend avec Jacques et Jean chez Simon et André. Il trouve la belle-mère de Simon malade et la guérit : « la fièvre la quitta, et elle les servait » Si Jésus guérit nos cœurs ce n’est pas pour nous enrichir, dominer les autres, mais pour « servir ». Le soir on lui amène quantité de malades de toutes sortes qu’il guérit, et il chasse « beaucoup d’esprits mauvais », avec interdiction à ceux-ci de parler sachant « qui il était ». Il ne voudra pas passer non plus pour ce qu’il n’est pas : un guérisseur cherchant à faire de la propagande à partir de sa renommée.&lt;br /&gt;
Pour cela, « le lendemain, bien avant l’aube », il se rend « dans un endroit désert, et là, il priait ». Plus d’une fois l’Evangile, et surtout pour d’importantes décisions, nous montre Jésus en prière, se confiant à son Père. Il instruira ses apôtres et disciples à bien prier, et à prier sans cesse. Le faisons-nous ? Et savons-nous le faire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout le monde te cherche » Simon et ses compagnons l’ont trouvé, et veulent le ramener à Capharnaüm. « Partons ailleurs !».Jésus est venu porter sa Bonne Nouvelle non pas à quelques uns, à des privilégiés. Il veut qu’elle se diffuse au monde entier et à toute l’humanité. Il commence à le vivre en parcourant « toute la Galilée », instruisant, guérissant, « et chassant les esprits mauvais » C’est avec son Eglise qu’il continuera sa mission évangélisatrice, en Christ ressuscité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul (2ème lecture), s’adressant aux chrétiens de Corinthe, nous invite, disciples d’aujourd’hui, à diffuser nous aussi la Bonne Nouvelle à un monde l’ignorant ou en panne de Dieu comme dans notre Europe occidentale.&lt;br /&gt;
« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » Persécuteur de l’Eglise en ses premiers disciples, mais converti sur le chemin de Damas, Paul est un exemple d’une vie toute donnée à Jésus. Par Dieu il a reçu mission d’évangéliser surtout le monde païen. Nul orgueil, nulle récompense à en tirer : « je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques uns ». « Je le fais à cause de l’Evangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut » Avec foi et courage devenons enfants de Dieu, frères du Christ, à son exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seigneur ! nous t’aimons ! Augmente encore notre foi et notre amour dans la vérité.&lt;br /&gt;
Vierge Marie, sois notre protection devant toute mauvaise tentation. Obtiens-nous la fidélité d’aimer toujours plus,&#160; jusqu’au bout de notre vie. Amen !&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<p>Dieu chez nous ! &#8211; 5ème Dim. ord. 2012 – 5 février&nbsp; &#8211; &nbsp;<br
/> Oui ! Combien la Parole de Dieu, tout particulièrement l’Evangile, est un enseignement toujours actuel, de tous les temps, et pour toutes les nations !<br
/> La plainte de Job (1ère lecture) qui, après joies et richesses humaines, voit maintenant sa vie remplie d’épreuves douloureuses, la considère comme une « corvée ». Présentement notre terre connaît beaucoup de « Job » à voir les guerres, le terrorisme, les délinquances, même chez les enfants, les catastrophes de toutes natures. Consultez les médias elles en foisonnent. Job en appelle au Seigneur : « Souviens-toi, Seigneur, ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur » Un appel que bien des humains devraient adresser pour découvrir le sens de leur vie et la joie, même au sein des souffrances.</p><p> « Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures ». Le Psaume 146 a raison d’affirmer : « Il est bon de fêter notre Dieu » ; « il guérit les cœurs brisés » (il y en a tellement !) « Il compte le nombre des étoiles, il donne à chacune un nom » La science ne peut guère le surpasser, même en découvrant les milliards de galaxies peuplées de milliards d’étoiles. « Il élève les humbles … rabaisse les impies » Grandeur pour Dieu que l’humilité. Elle s’incarne en Jésus toute sa vie, jusqu’à la croix. « Jouez pour notre Dieu de la cithare ! » du piano, du violon ou du tambourin … pour manifester l’enthousiasme de l’aimer !</p><p> Avec l’Evangile (Marc 1, 29-39) les raisons de nous confier au Seigneur ne font que s’accroître, s’amplifier. « Quittant la synagogue de Capharnaüm » (voir dimanche dernier) Jésus se rend avec Jacques et Jean chez Simon et André. Il trouve la belle-mère de Simon malade et la guérit : « la fièvre la quitta, et elle les servait » Si Jésus guérit nos cœurs ce n’est pas pour nous enrichir, dominer les autres, mais pour « servir ». Le soir on lui amène quantité de malades de toutes sortes qu’il guérit, et il chasse « beaucoup d’esprits mauvais », avec interdiction à ceux-ci de parler sachant « qui il était ». Il ne voudra pas passer non plus pour ce qu’il n’est pas : un guérisseur cherchant à faire de la propagande à partir de sa renommée.<br
/> Pour cela, « le lendemain, bien avant l’aube », il se rend « dans un endroit désert, et là, il priait ». Plus d’une fois l’Evangile, et surtout pour d’importantes décisions, nous montre Jésus en prière, se confiant à son Père. Il instruira ses apôtres et disciples à bien prier, et à prier sans cesse. Le faisons-nous ? Et savons-nous le faire ?</p><p> « Tout le monde te cherche » Simon et ses compagnons l’ont trouvé, et veulent le ramener à Capharnaüm. « Partons ailleurs !».Jésus est venu porter sa Bonne Nouvelle non pas à quelques uns, à des privilégiés. Il veut qu’elle se diffuse au monde entier et à toute l’humanité. Il commence à le vivre en parcourant « toute la Galilée », instruisant, guérissant, « et chassant les esprits mauvais » C’est avec son Eglise qu’il continuera sa mission évangélisatrice, en Christ ressuscité.</p><p> St Paul (2ème lecture), s’adressant aux chrétiens de Corinthe, nous invite, disciples d’aujourd’hui, à diffuser nous aussi la Bonne Nouvelle à un monde l’ignorant ou en panne de Dieu comme dans notre Europe occidentale.<br
/> « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! » Persécuteur de l’Eglise en ses premiers disciples, mais converti sur le chemin de Damas, Paul est un exemple d’une vie toute donnée à Jésus. Par Dieu il a reçu mission d’évangéliser surtout le monde païen. Nul orgueil, nulle récompense à en tirer : « je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques uns ». « Je le fais à cause de l’Evangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut » Avec foi et courage devenons enfants de Dieu, frères du Christ, à son exemple.</p><p> Seigneur ! nous t’aimons ! Augmente encore notre foi et notre amour dans la vérité.<br
/> Vierge Marie, sois notre protection devant toute mauvaise tentation. Obtiens-nous la fidélité d’aimer toujours plus,&nbsp; jusqu’au bout de notre vie. Amen !<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 5ème dimanche du temps ordinaire par Père Raphaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/2436-homelie-du-5eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1356</link> <dc:creator>Père Raphaël D</dc:creator> <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 17:19:33 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2436#comment-1356</guid> <description>&lt;p&gt;5ème DIMANCHE – année B – 5 février 2012 – Evangile de Marc 1, 29-39&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SORTIR POUR PRIER&#160; –&#160; PRIER POUR SORTIR&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évangile de dimanche passé racontait la première d’une série de scènes qui s’enchaînent chronologiquement et que nous allons lire aujourd’hui:&lt;br /&gt;
&#160;&#160; &#160;1,&#160; 21-28&#160;&#160; :&#160;&#160; shabbat&#160;&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160; matin&#160;&#160; :&#160;&#160; à la synagogue&#160;&#160; : Jésus enseigne : sa parole exorcise un possédé&lt;br /&gt;
1, 29-31&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; «&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160; midi&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160; chez Pierre&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; : il guérit la belle-mère – repas&lt;br /&gt;
1, 32-34&#160;&#160; :&#160;&#160; soir, donc le lendemain (car la journée commence au coucher du soleil) : il guérit et exorcise&lt;br /&gt;
1, 35&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; nuit&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160;&#160; Jésus prie seul.&lt;br /&gt;
1, 36-39&#160;&#160; :&#160;&#160;&#160; aurore&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; :&#160;&#160;&#160; il décide de partir en mission dans les villages alentour. &#160;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JESUS CHEZ&#160; PIERRE&lt;br /&gt;
En sortant de la synagogue de Capharnaüm, Jésus accompagné de Jacques et Jean, alla chez Simon et André. Or la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Aussitôt on parle à Jésus de la malade. Il s’approche d’elle, la prend par la main et la fait lever. La fièvre la quitte et elle les servait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce sabbat (samedi) matin, l’office à la synagogue a été un peu bousculé mais un seul participant, un pécheur, a confessé l’identité du prédicateur invité ; les autres en sont restés à la stupeur (dimanche passé)&lt;br /&gt;
Puisque le judaïsme n’accepte pas d’autre autorité&#160; que celle de la Torah et de Moïse et refuse la prétention de Jésus à proclamer sa Parole avec son « autorité » propre, l’Evangile passe donc dans « la maison de Pierre », symbole évident de ce que sera l’Eglise.&lt;br /&gt;
Il s’y trouve également des malades, des personnes couchées. Mais ici on fait confiance à Jésus présent, on intercède pour qu’il intervienne ; « il touche », il y a donc contact personnel, et « il fait lever », « il re-suscite » (c’est le verbe qui sera employé plus tard pour parler de « la résurrection » de Jésus du tombeau). Alors la femme guérie (Pierre est marié ? ou son père remarié ?) et remise sur pied peut « servir » le groupe, c.à.d. sans doute qu’elle organise le repas&#160; avec Jésus et ses nouveaux disciples.&lt;br /&gt;
Ainsi donc l’Evangile sort du lieu de culte pour pénétrer dans une maison ordinaire où « la liturgie » devient « service » (diaconie profane), famille, partage, avec Jésus, du repas fraternel.&lt;br /&gt;
Il faut nous rappeler que les premières générations chrétiennes n’ont vécu que des Eucharisties « domestiques », c.à.d. vécues à l’intérieur des maisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JESUS GUERISSEUR&lt;br /&gt;
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais, et il les empêchait de parler parce qu’ils savaient qui il était.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nouvelle qu’un grand guérisseur est arrivé en ville et qu’il loge chez Simon s’est répandue très vite. Pendant la journée du sabbat, tout travail est interdit mais dès l’arrivée du soir qui marque le début de la journée suivante, une foule de gens accourt en apportant leurs malades.&lt;br /&gt;
Voici donc le 3ème lieu : après la synagogue (lieu de la parole et de l’écoute dubitative), après la maison (lieu d’accueil et de repas), voici «&#160; à la porte », c.à.d. à l’extérieur, là où ne voit en Jésus qu’un brave thérapeute, un homme qui peut rendre la santé.&lt;br /&gt;
Pourtant, sans un mot, Jésus se donne volontiers à cette séance de guérisons et d’exorcismes : son « autorité » sur le mal semble sans limites. Il apparaît davantage qu’un médecin : il a « autorité » sur « les esprits » qui aliènent la liberté de l’homme (maladies mentales ?). Mais ceux-ci savent l’identité de celui qui les chasse (rappelons-nous le possédé de la synagogue de Capharnaüm criant: « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ! »).&lt;br /&gt;
Jésus leur intime l’ordre de se taire, comme il le fera au lépreux purifié (1, 44), aux témoins de la résurrection de la petite fille (5, 43), et d’autres. Pourquoi cette consigne du secret ? Parce que, si la mission libératrice de Jésus est globale et atteint tout l’être humain, aussi bien le corps que le psychisme, elle ne se réduit pas à celle d’un thérapeute ou d’un philanthrope. Les gens, bouleversés et heureux de recouvrer la santé, se sentent pressés de le raconter et ils deviennent « témoins d’un bienfaiteur »- ce que Jésus est aussi, mais de façon seconde. Car pour lui l’essentiel est la proclamation de la venue du Règne de Dieu qui doit susciter en réponse la guérison du cœur, la conversion, le changement de vie.&lt;br /&gt;
