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	Commentaires sur : 26ème dimanche du temps ordinaire	</title>
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	<description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description>
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		Par : Nguyen The Cuong		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nguyen The Cuong]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 05:17:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[De tout temps, entre riches et pauvres, le fossé se creuse.  À l&#039;ère de l&#039;information à grande échelle, au vu de ce qui se passe actuellement dans le monde, cet écart saute aux yeux : il est vraiment béant !  L’inégalité financière et sociale s’expose sans pudeur au grand jour.  L&#039;Évangile de ce dimanche aborde avec une grande clarté ce sujet sensible : « Il y avait un homme riche et un pauvre ! » (Lc 16:19-31)  Les deux personnages de la parabole