Certes la mission évangélique suscite, aujourd’hui encore, un formidable élan de solidarité, un engagement pour soulager les corps et les esprits, un grand dévouement pour créer des « œuvres sociales » mais elle ne peut être limitée aux soins de santé, à la lutte pour le bien-être, à l’amélioration des conditions de vie.&lt;br /&gt;
Quand Jésus a inauguré sa mission en Galilée,&#160; il proclamait : « Le temps est accompli et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (1, 14-15). Les activités sociales ne peuvent se substituer à cette annonce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA PRIERE NOCTURNE&lt;br /&gt;
Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’effervescence est retombée, les gens sont rentrés chez eux, le calme est venu avec la nuit lorsque soudain une silhouette se glisse hors de la maison de Pierre. Sous les étoiles, dans le silence, Jésus PRIE : « Que faut-il faire ? ». Lors de son baptême, son Père l’a envoyé annoncer la venue de son Règne : il a débuté avec le succès que l’on voit. Faut-il en rester là, s’installer chez Pierre et y accueillir les gens qui ne tarderont pas à y converger ? Jésus supplie son Père de l’éclairer, de lui montrer la conduite à prendre, comme il l’a fait lors de sa longue prière dans le désert. En effet le Royaume de Dieu ne peut venir que si son témoin agit exactement comme Dieu le veut. Pas de mission sans prière perpétuelle. Pas de décision sans recours à Dieu. Tant de fois, hélas, dans son histoire, l’Eglise s’est grisée de ses réussites, s’est fourvoyée en décidant par elle-même d’opter pour l’installation, la puissance, l’efficacité immédiate !....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ELARGISSEMENT DE LA MISSION&lt;br /&gt;
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : «&#160; Tout le monde te cherche ! ». Mais Jésus leur répond : «&#160; Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame. Car c’est pour cela que je suis sorti ».&lt;br /&gt;
Il alla, proclamant dans leurs synagogues, dans toute la Galilée, et chassant les esprits mauvais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A leur lever, Pierre et les autres sont catastrophés : Jésus a disparu ! Ils s’élancent dans les environs et quelque part ils le découvrent, paisible, recueilli. « Il y a déjà plein de gens avec les malades devant la porte : viens vite ! Ils t’attendent ». Non, Jésus refuse de se laisser enfermer dans un succès ambigu. Suivez-moi, nous partons : je dois proclamer la Bonne Nouvelle dans tous les villages alentour.&lt;br /&gt;
S’il reviendra parfois à Capharnaüm, Jésus choisit l’itinérance dans la pauvreté. Pierre ne doit plus rêver d’organiser un centre chrétien, avec salle de conférences et clinique moderne. Avec les copains, il faut oser l’aventure, aller « pêcher les hommes » là où ils vivent. « Ailleurs ». Toujours plus loin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crise secoue nos pays, lézarde les certitudes, ébranle les fondations. Le bonheur est-il, comme on nous l’a fait croire, dans l’installation de plus en plus confortable ? Le Royaume de Dieu est élan et non gestion ; la mission est aventure et non administration. L’Eglise ne peut s’enfermer ni dans une piété ritualiste ni dans un activisme moral. La prière nocturne de Jésus est un appel à notre méditation urgente en vue d’un nouveau départ. C’est « pour cela » que la foi nous « a fait sortir ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raphaël D&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<p>5ème DIMANCHE – année B – 5 février 2012 – Evangile de Marc 1, 29-39</p><p> SORTIR POUR PRIER&nbsp; –&nbsp; PRIER POUR SORTIR</p><p> L’évangile de dimanche passé racontait la première d’une série de scènes qui s’enchaînent chronologiquement et que nous allons lire aujourd’hui:<br
/> &nbsp;&nbsp; &nbsp;1,&nbsp; 21-28&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; shabbat&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; matin&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; à la synagogue&nbsp;&nbsp; : Jésus enseigne : sa parole exorcise un possédé<br
/> 1, 29-31&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; midi&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; chez Pierre&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; : il guérit la belle-mère – repas<br
/> 1, 32-34&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp; soir, donc le lendemain (car la journée commence au coucher du soleil) : il guérit et exorcise<br
/> 1, 35&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; nuit&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp;&nbsp; Jésus prie seul.<br
/> 1, 36-39&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp;&nbsp; aurore&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; :&nbsp;&nbsp;&nbsp; il décide de partir en mission dans les villages alentour. &nbsp;</p><p> JESUS CHEZ&nbsp; PIERRE<br
/> En sortant de la synagogue de Capharnaüm, Jésus accompagné de Jacques et Jean, alla chez Simon et André. Or la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Aussitôt on parle à Jésus de la malade. Il s’approche d’elle, la prend par la main et la fait lever. La fièvre la quitte et elle les servait.</p><p> En ce sabbat (samedi) matin, l’office à la synagogue a été un peu bousculé mais un seul participant, un pécheur, a confessé l’identité du prédicateur invité ; les autres en sont restés à la stupeur (dimanche passé)<br
/> Puisque le judaïsme n’accepte pas d’autre autorité&nbsp; que celle de la Torah et de Moïse et refuse la prétention de Jésus à proclamer sa Parole avec son « autorité » propre, l’Evangile passe donc dans « la maison de Pierre », symbole évident de ce que sera l’Eglise.<br
/> Il s’y trouve également des malades, des personnes couchées. Mais ici on fait confiance à Jésus présent, on intercède pour qu’il intervienne ; « il touche », il y a donc contact personnel, et « il fait lever », « il re-suscite » (c’est le verbe qui sera employé plus tard pour parler de « la résurrection » de Jésus du tombeau). Alors la femme guérie (Pierre est marié ? ou son père remarié ?) et remise sur pied peut « servir » le groupe, c.à.d. sans doute qu’elle organise le repas&nbsp; avec Jésus et ses nouveaux disciples.<br
/> Ainsi donc l’Evangile sort du lieu de culte pour pénétrer dans une maison ordinaire où « la liturgie » devient « service » (diaconie profane), famille, partage, avec Jésus, du repas fraternel.<br
/> Il faut nous rappeler que les premières générations chrétiennes n’ont vécu que des Eucharisties « domestiques », c.à.d. vécues à l’intérieur des maisons.</p><p> JESUS GUERISSEUR<br
/> Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d’esprits mauvais, et il les empêchait de parler parce qu’ils savaient qui il était.</p><p> La nouvelle qu’un grand guérisseur est arrivé en ville et qu’il loge chez Simon s’est répandue très vite. Pendant la journée du sabbat, tout travail est interdit mais dès l’arrivée du soir qui marque le début de la journée suivante, une foule de gens accourt en apportant leurs malades.<br
/> Voici donc le 3ème lieu : après la synagogue (lieu de la parole et de l’écoute dubitative), après la maison (lieu d’accueil et de repas), voici «&nbsp; à la porte », c.à.d. à l’extérieur, là où ne voit en Jésus qu’un brave thérapeute, un homme qui peut rendre la santé.<br
/> Pourtant, sans un mot, Jésus se donne volontiers à cette séance de guérisons et d’exorcismes : son « autorité » sur le mal semble sans limites. Il apparaît davantage qu’un médecin : il a « autorité » sur « les esprits » qui aliènent la liberté de l’homme (maladies mentales ?). Mais ceux-ci savent l’identité de celui qui les chasse (rappelons-nous le possédé de la synagogue de Capharnaüm criant: « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ! »).<br
/> Jésus leur intime l’ordre de se taire, comme il le fera au lépreux purifié (1, 44), aux témoins de la résurrection de la petite fille (5, 43), et d’autres. Pourquoi cette consigne du secret ? Parce que, si la mission libératrice de Jésus est globale et atteint tout l’être humain, aussi bien le corps que le psychisme, elle ne se réduit pas à celle d’un thérapeute ou d’un philanthrope. Les gens, bouleversés et heureux de recouvrer la santé, se sentent pressés de le raconter et ils deviennent « témoins d’un bienfaiteur »- ce que Jésus est aussi, mais de façon seconde. Car pour lui l’essentiel est la proclamation de la venue du Règne de Dieu qui doit susciter en réponse la guérison du cœur, la conversion, le changement de vie.<br
/> Certes la mission évangélique suscite, aujourd’hui encore, un formidable élan de solidarité, un engagement pour soulager les corps et les esprits, un grand dévouement pour créer des « œuvres sociales » mais elle ne peut être limitée aux soins de santé, à la lutte pour le bien-être, à l’amélioration des conditions de vie.<br
/> Quand Jésus a inauguré sa mission en Galilée,&nbsp; il proclamait : « Le temps est accompli et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (1, 14-15). Les activités sociales ne peuvent se substituer à cette annonce.</p><p> LA PRIERE NOCTURNE<br
/> Le lendemain, bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.</p><p> L’effervescence est retombée, les gens sont rentrés chez eux, le calme est venu avec la nuit lorsque soudain une silhouette se glisse hors de la maison de Pierre. Sous les étoiles, dans le silence, Jésus PRIE : « Que faut-il faire ? ». Lors de son baptême, son Père l’a envoyé annoncer la venue de son Règne : il a débuté avec le succès que l’on voit. Faut-il en rester là, s’installer chez Pierre et y accueillir les gens qui ne tarderont pas à y converger ? Jésus supplie son Père de l’éclairer, de lui montrer la conduite à prendre, comme il l’a fait lors de sa longue prière dans le désert. En effet le Royaume de Dieu ne peut venir que si son témoin agit exactement comme Dieu le veut. Pas de mission sans prière perpétuelle. Pas de décision sans recours à Dieu. Tant de fois, hélas, dans son histoire, l’Eglise s’est grisée de ses réussites, s’est fourvoyée en décidant par elle-même d’opter pour l’installation, la puissance, l’efficacité immédiate !&#8230;.</p><p> L’ELARGISSEMENT DE LA MISSION<br
/> Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l’ont trouvé, ils lui disent : «&nbsp; Tout le monde te cherche ! ». Mais Jésus leur répond : «&nbsp; Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame. Car c’est pour cela que je suis sorti ».<br
/> Il alla, proclamant dans leurs synagogues, dans toute la Galilée, et chassant les esprits mauvais.</p><p> A leur lever, Pierre et les autres sont catastrophés : Jésus a disparu ! Ils s’élancent dans les environs et quelque part ils le découvrent, paisible, recueilli. « Il y a déjà plein de gens avec les malades devant la porte : viens vite ! Ils t’attendent ». Non, Jésus refuse de se laisser enfermer dans un succès ambigu. Suivez-moi, nous partons : je dois proclamer la Bonne Nouvelle dans tous les villages alentour.<br
/> S’il reviendra parfois à Capharnaüm, Jésus choisit l’itinérance dans la pauvreté. Pierre ne doit plus rêver d’organiser un centre chrétien, avec salle de conférences et clinique moderne. Avec les copains, il faut oser l’aventure, aller « pêcher les hommes » là où ils vivent. « Ailleurs ». Toujours plus loin.</p><p> La crise secoue nos pays, lézarde les certitudes, ébranle les fondations. Le bonheur est-il, comme on nous l’a fait croire, dans l’installation de plus en plus confortable ? Le Royaume de Dieu est élan et non gestion ; la mission est aventure et non administration. L’Eglise ne peut s’enfermer ni dans une piété ritualiste ni dans un activisme moral. La prière nocturne de Jésus est un appel à notre méditation urgente en vue d’un nouveau départ. C’est « pour cela » que la foi nous « a fait sortir ».</p><p> Raphaël D<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par kerit.be</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1355</link> <dc:creator>kerit.be</dc:creator> <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:42:07 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1355</guid> <description>&lt;h6 align=&quot;center&quot; class=&quot;Style17&quot;&gt;Quatrième dimanche dans l&#039;année B&lt;/h6&gt;
&lt;p&gt;Marc nous raconte que, dès le sabbat arrivé, Jésus se rend à la synagogue. Il y prend la parole, ce qui est habituel pour tout homme adulte sachant lire distinctement l’hébreu. Mais là où il impressionne son auditoire, c’est par l’ &lt;em&gt;« autorité »&lt;/em&gt; de ses paroles. Il fait autorité d’une autorité qui libère et fait grandir. On rencontre parfois de ces personnes qui nous laissent bouche bée, non tant par leurs paroles que par la manière dont elles les habitent. Il n’y pas chez elles d’hiatus entre leurs mots et leur vie profonde Jésus est de cette trempe. Quand il parle, on ne peut qu’être touché. Jésus est ce prophète semblable à Moïse dont parlait le première lecture, dans la bouche duquel Dieu a mis ses paroles..Plus encore&#160;: il ne dit pas la parole de Dieu. Il est la Parole de Dieu faite chair. Il ne se contente pas de la commenter, il la manifeste par sa seule personne. Il ne dit pas seulement la Bonne Nouvelle de Dieu : Il est cette Bonne Nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être pourrions-nous regretter de n’avoir pas été ce jour là dans la synagogue de Capharnaüm pour l’entendre. Mais Jésus est toujours là. Il prononce encore les mêmes paroles, aussi fortes et aussi libres.. Il le fait par le livre de la Parole, par toute la Bible, Ancien &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; Nouveau Testament. Il nous révèle la miséricorde du Père. En certaines circonstances, les paroles de l’Esprit nous sont données du fond du cœur. &lt;em&gt;«&#160;Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n&#039;est pas vous qui parlerez, c&#039;est l&#039;Esprit de votre Père qui parlera en vous&#160;»&lt;/em&gt; (Matthieu 10, 19-20). Chaque fois que nous lisons avec foi ainsi ces paroles, chaque fois que nous rejoignons notre cœur profond, nous permettons au Christ de parler aujourd&#039;hui avec des mots d&#039;aujourd&#039;hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#160;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;« Il y avait dans leur synagogue un homme possédé par un esprit mauvais ». &lt;/em&gt;L’esprit impur n’’a pas empêché d’aller à la synagogue le sabbat. Le fond de son cœur reste ouvert à Dieu. Mais il est habité par un esprit impur, c’est-à-dire par un esprit qui l’empêche d’être complètement lui-même. Nous sommes un mélange de bon et de mauvais qui ne nous permet pas d’être complètement donnés à Dieu, d’être &lt;em&gt;«&#160;attachés au Seigneur sans partage&#160;»&lt;/em&gt;, comme le disait Paul dans le 2e lecture. Dès que cet homme voit Jésus, il se met à crier. L’esprit impur a reconnu l’ennemi qui va le terrasser. Le démon a senti la présence de la sainteté divine. Il tremble devant Celui qui va l’expulser. &lt;em&gt;«&#160;Tu crois qu&#039;il y a un seul Dieu ? »&lt;/em&gt;, nous dit saint Jacques. «&#160;&lt;em&gt;Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur&#160;»&lt;/em&gt; (Jacques 2, 19).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jésus, derrière ces vociférations, a entendu la souffrance du pauvre, du frère, du bien-aimé de Dieu&#160;&lt;em&gt;: «&#160;Silence, sors de cet homme !&#160;&lt;/em&gt;»Il vient nous débusquer dans nos complicités secrètes avec les ténèbres. Il vient nous délier de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Il vient nous restaurer dans notre liberté filiale. Contemplons en son visage l&#039;image de l&#039;infinie miséricorde du Père. Sa seule puissance, c&#039;est celle de l&#039;amour. L’amour et la bienveillance désarment le mal.&lt;em&gt; &quot;&#160;Silence&#160;!&#160;&quot;&lt;/em&gt; dit-il... Dans ce silence cet homme jadis tourmenté va renaître à la paix intérieure. Avec les témoins stupéfaits de cette humble et douce autorité victorieuse de toute mort, étonnons-nous au seuil du mystère: &lt;em&gt;«&#160;Qu&#039;est-ce que cela veut dire&#160;?&#160;» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entrons dans le silence pour nous laisser délivrer par Le Seigneur et recevoir par Lui &lt;em&gt;«&#160;l&lt;/em&gt;&lt;em&gt;es dons les meilleurs, les présents merveilleux, qui viennent d&#039;en haut et descendent tous d&#039;auprès du Père de toutes les lumières&#160;» &lt;/em&gt;(Jacques 1, 17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Style16&quot;&gt;&lt;a class=&quot;Style16&quot; href=&quot;http://www.kerit.be/homelie.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les homélies sur kerit.be &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<h6 align="center" class="Style17">Quatrième dimanche dans l&#8217;année B</h6><p>Marc nous raconte que, dès le sabbat arrivé, Jésus se rend à la synagogue. Il y prend la parole, ce qui est habituel pour tout homme adulte sachant lire distinctement l’hébreu. Mais là où il impressionne son auditoire, c’est par l’ <em>« autorité »</em> de ses paroles. Il fait autorité d’une autorité qui libère et fait grandir. On rencontre parfois de ces personnes qui nous laissent bouche bée, non tant par leurs paroles que par la manière dont elles les habitent. Il n’y pas chez elles d’hiatus entre leurs mots et leur vie profonde Jésus est de cette trempe. Quand il parle, on ne peut qu’être touché. Jésus est ce prophète semblable à Moïse dont parlait le première lecture, dans la bouche duquel Dieu a mis ses paroles..Plus encore&nbsp;: il ne dit pas la parole de Dieu. Il est la Parole de Dieu faite chair. Il ne se contente pas de la commenter, il la manifeste par sa seule personne. Il ne dit pas seulement la Bonne Nouvelle de Dieu : Il est cette Bonne Nouvelle.</p><p>Peut-être pourrions-nous regretter de n’avoir pas été ce jour là dans la synagogue de Capharnaüm pour l’entendre. Mais Jésus est toujours là. Il prononce encore les mêmes paroles, aussi fortes et aussi libres.. Il le fait par le livre de la Parole, par toute la Bible, Ancien <strong>et</strong> Nouveau Testament. Il nous révèle la miséricorde du Père. En certaines circonstances, les paroles de l’Esprit nous sont données du fond du cœur. <em>«&nbsp;Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n&#8217;est pas vous qui parlerez, c&#8217;est l&#8217;Esprit de votre Père qui parlera en vous&nbsp;»</em> (Matthieu 10, 19-20). Chaque fois que nous lisons avec foi ainsi ces paroles, chaque fois que nous rejoignons notre cœur profond, nous permettons au Christ de parler aujourd&#8217;hui avec des mots d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p><p><strong>&nbsp;</strong><em>« Il y avait dans leur synagogue un homme possédé par un esprit mauvais ». </em>L’esprit impur n’’a pas empêché d’aller à la synagogue le sabbat. Le fond de son cœur reste ouvert à Dieu. Mais il est habité par un esprit impur, c’est-à-dire par un esprit qui l’empêche d’être complètement lui-même. Nous sommes un mélange de bon et de mauvais qui ne nous permet pas d’être complètement donnés à Dieu, d’être <em>«&nbsp;attachés au Seigneur sans partage&nbsp;»</em>, comme le disait Paul dans le 2e lecture. Dès que cet homme voit Jésus, il se met à crier. L’esprit impur a reconnu l’ennemi qui va le terrasser. Le démon a senti la présence de la sainteté divine. Il tremble devant Celui qui va l’expulser. <em>«&nbsp;Tu crois qu&#8217;il y a un seul Dieu ? »</em>, nous dit saint Jacques. «&nbsp;<em>Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur&nbsp;»</em> (Jacques 2, 19).</p><p>Jésus, derrière ces vociférations, a entendu la souffrance du pauvre, du frère, du bien-aimé de Dieu&nbsp;<em>: «&nbsp;Silence, sors de cet homme !&nbsp;</em>»Il vient nous débusquer dans nos complicités secrètes avec les ténèbres. Il vient nous délier de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Il vient nous restaurer dans notre liberté filiale. Contemplons en son visage l&#8217;image de l&#8217;infinie miséricorde du Père. Sa seule puissance, c&#8217;est celle de l&#8217;amour. L’amour et la bienveillance désarment le mal.<em> &laquo;&nbsp;&nbsp;Silence&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&raquo;</em> dit-il&#8230; Dans ce silence cet homme jadis tourmenté va renaître à la paix intérieure. Avec les témoins stupéfaits de cette humble et douce autorité victorieuse de toute mort, étonnons-nous au seuil du mystère: <em>«&nbsp;Qu&#8217;est-ce que cela veut dire&nbsp;?&nbsp;» </em></p><p>Entrons dans le silence pour nous laisser délivrer par Le Seigneur et recevoir par Lui <em>«&nbsp;l</em><em>es dons les meilleurs, les présents merveilleux, qui viennent d&#8217;en haut et descendent tous d&#8217;auprès du Père de toutes les lumières&nbsp;» </em>(Jacques 1, 17).</p><p><span
class="Style16"><a
class="Style16" href="http://www.kerit.be/homelie.php" target="_blank" rel="nofollow">Les homélies sur kerit.be </a></span></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par Père Raphaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1353</link> <dc:creator>Père Raphaël D</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 20:27:54 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1353</guid> <description>&lt;p&gt;4ème dimanche&#160; - Année&#160; B&#160; –&#160; 29 janvier 2012&#160; –&#160; Evangile de Marc&#160; 1, 21-28&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
UNE PAROLE QUI GUERIT&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux sortes de prédications chrétiennes. La 1ère est inaugurale, essentielle, brève, fondatrice, itinérante : elle est celle que Jésus a adoptée et pratiquée tout au long de sa vie missionnaire. Parcourant la Galilée, il proclame que Dieu vient et donc qu’il faut se convertir et croire à cette Bonne Nouvelle. Jésus apparaît comme un héraut (en grec : kèrux), un envoyé du Souverain, qui circule en annonçant une nouvelle importante qui concerne tout le monde. De ce fait cette proclamation s’appelle « le kérygme ».&lt;br /&gt;
L’autre prédication est seconde, longue et explicative : elle détaille le contenu du kérygme, le fait comprendre, en déploie toutes les conséquences pour la vie. C’est ce qu’on appelle « l’enseignement », la catéchèse.&lt;br /&gt;
Marc, dimanche passé, nous a présenté le « kérygme », la proclamation par Jésus de l’Evangile : aujourd’hui il nous raconte le 1er exemple de son « enseignement ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PREDICATION A L’ASSEMBLEE CROYANTE&lt;br /&gt;
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm.&lt;br /&gt;
Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abandonnant le désert judéen de Jean-Baptiste et Nazareth, son village, Jésus vient dans la petite ville de Capharnaüm située au nord-ouest du lac de Galilée, port de pêche et poste de douane. Ce sera le centre de son rayonnement dans la région (sans qu’il y demeure en permanence).&lt;br /&gt;
Comme il le fera toute sa vie, en bon Juif observant, Jésus pratique le repos du shabbat et se rend aux offices de la synagogue, y emmenant ses premiers disciples. Sans doute a-t-il déjà commencé à prêcher de-ci de-là : intrigué, le responsable du culte lui a demandé d’assurer la prédication.&lt;br /&gt;
Que dit Jésus ? Quel est le contenu de son enseignement ? Marc n’en dit rien parce que Jésus n’apporte pas une autre religion : il dit la Loi de Dieu. Mais Marc souligne la méthode exceptionnelle du prédicateur : il parle « avec autorité » à la différence des scribes. En effet ces spécialistes des Ecritures qui étaient chargés de former le peuple enseignaient tout en s’appuyant sur les traditions anciennes. Il fallait toujours citer tel passage biblique, telle leçon donnée jadis par un grand rabbin afin de justifier ce que l’on disait. Or, à la différence de ces maîtres, Jésus parle sans avoir besoin de références. « Avec autorité » ne signifie pas qu’il force la voix ou qu’il hurle en tapant sur le pupitre mais que son discours tient par sa propre cohérence. L’assistance n’a jamais entendu un prédicateur agissant de la sorte : « On était frappé »(le verbe signale un effet très marqué, une forte stupéfaction).&lt;br /&gt;
La question n’est plus « que dit Jésus ? » mais « QUI EST-IL ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA PAROLE QUI EXORCISE LE MAL&lt;br /&gt;
Il y avait dans leur synagogue, un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se mit à crier : «&#160; Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! ». Jésus l’interpella vivement : «&#160; Silence ! Sors de cet homme ! ». L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.&lt;br /&gt;
Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : «&#160; Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais et ils obéissent ».&lt;br /&gt;
Et aussitôt sa renommée se répandit dans toute la région de Galilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque sabbat, la petite synagogue était remplie par le peuple qui chantait les psaumes et écoutait les lectures et les sermons du rabbin. Le culte habituel était simple, régulier, paisible, un peu ennuyeux comme tous les offices. On pratiquait les rites sans en rien attendre : que pouvait-il se produire ? On venait puis on sortait de l’édifice comme on y était entré. N’est-ce pas ainsi que nous faisons encore ?...&lt;br /&gt;
Mais ce jour-là, avec Jésus, éclate du « nouveau ». Car sa Parole n’est pas un ronron pieux, une enfilade de citations savantes, une leçon théologique, un morceau d’éloquence ampoulée : elle est un « enseignement nouveau » qui recèle une « autorité », un pouvoir divin, une force qui percute la carapace derrière laquelle se cachent les bons pratiquants. Cette Parole vrille les cœurs, interpelle, secoue, questionne. D’elle-même elle est capable d’exorciser, de faire apparaître le mal caché et de le faire sortir avec éclat. Heureux l’homme qui cesse de se blinder dans sa bonne conscience de pratiquant honnête et régulier et accueille enfin cette Parole qui, tel un bistouri, peut extraire la tumeur secrète. Et c’est le plus grand pécheur qui réagit, atteint en plein cœur Chaque semaine cet homme venait à la synagogue, suivait le culte avec piété, écoutait les lectures, chantait avec les autres ; il pressentait peut-être qu’il aurait fallu se convertir. Mais il repartait&#160; inchangé, auditeur passif d’une prédication qui le laissait indemne.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’homme est atteint au plus profond de lui-même, là où il est aliéné. Et son mal – le démon impur - hurle d’être démasqué. Il n’est pas vaincu par des exhortations plus pressantes ni par des reproches cinglants, ni par des menaces terrifiantes.&lt;br /&gt;
Ce n’est pas le contenu de l’enseignement qui agit, mais LA PERSONNE QUI PARLE.&lt;br /&gt;
Jésus proclamait la venue du Royaume de Dieu : à présent, tout de suite, l’intérêt se porte sur l’identité de celui qui fait cette annonce et qui a autorité non seulement de s’exprimer sans références mais d’éliminer les puissances mauvaises qui souillent l’homme et l’éloignent de Dieu. « Un plus fort que moi va venir » annonçait Jean-Baptiste qui butait, comme tous les scribes et les prophètes, sur le mur du refus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’assemblée est heurtée, « saisie de frayeur » : elle perçoit que l’écoute de la Parole de Dieu n’est pas nécessairement anodine, banale. Que l’on ne vient pas « assister à un office » pour « être en règle », ni pour écouter « quelqu’un qui parle bien ». Mais qu’il s’agit de se présenter devant Dieu comme des malades profonds en quête de guérison. On ne vient pas à « un exercice pieux » : on vient « pour se laisser convertir », pour changer, se laisser arracher des habitudes auxquelles on tenait trop, pour dépasser l’accoutumance au mal, devenir des « hommes nouveaux » grâce à « un enseignement nouveau ».&lt;br /&gt;
Et il n’y en eut qu’UN seul à la synagogue ce jour-là ! Le plus difficile peut-être, ce n’est pas d’envisager un changement mais de se lancer seul tout en voyant que les autres ne bougent pas. Ah ! si chaque Eucharistie provoquait UN chrétien à proclamer : «&#160; Je sais qui est Jésus : le Saint de Dieu, mon Sauveur ! ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi tant de baptisés ont-ils quitté l’Eglise ces dernières années ? N’est-ce pas parce qu’ils ont reçu des sacrements et des enseignements&#160; (moraux, liturgiques, sociaux) sans avoir au préalable été interpelés de façon personnelle&#160; par l’annonce du « kérygme » qui leur aurait fait faire « une expérience » de la foi ?&lt;br /&gt;
Comment, après tant de siècles d’Eglise, dans des pays habitués au christianisme, faire retentir l’Evangile comme une&#160; « Nouvelle » inouïe, jamais entendue ?...&lt;br /&gt;
Raphaël D. &#160;&#160; dominicain&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<p>4ème dimanche&nbsp; &#8211; Année&nbsp; B&nbsp; –&nbsp; 29 janvier 2012&nbsp; –&nbsp; Evangile de Marc&nbsp; 1, 21-28</p><p> UNE PAROLE QUI GUERIT</p><p> Il y a deux sortes de prédications chrétiennes. La 1ère est inaugurale, essentielle, brève, fondatrice, itinérante : elle est celle que Jésus a adoptée et pratiquée tout au long de sa vie missionnaire. Parcourant la Galilée, il proclame que Dieu vient et donc qu’il faut se convertir et croire à cette Bonne Nouvelle. Jésus apparaît comme un héraut (en grec : kèrux), un envoyé du Souverain, qui circule en annonçant une nouvelle importante qui concerne tout le monde. De ce fait cette proclamation s’appelle « le kérygme ».<br
/> L’autre prédication est seconde, longue et explicative : elle détaille le contenu du kérygme, le fait comprendre, en déploie toutes les conséquences pour la vie. C’est ce qu’on appelle « l’enseignement », la catéchèse.<br
/> Marc, dimanche passé, nous a présenté le « kérygme », la proclamation par Jésus de l’Evangile : aujourd’hui il nous raconte le 1er exemple de son « enseignement ».</p><p> PREDICATION A L’ASSEMBLEE CROYANTE<br
/> Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm.<br
/> Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes.</p><p> Abandonnant le désert judéen de Jean-Baptiste et Nazareth, son village, Jésus vient dans la petite ville de Capharnaüm située au nord-ouest du lac de Galilée, port de pêche et poste de douane. Ce sera le centre de son rayonnement dans la région (sans qu’il y demeure en permanence).<br
/> Comme il le fera toute sa vie, en bon Juif observant, Jésus pratique le repos du shabbat et se rend aux offices de la synagogue, y emmenant ses premiers disciples. Sans doute a-t-il déjà commencé à prêcher de-ci de-là : intrigué, le responsable du culte lui a demandé d’assurer la prédication.<br
/> Que dit Jésus ? Quel est le contenu de son enseignement ? Marc n’en dit rien parce que Jésus n’apporte pas une autre religion : il dit la Loi de Dieu. Mais Marc souligne la méthode exceptionnelle du prédicateur : il parle « avec autorité » à la différence des scribes. En effet ces spécialistes des Ecritures qui étaient chargés de former le peuple enseignaient tout en s’appuyant sur les traditions anciennes. Il fallait toujours citer tel passage biblique, telle leçon donnée jadis par un grand rabbin afin de justifier ce que l’on disait. Or, à la différence de ces maîtres, Jésus parle sans avoir besoin de références. « Avec autorité » ne signifie pas qu’il force la voix ou qu’il hurle en tapant sur le pupitre mais que son discours tient par sa propre cohérence. L’assistance n’a jamais entendu un prédicateur agissant de la sorte : « On était frappé »(le verbe signale un effet très marqué, une forte stupéfaction).<br
/> La question n’est plus « que dit Jésus ? » mais « QUI EST-IL ? »</p><p> LA PAROLE QUI EXORCISE LE MAL<br
/> Il y avait dans leur synagogue, un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se mit à crier : «&nbsp; Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! ». Jésus l’interpella vivement : «&nbsp; Silence ! Sors de cet homme ! ». L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.<br
/> Saisis de frayeur, tous s’interrogeaient : «&nbsp; Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais et ils obéissent ».<br
/> Et aussitôt sa renommée se répandit dans toute la région de Galilée.</p><p> Chaque sabbat, la petite synagogue était remplie par le peuple qui chantait les psaumes et écoutait les lectures et les sermons du rabbin. Le culte habituel était simple, régulier, paisible, un peu ennuyeux comme tous les offices. On pratiquait les rites sans en rien attendre : que pouvait-il se produire ? On venait puis on sortait de l’édifice comme on y était entré. N’est-ce pas ainsi que nous faisons encore ?&#8230;<br
/> Mais ce jour-là, avec Jésus, éclate du « nouveau ». Car sa Parole n’est pas un ronron pieux, une enfilade de citations savantes, une leçon théologique, un morceau d’éloquence ampoulée : elle est un « enseignement nouveau » qui recèle une « autorité », un pouvoir divin, une force qui percute la carapace derrière laquelle se cachent les bons pratiquants. Cette Parole vrille les cœurs, interpelle, secoue, questionne. D’elle-même elle est capable d’exorciser, de faire apparaître le mal caché et de le faire sortir avec éclat. Heureux l’homme qui cesse de se blinder dans sa bonne conscience de pratiquant honnête et régulier et accueille enfin cette Parole qui, tel un bistouri, peut extraire la tumeur secrète. Et c’est le plus grand pécheur qui réagit, atteint en plein cœur Chaque semaine cet homme venait à la synagogue, suivait le culte avec piété, écoutait les lectures, chantait avec les autres ; il pressentait peut-être qu’il aurait fallu se convertir. Mais il repartait&nbsp; inchangé, auditeur passif d’une prédication qui le laissait indemne.<br
/> Aujourd’hui l’homme est atteint au plus profond de lui-même, là où il est aliéné. Et son mal – le démon impur &#8211; hurle d’être démasqué. Il n’est pas vaincu par des exhortations plus pressantes ni par des reproches cinglants, ni par des menaces terrifiantes.<br
/> Ce n’est pas le contenu de l’enseignement qui agit, mais LA PERSONNE QUI PARLE.<br
/> Jésus proclamait la venue du Royaume de Dieu : à présent, tout de suite, l’intérêt se porte sur l’identité de celui qui fait cette annonce et qui a autorité non seulement de s’exprimer sans références mais d’éliminer les puissances mauvaises qui souillent l’homme et l’éloignent de Dieu. « Un plus fort que moi va venir » annonçait Jean-Baptiste qui butait, comme tous les scribes et les prophètes, sur le mur du refus.</p><p> L’assemblée est heurtée, « saisie de frayeur » : elle perçoit que l’écoute de la Parole de Dieu n’est pas nécessairement anodine, banale. Que l’on ne vient pas « assister à un office » pour « être en règle », ni pour écouter « quelqu’un qui parle bien ». Mais qu’il s’agit de se présenter devant Dieu comme des malades profonds en quête de guérison. On ne vient pas à « un exercice pieux » : on vient « pour se laisser convertir », pour changer, se laisser arracher des habitudes auxquelles on tenait trop, pour dépasser l’accoutumance au mal, devenir des « hommes nouveaux » grâce à « un enseignement nouveau ».<br
/> Et il n’y en eut qu’UN seul à la synagogue ce jour-là ! Le plus difficile peut-être, ce n’est pas d’envisager un changement mais de se lancer seul tout en voyant que les autres ne bougent pas. Ah ! si chaque Eucharistie provoquait UN chrétien à proclamer : «&nbsp; Je sais qui est Jésus : le Saint de Dieu, mon Sauveur ! ».</p><p> Pourquoi tant de baptisés ont-ils quitté l’Eglise ces dernières années ? N’est-ce pas parce qu’ils ont reçu des sacrements et des enseignements&nbsp; (moraux, liturgiques, sociaux) sans avoir au préalable été interpelés de façon personnelle&nbsp; par l’annonce du « kérygme » qui leur aurait fait faire « une expérience » de la foi ?<br
/> Comment, après tant de siècles d’Eglise, dans des pays habitués au christianisme, faire retentir l’Evangile comme une&nbsp; « Nouvelle » inouïe, jamais entendue ?&#8230;<br
/> Raphaël D. &nbsp;&nbsp; dominicain<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1352</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 19:50:50 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1352</guid> <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je vous signale les interventions de Marie-Noëlle Thabut. Elle propose chaque semaine des commentaires des lectures du dimanche suivant. Au moment où je vous écris, ceux de dimanche prochain ne sont pas encore en ligne. Vous trouverez le lien dans la marge de gauche à la rubrique Homélies.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Je vous signale les interventions de Marie-Noëlle Thabut. Elle propose chaque semaine des commentaires des lectures du dimanche suivant. Au moment où je vous écris, ceux de dimanche prochain ne sont pas encore en ligne. Vous trouverez le lien dans la marge de gauche à la rubrique Homélies.</em></strong></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par KLINGUER Cécile</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1351</link> <dc:creator>KLINGUER Cécile</dc:creator> <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 19:23:43 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1351</guid> <description>Difficile la deuxième lecture de St Paul !....</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Difficile la deuxième lecture de St Paul !&#8230;.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par Abbé Jean Compazieu</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1350</link> <dc:creator>Abbé Jean Compazieu</dc:creator> <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 20:11:34 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1350</guid> <description>Je vous remercie. Je suis très heureux que ces paroles vous rejoignent. Mais comme je l&#039;ai dit plusieurs fois, le principal travail, c&#039;est l&#039;Esprit Saint qui le fait dans le cœur de chacun. Bon dimanche</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Je vous remercie. Je suis très heureux que ces paroles vous rejoignent. Mais comme je l&#8217;ai dit plusieurs fois, le principal travail, c&#8217;est l&#8217;Esprit Saint qui le fait dans le cœur de chacun. Bon dimanche</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire par Manon Cataford</title><link>http://dimancheprochain.org/2429-homelie-du-4eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1349</link> <dc:creator>Manon Cataford</dc:creator> <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 17:42:56 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2429#comment-1349</guid> <description>&lt;strong&gt;Super votre homélie ! J&#039;ai aussi été ému lorsque j&#039;ai lu la phrase qui suit: &quot;Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents.&quot; Merci et bonne route !&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Manon &#160;St-Eustache Québec&lt;/strong&gt;
&#160;</description> <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Super votre homélie ! J&#8217;ai aussi été ému lorsque j&#8217;ai lu la phrase qui suit: &laquo;&nbsp;Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents.&nbsp;&raquo; Merci et bonne route !</strong><br
/> <strong>Manon &nbsp;St-Eustache Québec</strong><br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire par kerit.be</title><link>http://dimancheprochain.org/2411-homelie-du-3eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1347</link> <dc:creator>kerit.be</dc:creator> <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 09:53:39 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2411#comment-1347</guid> <description>&lt;h6 align=&quot;center&quot; class=&quot;Style17&quot;&gt;Troisième dimanche dans l&#039;année B&lt;/h6&gt;
&lt;p&gt;La liturgie de ce troisième dimanche nous adresse un vigoureux appel à la conversion. La première lecture nous présente un petit extrait d’un conte mettant en scène le prophète Jonas et les habitants de Ninive. Jonas, tournant le dos à la cité vers où il est envoyé, s’enfuit d’abord sur la mer. Pour les Hébreux, pour la mentalité biblique, la mer représente le monde du mal et de la mort. Revenu, non sans peine, de ses aventures maritimes, le prophète finit par obéir à Dieu et se rend enfin à Ninive. C’est la capitale des Assyriens, les pires ennemis d’Israël. Pourtant ces païens se convertissent et leur ville n’est pas anéantie.&#160;&lt;em&gt;«&#160;Comment n&#039;aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d&#039;animaux, il y a plus de cent vingt mille petits enfants qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche ? » &lt;/em&gt;&#160;C’est sur ces mots que se conclut ce merveilleux petit chef d’œuvre d’humour et de miséricorde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&#160;Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.&#160;» &lt;/em&gt;Ainsi commence la prédication de Jésus. Elle se fait en Galilée, terre de carrefour. Territoire étiré entre le Mont Carmel qui domine la Méditerranée et le lac de Kinnereth (- 212 mètres) où plongent les collines verdoyantes, la &lt;em&gt;«&#160;Galilée des nations&#160;»&lt;/em&gt; est le premier endroit où Dieu, en Jésus, vient à la rencontre des hommes pour les faire passer d’un monde à l’autre. Ce n’est pas sur le sommet d’une montagne, lieu par excellence des révélations bibliques que Dieu vient rejoindre les hommes, mais au bord de la mer de Galilée, symbole du péché et de la mort. Dans l’eau, les hommes ne savent pas vivre. Ils y meurent. Sortis des eaux, ils sont sauvés. Dieu, en Jésus, vient arracher l’humanité à l’abîme où elle s’enfonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour ce faire, il commence par appeler des pêcheurs. Des travailleurs de la mer, et qui sont donc eux aussi atteint par le mal qu’elle figure Ils sont comme nous, des pécheurs avec les pécheurs. Mais Jésus leur dit qu’ils seront maintenant pêcheurs d’hommes. Leur mission sera de sortir les hommes de la mort et de leur donner la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour cela, ils sont invités à une grande radicalité. Simon et André sont invités à renoncer à l’univers matériel, à leur métier, à la possession, pour oser la confiance&#160;: &lt;em&gt;«&#160;a&lt;/em&gt;&lt;em&gt;ussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent&#160;»&lt;/em&gt;. Nous aussi, nous sommes conviés &#160;à changer de chemin, à adopter une autre mentalité, à laisser un autre, Dieu, gouverner notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, ils laissèrent père, ouvriers et famille et &lt;em&gt;«&#160;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;partirent derrière lui.&#160;»&lt;/em&gt;&#160; Ils sont amenés à se libérer des liens affectifs pour tout ordonner à l’amour de Jésus.&lt;em&gt;&#160;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&#160;&lt;em&gt;«&lt;/em&gt;&#160;&lt;em&gt;Le temps est limité&#160;»&lt;/em&gt;, ajoute l’apôtre Paul.&#160;«&#160;&lt;em&gt;Que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui pleurent comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui font des achats comme s’ils n’en faisaient pas&lt;/em&gt;.&#160;» Se tourner vers Dieu et croire à la Bonne Nouvelle de Jésus nous introduit dans un monde nouveau, celui d’un lien personnel avec Dieu, auquel tout le reste - métier, gagne-pain, relations - est paisiblement ordonné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les paroles du psaume que nos venons de chanter guident notre prière et notre action&#160;: &lt;em&gt;«&#160;Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve&#160;» &lt;/em&gt;(Psaume 24).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Style16&quot;&gt;&lt;a class=&quot;Style16&quot; href=&quot;http://www.kerit.be/homelie.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les homélies sur kerit.be &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<h6 align="center" class="Style17">Troisième dimanche dans l&#8217;année B</h6><p>La liturgie de ce troisième dimanche nous adresse un vigoureux appel à la conversion. La première lecture nous présente un petit extrait d’un conte mettant en scène le prophète Jonas et les habitants de Ninive. Jonas, tournant le dos à la cité vers où il est envoyé, s’enfuit d’abord sur la mer. Pour les Hébreux, pour la mentalité biblique, la mer représente le monde du mal et de la mort. Revenu, non sans peine, de ses aventures maritimes, le prophète finit par obéir à Dieu et se rend enfin à Ninive. C’est la capitale des Assyriens, les pires ennemis d’Israël. Pourtant ces païens se convertissent et leur ville n’est pas anéantie.&nbsp;<em>«&nbsp;Comment n&#8217;aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d&#8217;animaux, il y a plus de cent vingt mille petits enfants qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche ? » </em>&nbsp;C’est sur ces mots que se conclut ce merveilleux petit chef d’œuvre d’humour et de miséricorde.</p><p><em>«&nbsp;Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.&nbsp;» </em>Ainsi commence la prédication de Jésus. Elle se fait en Galilée, terre de carrefour. Territoire étiré entre le Mont Carmel qui domine la Méditerranée et le lac de Kinnereth (- 212 mètres) où plongent les collines verdoyantes, la <em>«&nbsp;Galilée des nations&nbsp;»</em> est le premier endroit où Dieu, en Jésus, vient à la rencontre des hommes pour les faire passer d’un monde à l’autre. Ce n’est pas sur le sommet d’une montagne, lieu par excellence des révélations bibliques que Dieu vient rejoindre les hommes, mais au bord de la mer de Galilée, symbole du péché et de la mort. Dans l’eau, les hommes ne savent pas vivre. Ils y meurent. Sortis des eaux, ils sont sauvés. Dieu, en Jésus, vient arracher l’humanité à l’abîme où elle s’enfonce.</p><p>Et pour ce faire, il commence par appeler des pêcheurs. Des travailleurs de la mer, et qui sont donc eux aussi atteint par le mal qu’elle figure Ils sont comme nous, des pécheurs avec les pécheurs. Mais Jésus leur dit qu’ils seront maintenant pêcheurs d’hommes. Leur mission sera de sortir les hommes de la mort et de leur donner la vie.</p><p>Mais pour cela, ils sont invités à une grande radicalité. Simon et André sont invités à renoncer à l’univers matériel, à leur métier, à la possession, pour oser la confiance&nbsp;: <em>«&nbsp;a</em><em>ussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent&nbsp;»</em>. Nous aussi, nous sommes conviés &nbsp;à changer de chemin, à adopter une autre mentalité, à laisser un autre, Dieu, gouverner notre vie.</p><p>Quant aux deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, ils laissèrent père, ouvriers et famille et <em>«&nbsp;</em><em>partirent derrière lui.&nbsp;»</em>&nbsp; Ils sont amenés à se libérer des liens affectifs pour tout ordonner à l’amour de Jésus.<em>&nbsp;</em><br
/> &nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>Le temps est limité&nbsp;»</em>, ajoute l’apôtre Paul.&nbsp;«&nbsp;<em>Que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui pleurent comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui font des achats comme s’ils n’en faisaient pas</em>.&nbsp;» Se tourner vers Dieu et croire à la Bonne Nouvelle de Jésus nous introduit dans un monde nouveau, celui d’un lien personnel avec Dieu, auquel tout le reste &#8211; métier, gagne-pain, relations &#8211; est paisiblement ordonné.</p><p>Que les paroles du psaume que nos venons de chanter guident notre prière et notre action&nbsp;: <em>«&nbsp;Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve&nbsp;» </em>(Psaume 24).</p><p><span
class="Style16"><a
class="Style16" href="http://www.kerit.be/homelie.php" target="_blank" rel="nofollow">Les homélies sur kerit.be </a></span></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire par Père Raphaël D</title><link>http://dimancheprochain.org/2411-homelie-du-3eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1346</link> <dc:creator>Père Raphaël D</dc:creator> <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:12:42 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2411#comment-1346</guid> <description>&lt;p&gt;3ème DIMANCHE – année B – 22 janvier 2012 – Evangile de Marc 1, 14-20&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ENFIN UNE BONNE NOUVELLE !!! &#160;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après les fêtes éclairées par les évangiles de Matthieu, Luc et Jean, nous retrouvons aujourd’hui celui de Marc que nous allons suivre tout au long de cette année. A sa manière rapide, il a commencé son livre en racontant que Jésus de Nazareth, venu se faire baptiser par Jean et remontant de l’eau, a fait une expérience spirituelle. Bouleversé, au lieu de rentrer chez lui, il s’est enfoncé dans la solitude afin de réfléchir à la mission qu’il venait de recevoir. Or tout à coup la nouvelle se répand : Jean a été arrêté ! En effet l’historien juif Flavius Josèphe rapporte que la foule était très exaltée en écoutant la prédication de Jean ; aussi, craignant une révolte, le roi l’avait enfermé dans la forteresse de Machéronte (« Antiquités juives » chap.18). Marc racontera plus tard pour quelle raison le roi fit décapiter le prophète (Marc 6, 17). Cette fin de la mission du prophète suscite le commencement de celle de Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LA MISSION ESSENTIELLE DE JESUS&lt;br /&gt;
Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : «&#160; Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au contraire de son maître qui s’était posté en Judée, dans le désert, à l’écart, et qui attendait que les pèlerins convergent vers lui, Jésus retourne dans sa province et il ne cessera de circuler dans cette Galilée appelée « district des nations » parce que, située à la frontière du Liban et de la Syrie, sillonnée par des routes commerciales, elle était fortement imprégnée d’influences païennes. C’est en plein monde, là où les gens vivent, où la civilisation hellénistique bâtissait ses villes nouvelles, ses gymnases, ses théâtres, ses cirques, ses commerces, c’est au cœur de cette société mêlée que l’Evangile va retentir.&lt;br /&gt;
Jésus n’attend pas que les gens viennent à lui : c’est lui qui va vers eux.&lt;br /&gt;
Il ne va pas se plaindre de la décadence ni vitupérer contre les mœurs relâchées ni menacer les pécheurs des châtiments éternels. Dans les rues et près des boutiques, à côté des ateliers d’artisans ou sur le rivage du lac, il ANNONCE LA BONNE NOUVELLE. Dans un monde gangrené par le mal, parcouru de « mauvaises nouvelles », il proclame la joie de l’Evangile. Quelle audace !&lt;br /&gt;
« Proclamer » : le message de Jésus se dit, se répète, se colporte, se répercute. Trop souvent nous confondons l’évangélisation avec nos activités : rites, pèlerinages, bonnes œuvres, constructions. Marc insiste : la première chose que Jésus fait et qui restera son action fondamentale, c’est de parler, de « prêcher » ! (Oh le vilain mot, si dévalué aujourd’hui – parce qu’il a servi de paravent à de la piété fade, un galimatias incompréhensible, une éloquence ampoulée !). Pourtant « une nouvelle » se dit, s’énonce, se lance. Brève, percutante, libératrice. -------&#160;&#160;&#160;&#160; Que dit Jésus ? 4 choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« LE KAÏROS (mot grec qui désigne un moment grave) EST ACCOMPLI ». La Bible n’est pas un catéchisme, un code moral ou rituel mais une histoire. Si Dieu demeure un mystère indicible, il est certain pour les acteurs bibliques qu’il est en train de réaliser un projet au creux de notre histoire. Nous ne sommes pas des pantins manipulés, nous disposons même d’une énorme force de résistance au dessein de Dieu. Mais quoi que fassent les hommes, Dieu agit dans un seul but : nous libérer du mal et nous conduire à la communion amoureuse avec Lui. Au cadran de l’histoire, telle que Dieu la lit et non telle que les hommes politiques l’imaginent selon leurs idées, le moment (le kaïros) a sonné. Aucun éclat ne le manifeste. A Rome, l’empereur s’imagine maître absolu du monde. Mais là-bas, en Galilée, un ancien artisan de village se met à circuler et à lancer à tous vents la Bonne Nouvelle. Pointe alors l’aurore du nouveau monde ! Plus rien d’égal ne surviendra dans la suite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« LE REGNE DE DIEU S’EST APPROCHE ». Israël avait toujours cru obtenir la grandeur grâce à un roi de génie. Las, tous se succédèrent et tous échouèrent. D’ailleurs depuis plus de 5 siècles, Israël n’avait plus de souverain mais un des derniers prophètes avait annoncé :&lt;br /&gt;
«&#160; Le Seigneur mon Dieu arrivera…Ce sera un Jour unique…Alors le Seigneur se montrera le Roi de la toute la terre.&lt;br /&gt;
En ce jour-là, le Seigneur sera unique et son Nom unique »&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; (Zacharie 14, 8-9).&lt;br /&gt;
Le pauvre Jésus du minuscule village de Nazareth, seul, démuni de tout, sans moyen de puissance, proclame : Moi aujourd’hui je vous l’annonce : Dieu vient, avec moi, instaurer son règne maintenant sur cette terre des hommes. Il ne transforme pas le monde par un coup de baguette magique, il n’anéantit pas le mal, ne supprime pas la souffrance, n’ « angélise » pas les hommes. Car son règne n’a d’autre puissance que celle de l’amour et l’amour ne s’impose pas, il s’offre.&lt;br /&gt;
Ainsi donc, du côté de Dieu, tout est fait : en Jésus le Règne divin commence en vérité, ici et maintenant.&#160; Rien ni personne ne pourra lui imposer un délai ni encore moins le contrecarrer. Encore faut-il que l’homme l’accueille. Comment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« CONVERTISSEZ-VOUS ». L’appel n’est pas réservé à une certaine catégorie de gens plus mauvais que les autres. Il s’adresse à tous sans exception. Chacun et chacune – même les plus observants des pharisiens, les plus pieux des grands prêtres - est invité à se détourner de ses façons de voir, de penser, d’imaginer, de faire, d’espérer. La conversion (« teshouvah » en hébreu ; « metanoïa » en grec) est une notion capitale dans la bible : elle ne signifie pas un simple remords, un époussetage de l’âme, une vague résolution, un projet de se rendre meilleur car l’homme ne peut pas « se faire » pour devenir citoyen du Royaume de Dieu. Mais il lui est demandé de se détourner pour se retourner dans une autre direction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« ET CROYEZ A LA BONNE NOUVELLE ». C’est une vraie question de confiance car tout contredit cette annonce: le mal qui paraît omniprésent, le passé qui prouve que toutes les tentatives du bonheur de l’humanité ont avorté, notre égoïsme qui s’affirme incurable…et même, pour nous aujourd’hui, l’Eglise qui serine ses sempiternelles fredaines et qui présente le visage lamentable d’une organisation qui échoue sans cesse à faire ce qu’elle dit. Il faut CROIRE, oui, faire confiance. Jésus va opérer ce que David et Isaïe, Platon et Aristote, Cyrus et Alexandre le Grand n’ont jamais réussi à faire. Vous en doutez ? Thérèse de Lisieux rongée par la tuberculose dans son minable carmel de Lisieux, le père Damien mourant de la lèpre à Molokaï, Maximilien Kolbe écroulé dans le blockhaus d’Auschwitz, Soljenitsyne cassant des cailloux dans le froid glacial du goulag sibérien, tous CROYAIENT A LA BONNE NOUVELLE. Non par un miracle soudain, une guérison immédiate. Mais JESUS ETAIT LA ET DIEU AVEC LUI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
APPEL DES 4 PREMIERS DISCIPLES&lt;br /&gt;
Passant au bord du lac de Galilée, Jésus voit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets (c’était des pêcheurs). Il leur dit : «&#160; Venez derrière moi : je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Aussitôt laissant là leurs filets, ils le suivent. Un peu plus loin, il voit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean qui étaient dans leur barque et préparaient les filets. Jésus les appelle aussitôt. Alors laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partent derrière lui ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On reste perplexe devant cette obéissance immédiate que rien n’explique. Mais l’évangile de Jean nous a éclairés la semaine passée : tous ces hommes étaient des disciples de Jean-Baptiste, ils se connaissaient et là ils ont rencontré Jésus. Baptisés dans le Jourdain, ils sont rentrés chez eux et ont repris leur métier. Maintenant l’heure est venue : oseront-ils croire à l’appel, faire confiance à ce charpentier ?&lt;br /&gt;
La mission à remplir est gigantesque : « pêcher les hommes ». Car les hommes se noient (dans les soucis et les chagrins), ils barbotent (dans les futilités), ils coulent (dans la dépression), ils s’abîment (dans le désespoir), ils perdent pied (dans le déluge des mauvaises nouvelles). Il faut d’urgence les sortir des flots, les redresser, les replacer sur le roc solide de la foi, leur permettre de respirer le souffle de l’Esprit.&lt;br /&gt;
On ne s’érige pas en sauveur : on doit apprendre à le devenir. Non par des cours de relaxation ou des méthodes transactionnelles, mais « en suivant Jésus », en mettant ses pas dans les siens, donc en lisant l’Evangile, en regardant, en écoutant celui-là seul qui rend capables de poursuivre cette tâche. « Je ferai de vous… ». On n’exerce pas ce « métier » à temps partiel, en y consacrant quelques moments de loisirs. Les pêcheurs sont tenus à une « conversion » radicale : abandonner leur profession, leurs outils, leurs parents, leur milieu pour partir sans rien, sans connaître la destination, sans savoir de quoi on vivra ni ce qu’on aura à dire et à faire. L’essentiel est là : être avec Jésus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jésus n’exigera pas de tous ce détachement total : la majorité des premiers disciples seront des gens engagés dans les responsabilités familiales et professionnelles et qui auront à vivre les exigences de l’Evangile dans leur état de vie. Mais il fallait au préalable et il faudra toujours, des « apôtres » dont la mission sera d’être, à la suite de Jésus, les hérauts de la Bonne Nouvelle.&lt;br /&gt;
N’est-ce pas la 1ère fonction à rétablir dans notre Eglise ?...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raphaël D&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>3ème DIMANCHE – année B – 22 janvier 2012 – Evangile de Marc 1, 14-20</p><p> ENFIN UNE BONNE NOUVELLE !!! &nbsp;</p><p> Après les fêtes éclairées par les évangiles de Matthieu, Luc et Jean, nous retrouvons aujourd’hui celui de Marc que nous allons suivre tout au long de cette année. A sa manière rapide, il a commencé son livre en racontant que Jésus de Nazareth, venu se faire baptiser par Jean et remontant de l’eau, a fait une expérience spirituelle. Bouleversé, au lieu de rentrer chez lui, il s’est enfoncé dans la solitude afin de réfléchir à la mission qu’il venait de recevoir. Or tout à coup la nouvelle se répand : Jean a été arrêté ! En effet l’historien juif Flavius Josèphe rapporte que la foule était très exaltée en écoutant la prédication de Jean ; aussi, craignant une révolte, le roi l’avait enfermé dans la forteresse de Machéronte (« Antiquités juives » chap.18). Marc racontera plus tard pour quelle raison le roi fit décapiter le prophète (Marc 6, 17). Cette fin de la mission du prophète suscite le commencement de celle de Jésus.</p><p> LA MISSION ESSENTIELLE DE JESUS<br
/> Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : «&nbsp; Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».</p><p> Au contraire de son maître qui s’était posté en Judée, dans le désert, à l’écart, et qui attendait que les pèlerins convergent vers lui, Jésus retourne dans sa province et il ne cessera de circuler dans cette Galilée appelée « district des nations » parce que, située à la frontière du Liban et de la Syrie, sillonnée par des routes commerciales, elle était fortement imprégnée d’influences païennes. C’est en plein monde, là où les gens vivent, où la civilisation hellénistique bâtissait ses villes nouvelles, ses gymnases, ses théâtres, ses cirques, ses commerces, c’est au cœur de cette société mêlée que l’Evangile va retentir.<br
/> Jésus n’attend pas que les gens viennent à lui : c’est lui qui va vers eux.<br
/> Il ne va pas se plaindre de la décadence ni vitupérer contre les mœurs relâchées ni menacer les pécheurs des châtiments éternels. Dans les rues et près des boutiques, à côté des ateliers d’artisans ou sur le rivage du lac, il ANNONCE LA BONNE NOUVELLE. Dans un monde gangrené par le mal, parcouru de « mauvaises nouvelles », il proclame la joie de l’Evangile. Quelle audace !<br
/> « Proclamer » : le message de Jésus se dit, se répète, se colporte, se répercute. Trop souvent nous confondons l’évangélisation avec nos activités : rites, pèlerinages, bonnes œuvres, constructions. Marc insiste : la première chose que Jésus fait et qui restera son action fondamentale, c’est de parler, de « prêcher » ! (Oh le vilain mot, si dévalué aujourd’hui – parce qu’il a servi de paravent à de la piété fade, un galimatias incompréhensible, une éloquence ampoulée !). Pourtant « une nouvelle » se dit, s’énonce, se lance. Brève, percutante, libératrice. &#8212;&#8212;-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Que dit Jésus ? 4 choses.</p><p> « LE KAÏROS (mot grec qui désigne un moment grave) EST ACCOMPLI ». La Bible n’est pas un catéchisme, un code moral ou rituel mais une histoire. Si Dieu demeure un mystère indicible, il est certain pour les acteurs bibliques qu’il est en train de réaliser un projet au creux de notre histoire. Nous ne sommes pas des pantins manipulés, nous disposons même d’une énorme force de résistance au dessein de Dieu. Mais quoi que fassent les hommes, Dieu agit dans un seul but : nous libérer du mal et nous conduire à la communion amoureuse avec Lui. Au cadran de l’histoire, telle que Dieu la lit et non telle que les hommes politiques l’imaginent selon leurs idées, le moment (le kaïros) a sonné. Aucun éclat ne le manifeste. A Rome, l’empereur s’imagine maître absolu du monde. Mais là-bas, en Galilée, un ancien artisan de village se met à circuler et à lancer à tous vents la Bonne Nouvelle. Pointe alors l’aurore du nouveau monde ! Plus rien d’égal ne surviendra dans la suite.</p><p> « LE REGNE DE DIEU S’EST APPROCHE ». Israël avait toujours cru obtenir la grandeur grâce à un roi de génie. Las, tous se succédèrent et tous échouèrent. D’ailleurs depuis plus de 5 siècles, Israël n’avait plus de souverain mais un des derniers prophètes avait annoncé :<br
/> «&nbsp; Le Seigneur mon Dieu arrivera…Ce sera un Jour unique…Alors le Seigneur se montrera le Roi de la toute la terre.<br
/> En ce jour-là, le Seigneur sera unique et son Nom unique »&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; (Zacharie 14, 8-9).<br
/> Le pauvre Jésus du minuscule village de Nazareth, seul, démuni de tout, sans moyen de puissance, proclame : Moi aujourd’hui je vous l’annonce : Dieu vient, avec moi, instaurer son règne maintenant sur cette terre des hommes. Il ne transforme pas le monde par un coup de baguette magique, il n’anéantit pas le mal, ne supprime pas la souffrance, n’ « angélise » pas les hommes. Car son règne n’a d’autre puissance que celle de l’amour et l’amour ne s’impose pas, il s’offre.<br
/> Ainsi donc, du côté de Dieu, tout est fait : en Jésus le Règne divin commence en vérité, ici et maintenant.&nbsp; Rien ni personne ne pourra lui imposer un délai ni encore moins le contrecarrer. Encore faut-il que l’homme l’accueille. Comment ?</p><p> « CONVERTISSEZ-VOUS ». L’appel n’est pas réservé à une certaine catégorie de gens plus mauvais que les autres. Il s’adresse à tous sans exception. Chacun et chacune – même les plus observants des pharisiens, les plus pieux des grands prêtres &#8211; est invité à se détourner de ses façons de voir, de penser, d’imaginer, de faire, d’espérer. La conversion (« teshouvah » en hébreu ; « metanoïa » en grec) est une notion capitale dans la bible : elle ne signifie pas un simple remords, un époussetage de l’âme, une vague résolution, un projet de se rendre meilleur car l’homme ne peut pas « se faire » pour devenir citoyen du Royaume de Dieu. Mais il lui est demandé de se détourner pour se retourner dans une autre direction.</p><p> « ET CROYEZ A LA BONNE NOUVELLE ». C’est une vraie question de confiance car tout contredit cette annonce: le mal qui paraît omniprésent, le passé qui prouve que toutes les tentatives du bonheur de l’humanité ont avorté, notre égoïsme qui s’affirme incurable…et même, pour nous aujourd’hui, l’Eglise qui serine ses sempiternelles fredaines et qui présente le visage lamentable d’une organisation qui échoue sans cesse à faire ce qu’elle dit. Il faut CROIRE, oui, faire confiance. Jésus va opérer ce que David et Isaïe, Platon et Aristote, Cyrus et Alexandre le Grand n’ont jamais réussi à faire. Vous en doutez ? Thérèse de Lisieux rongée par la tuberculose dans son minable carmel de Lisieux, le père Damien mourant de la lèpre à Molokaï, Maximilien Kolbe écroulé dans le blockhaus d’Auschwitz, Soljenitsyne cassant des cailloux dans le froid glacial du goulag sibérien, tous CROYAIENT A LA BONNE NOUVELLE. Non par un miracle soudain, une guérison immédiate. Mais JESUS ETAIT LA ET DIEU AVEC LUI.</p><p> APPEL DES 4 PREMIERS DISCIPLES<br
/> Passant au bord du lac de Galilée, Jésus voit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets (c’était des pêcheurs). Il leur dit : «&nbsp; Venez derrière moi : je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Aussitôt laissant là leurs filets, ils le suivent. Un peu plus loin, il voit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean qui étaient dans leur barque et préparaient les filets. Jésus les appelle aussitôt. Alors laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partent derrière lui ».</p><p> On reste perplexe devant cette obéissance immédiate que rien n’explique. Mais l’évangile de Jean nous a éclairés la semaine passée : tous ces hommes étaient des disciples de Jean-Baptiste, ils se connaissaient et là ils ont rencontré Jésus. Baptisés dans le Jourdain, ils sont rentrés chez eux et ont repris leur métier. Maintenant l’heure est venue : oseront-ils croire à l’appel, faire confiance à ce charpentier ?<br
/> La mission à remplir est gigantesque : « pêcher les hommes ». Car les hommes se noient (dans les soucis et les chagrins), ils barbotent (dans les futilités), ils coulent (dans la dépression), ils s’abîment (dans le désespoir), ils perdent pied (dans le déluge des mauvaises nouvelles). Il faut d’urgence les sortir des flots, les redresser, les replacer sur le roc solide de la foi, leur permettre de respirer le souffle de l’Esprit.<br
/> On ne s’érige pas en sauveur : on doit apprendre à le devenir. Non par des cours de relaxation ou des méthodes transactionnelles, mais « en suivant Jésus », en mettant ses pas dans les siens, donc en lisant l’Evangile, en regardant, en écoutant celui-là seul qui rend capables de poursuivre cette tâche. « Je ferai de vous… ». On n’exerce pas ce « métier » à temps partiel, en y consacrant quelques moments de loisirs. Les pêcheurs sont tenus à une « conversion » radicale : abandonner leur profession, leurs outils, leurs parents, leur milieu pour partir sans rien, sans connaître la destination, sans savoir de quoi on vivra ni ce qu’on aura à dire et à faire. L’essentiel est là : être avec Jésus.</p><p> Jésus n’exigera pas de tous ce détachement total : la majorité des premiers disciples seront des gens engagés dans les responsabilités familiales et professionnelles et qui auront à vivre les exigences de l’Evangile dans leur état de vie. Mais il fallait au préalable et il faudra toujours, des « apôtres » dont la mission sera d’être, à la suite de Jésus, les hérauts de la Bonne Nouvelle.<br
/> N’est-ce pas la 1ère fonction à rétablir dans notre Eglise ?&#8230;</p><p> Raphaël D<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 3ème dimanche du temps ordinaire par Père Mourdon</title><link>http://dimancheprochain.org/2411-homelie-du-3eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1345</link> <dc:creator>Père Mourdon</dc:creator> <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:06:00 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2411#comment-1345</guid> <description>&lt;p&gt;Dans l’unité ! - 3ème Dim. ord. 2012 – 22 janvier - Providence&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps dit « ordinaire » dans lequel nous sommes présentement dans la liturgie n’a rien d’un temps de repos. Chrétiens nous ne faisons pas du surplace. Déjà dans l’Ancien Testament (1ère lecture) nous voyons le prophète Jonas invité par le Seigneur à se rendre à Ninive, grande ville païenne en dehors d’Israël. Il aura comme mission de proclamer : « Encore 40 jours et Ninive sera détruite ». Sa prédication est écoutée et « aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu » Convertis ils jeûnèrent et « prirent des vêtements de deuil ». Devant cette réaction « Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés »&lt;br /&gt;
Que dire ?&#160; Que le Seigneur est le Dieu des juifs mais aussi des païens. Il sait les écouter, comme les juifs, et leur conduite de vie n’est pas sans influencer sa propre attitude. C’est valable pour chacun de nous !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Fais-nous connaître tes chemins, Seigneur » Le chant du Psaume 24 est une invitation à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique ! « par ta vérité, enseigne-moi » ; « ton amour est de toujours » ; « montre aux pécheurs (que nous sommes) le chemin. Jésus dira : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens notre chemin ne serait-il pas de prier et œuvrer non seulement pour l’unité des chrétiens - c’est important - mais aussi pour celle de toutes les nations, et toute l’année ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
St Paul (2ème lecture) invite à adopter des attitudes de vie « pour un temps limité » (celui de notre séjour ici-bas). Elles sont souvent contraires à celles vécues par la plupart « car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer » et l’on veut profiter de la vie ! Est possible, à la fois une crainte, devant tout ce qui se dégrade, les événements catastrophiques, tout ce qui peut révolter les âmes des justes, tout ce qui meurt, la mort sans échappatoire. Heureusement à la fois une joie indicible, celle du monde nouveau, du monde de Dieu, monde vers lequel nous marchons, où nos péchés sont pardonnés par Jésus et son Eglise, espérance réconfortante ! L’unité des cœurs, source de joie !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Evangile (Marc 1, 14-20) situe Jésus, après l’arrestation de Jean Baptiste, à son retour en Galilée. Il y proclame la Bonne Nouvelle : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »&lt;br /&gt;
La vie de notre monde tel que nous le connaissons n’a donc rien de définitif. Il est appelé à disparaître, mais pour voir lui succéder un monde parfait, celui que Jésus inaugurera à la fin des temps. A nous de nous y préparer par notre conversion et notre foi en sa parole et en sa promesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans cette perspective qu’il appelle quelques pêcheurs du lac de Galilée : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Jésus appelle à le suivre parce qu’il est le Chemin, et cela concerne toute l’humanité. Cependant il invite plus spécialement ces pêcheurs pour une tâche précise : devenir pêcheurs d’hommes. Notons qu’il choisit comme apôtres des gens simples mais généreux de cœur. Laissant leurs filets ou leur barque « ils partirent derrière lui ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un temps où chez nous ils sont encore rares ceux qui laissent tout pour être apôtres en son Eglise - ce qui n’est pas le cas en d’autres pays et continents - il est bon de prier pour leur nombre croissant et pour leur sainteté - pourquoi pas dans notre propre famille - en suivant Jésus comme guide afin de parvenir au Royaume de l’Amour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que Marie, notre Mère du ciel, intercède pour chacun de nous et pour l’humanité entière, afin de rejoindre avec son Fils et tous les saints notre Père des cieux. Auprès de Lui l’unité sera parfaite et sans obstacles, même la mort aura disparue !&lt;br /&gt;
&#160;&lt;/p&gt;</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’unité ! &#8211; 3ème Dim. ord. 2012 – 22 janvier &#8211; Providence</p><p> Le temps dit « ordinaire » dans lequel nous sommes présentement dans la liturgie n’a rien d’un temps de repos. Chrétiens nous ne faisons pas du surplace. Déjà dans l’Ancien Testament (1ère lecture) nous voyons le prophète Jonas invité par le Seigneur à se rendre à Ninive, grande ville païenne en dehors d’Israël. Il aura comme mission de proclamer : « Encore 40 jours et Ninive sera détruite ». Sa prédication est écoutée et « aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu » Convertis ils jeûnèrent et « prirent des vêtements de deuil ». Devant cette réaction « Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés »<br
/> Que dire ?&nbsp; Que le Seigneur est le Dieu des juifs mais aussi des païens. Il sait les écouter, comme les juifs, et leur conduite de vie n’est pas sans influencer sa propre attitude. C’est valable pour chacun de nous !</p><p> « Fais-nous connaître tes chemins, Seigneur » Le chant du Psaume 24 est une invitation à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique ! « par ta vérité, enseigne-moi » ; « ton amour est de toujours » ; « montre aux pécheurs (que nous sommes) le chemin. Jésus dira : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens notre chemin ne serait-il pas de prier et œuvrer non seulement pour l’unité des chrétiens &#8211; c’est important &#8211; mais aussi pour celle de toutes les nations, et toute l’année ?</p><p> St Paul (2ème lecture) invite à adopter des attitudes de vie « pour un temps limité » (celui de notre séjour ici-bas). Elles sont souvent contraires à celles vécues par la plupart « car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer » et l’on veut profiter de la vie ! Est possible, à la fois une crainte, devant tout ce qui se dégrade, les événements catastrophiques, tout ce qui peut révolter les âmes des justes, tout ce qui meurt, la mort sans échappatoire. Heureusement à la fois une joie indicible, celle du monde nouveau, du monde de Dieu, monde vers lequel nous marchons, où nos péchés sont pardonnés par Jésus et son Eglise, espérance réconfortante ! L’unité des cœurs, source de joie !</p><p> L’Evangile (Marc 1, 14-20) situe Jésus, après l’arrestation de Jean Baptiste, à son retour en Galilée. Il y proclame la Bonne Nouvelle : « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »<br
/> La vie de notre monde tel que nous le connaissons n’a donc rien de définitif. Il est appelé à disparaître, mais pour voir lui succéder un monde parfait, celui que Jésus inaugurera à la fin des temps. A nous de nous y préparer par notre conversion et notre foi en sa parole et en sa promesse.</p><p> C’est dans cette perspective qu’il appelle quelques pêcheurs du lac de Galilée : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Jésus appelle à le suivre parce qu’il est le Chemin, et cela concerne toute l’humanité. Cependant il invite plus spécialement ces pêcheurs pour une tâche précise : devenir pêcheurs d’hommes. Notons qu’il choisit comme apôtres des gens simples mais généreux de cœur. Laissant leurs filets ou leur barque « ils partirent derrière lui ».</p><p> En un temps où chez nous ils sont encore rares ceux qui laissent tout pour être apôtres en son Eglise &#8211; ce qui n’est pas le cas en d’autres pays et continents &#8211; il est bon de prier pour leur nombre croissant et pour leur sainteté &#8211; pourquoi pas dans notre propre famille &#8211; en suivant Jésus comme guide afin de parvenir au Royaume de l’Amour.</p><p> Que Marie, notre Mère du ciel, intercède pour chacun de nous et pour l’humanité entière, afin de rejoindre avec son Fils et tous les saints notre Père des cieux. Auprès de Lui l’unité sera parfaite et sans obstacles, même la mort aura disparue !<br
/> &nbsp;</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire par Kerit.be</title><link>http://dimancheprochain.org/2390-2eme-dimanche-du-temps-ordinaire-4/comment-page-1/#comment-1344</link> <dc:creator>Kerit.be</dc:creator> <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 16:51:37 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2390#comment-1344</guid> <description>&lt;h6 align=&quot;center&quot; class=&quot;Style17&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Deuxième dimanche dans l&#039;année B&lt;/span&gt;&lt;/h6&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Les lectures de ce dimanche nous parlent de la rencontre avec Dieu grâce à des intermédiaires. Ainsi en va-t-il du vieux prêtre Éli qui &#160;apprend à l’enfant Samuel à écouter la Parole de Dieu. De même, Jean-Baptiste désigne à ses disciples &lt;em&gt;«&#160;l’agneau de Dieu&#160;»!&lt;/em&gt;. L’un et l’autre, montre le chemin. Mais l’un comme l’autre s’efface pour voir leurs disciples, comme de dos, entrer dans la relation indicible avec Dieu. Ils les introduisent au seuil, puis &#160;se retirent sur la pointe des pieds…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Telle est bien notre mission de baptisé&#160;: conduire discrètement et respectueusement les autres au seuil du sanctuaire de leur cœur profond, là où Dieu demeure. Inutile donc de chercher au dehors Celui qui nous est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. C’est ce qu’avoue saint Augustin dans ses célèbres «&#160;Confessions&#160;»&#160;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&#160;Bien tard je t&#039;ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle,&lt;br /&gt;
Bien tard je t&#039;ai aimée !&lt;br /&gt;
Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors…&#160;» &lt;/em&gt;(Confessions, livre 10)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;C’est désormais là, au plus profond de nous-mêmes que Dieu nous est présent. Après la lecture de saint Augustin et des évangiles, la jeune juive hollandaise Etty Hillesum écrivait en 1941, deux ans avant da mort à Auschwitz&#160;: &lt;em&gt;«&#160;Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois, je pensais à l&#039;atteindre. Mais le plus souvent des pierres et des gravats obstruent ce puits et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre au jour&#160;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Comment remettre au jour cette source cachée, cette fontaine scellée ? Déjà en repassant dans notre cœur les lectures de ce jour. La première, à travers le récit de la vocation de Samuel, nous montre que c’est parce qu’il avait un cœur qui écoutait que Samuel put entendre la Parole de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Dans la seconde, saint Paul parle du lien mystérieux qui&#160; unit l’aventure intérieure à notre manière de vivre. On ne peut approcher Dieu sans mettre notre vie concrète en harmonie avec notre recherche spirituelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Dans son Evangile, enfin, saint Jean montre que c’est en interrogeant Jésus, en scrutant sa Parole, et en nous mettant à sa suite, que nous pourrons découvrir ce lieu où Il demeure dans le sein du Père et que nos pouvons atteindre, en Lui, en plongeant au centre de notre être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;Connaissez-vous l&#039;héroïsme et la souffrance du poète Charles Péguy ? Il s’est converti, mais sa femme, qu’il a épousée civilement et avec qui il a eu quatre enfants, ne veut pas en entendre parler. Pour communier, il devrait se marier à l’église et faire baptiser ses enfants. Ses amis, comme le philosophe Jacques Maritain, lui disent&#160;: «&#160;Enfin, ta femme, tu n’as qu’à la forcer ». Mais Péguy&#160;répond : «&#160;Ma femme&#160; dit&#160;: Non&#160;! Ce sera non&#160;! Je la respecte&#160;». En plus, à ce moment-là, il tombe amoureux d’une autre femme&#160;: Blanche. Et ses dévots amis osent lui dire&#160;: «&#160; Tu n’as qu’à changer&#160;! Pour l’Eglise, vous n’êtes pas mariés&#160;!&#160;» Pétrifié de douleur, Péguy tient bon et reste fidèle. Il rompt avec Jacques Maritain, par respect pour son épouse. Il meurt au début de la bataille de la Marne, en septembre 1914. Plus tard, sans aucune pression, madame Péguy, athée et fille d’une compagne de Louise Michel (la Commune de Paris, 1871), se convertira en 1925 et fera baptiser leurs enfants. Charles Péguy aura été le vrai précurseur de l’infiniment respectueuse rencontre entre le Christ et Charlotte Baudouin, son épouse. Ayons la même délicatesse… (&lt;a href=&quot;http://www.revue-resurrection.org/Peguy-et-Maritain-le-conflit-de&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.revue-resurrection.org/Peguy-et-Maritain-le-conflit-de&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size:12px;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Style16&quot;&gt;&lt;a class=&quot;Style16&quot; href=&quot;http://www.kerit.be/homelie.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les homélies sur kerit.be &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </description> <content:encoded><![CDATA[<h6 align="center" class="Style17"><span
style="font-size:12px;">Deuxième dimanche dans l&#8217;année B</span></h6><p><span
style="font-size:12px;">Les lectures de ce dimanche nous parlent de la rencontre avec Dieu grâce à des intermédiaires. Ainsi en va-t-il du vieux prêtre Éli qui &nbsp;apprend à l’enfant Samuel à écouter la Parole de Dieu. De même, Jean-Baptiste désigne à ses disciples <em>«&nbsp;l’agneau de Dieu&nbsp;»!</em>. L’un et l’autre, montre le chemin. Mais l’un comme l’autre s’efface pour voir leurs disciples, comme de dos, entrer dans la relation indicible avec Dieu. Ils les introduisent au seuil, puis &nbsp;se retirent sur la pointe des pieds…</span></p><p><span
style="font-size:12px;">Telle est bien notre mission de baptisé&nbsp;: conduire discrètement et respectueusement les autres au seuil du sanctuaire de leur cœur profond, là où Dieu demeure. Inutile donc de chercher au dehors Celui qui nous est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. C’est ce qu’avoue saint Augustin dans ses célèbres «&nbsp;Confessions&nbsp;»&nbsp;:</span></p><p><span
style="font-size:12px;"><em>«&nbsp;Bien tard je t&#8217;ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle,<br
/> Bien tard je t&#8217;ai aimée !<br
/> Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors…&nbsp;» </em>(Confessions, livre 10)</span></p><p><span
style="font-size:12px;">C’est désormais là, au plus profond de nous-mêmes que Dieu nous est présent. Après la lecture de saint Augustin et des évangiles, la jeune juive hollandaise Etty Hillesum écrivait en 1941, deux ans avant da mort à Auschwitz&nbsp;: <em>«&nbsp;Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois, je pensais à l&#8217;atteindre. Mais le plus souvent des pierres et des gravats obstruent ce puits et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre au jour&nbsp;».</em></span></p><p><span
style="font-size:12px;">Comment remettre au jour cette source cachée, cette fontaine scellée ? Déjà en repassant dans notre cœur les lectures de ce jour. La première, à travers le récit de la vocation de Samuel, nous montre que c’est parce qu’il avait un cœur qui écoutait que Samuel put entendre la Parole de Dieu.</span></p><p><span
style="font-size:12px;">Dans la seconde, saint Paul parle du lien mystérieux qui&nbsp; unit l’aventure intérieure à notre manière de vivre. On ne peut approcher Dieu sans mettre notre vie concrète en harmonie avec notre recherche spirituelle.</span></p><p><span
style="font-size:12px;">Dans son Evangile, enfin, saint Jean montre que c’est en interrogeant Jésus, en scrutant sa Parole, et en nous mettant à sa suite, que nous pourrons découvrir ce lieu où Il demeure dans le sein du Père et que nos pouvons atteindre, en Lui, en plongeant au centre de notre être.</span></p><p><span
style="font-size:12px;">Connaissez-vous l&#8217;héroïsme et la souffrance du poète Charles Péguy ? Il s’est converti, mais sa femme, qu’il a épousée civilement et avec qui il a eu quatre enfants, ne veut pas en entendre parler. Pour communier, il devrait se marier à l’église et faire baptiser ses enfants. Ses amis, comme le philosophe Jacques Maritain, lui disent&nbsp;: «&nbsp;Enfin, ta femme, tu n’as qu’à la forcer ». Mais Péguy&nbsp;répond : «&nbsp;Ma femme&nbsp; dit&nbsp;: Non&nbsp;! Ce sera non&nbsp;! Je la respecte&nbsp;». En plus, à ce moment-là, il tombe amoureux d’une autre femme&nbsp;: Blanche. Et ses dévots amis osent lui dire&nbsp;: «&nbsp; Tu n’as qu’à changer&nbsp;! Pour l’Eglise, vous n’êtes pas mariés&nbsp;!&nbsp;» Pétrifié de douleur, Péguy tient bon et reste fidèle. Il rompt avec Jacques Maritain, par respect pour son épouse. Il meurt au début de la bataille de la Marne, en septembre 1914. Plus tard, sans aucune pression, madame Péguy, athée et fille d’une compagne de Louise Michel (la Commune de Paris, 1871), se convertira en 1925 et fera baptiser leurs enfants. Charles Péguy aura été le vrai précurseur de l’infiniment respectueuse rencontre entre le Christ et Charlotte Baudouin, son épouse. Ayons la même délicatesse… (<a
href="http://www.revue-resurrection.org/Peguy-et-Maritain-le-conflit-de" rel="nofollow">http://www.revue-resurrection.org/Peguy-et-Maritain-le-conflit-de</a>)</span></p><p><span
style="font-size:12px;"><span
class="Style16"><a
class="Style16" href="http://www.kerit.be/homelie.php" target="_blank" rel="nofollow">Les homélies sur kerit.be </a></span></span></p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur A tous les abonnés&#8230; par erica</title><link>http://dimancheprochain.org/2363-a-tous-les-abonnes-11/comment-page-1/#comment-1343</link> <dc:creator>erica</dc:creator> <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 18:05:28 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=2363#comment-1343</guid> <description>bonjour mon pere ; je suis tres touchée de ce&#160;que vous ayez&#160; pensez a écrire a tous vos abonnés pour aisi&#160; leur présenter vos voeux les meilleurs pour l&#039;année nouvelle:a mon tour je vous souhaite mes voeux les meilleurs pour l&#039;année nouvelle:puisse la lumiere divine vous éclairer afin que vous pussiez édifiez ma foi au moyen de vos messages.</description> <content:encoded><![CDATA[<p>bonjour mon pere ; je suis tres touchée de ce&nbsp;que vous ayez&nbsp; pensez a écrire a tous vos abonnés pour aisi&nbsp; leur présenter vos voeux les meilleurs pour l&#8217;année nouvelle:a mon tour je vous souhaite mes voeux les meilleurs pour l&#8217;année nouvelle:puisse la lumiere divine vous éclairer afin que vous pussiez édifiez ma foi au moyen de vos messages.</p> ]]></content:encoded> </item> <item><title>Commentaires sur 3ème dimanche du temps ordinaire par Dodo</title><link>http://dimancheprochain.org/865-3eme-dimanche-du-temps-ordinaire/comment-page-1/#comment-1342</link> <dc:creator>Dodo</dc:creator> <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 16:27:04 +0000</pubDate> <guid
isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=865#comment-1342</guid> <description>Mille mercis Abbé Jean, vos Homélies m&#039;aident beaucoup dans la préparation de la messe.&#160;vos commentaires sont simples et profonds. puisse Dieu continuer à vous inspirer afin d&#039;aider les fidèles a vivre leur foi.</description> <content:encoded><![CDATA[<p>Mille mercis Abbé Jean, vos Homélies m&#8217;aident beaucoup dans la préparation de la messe.&nbsp;vos commentaires sont simples et profonds. puisse Dieu continuer à vous inspirer afin d&#8217;aider les fidèles a vivre leur foi.</p> ]]></content:encoded> </item> </channel> </rss>
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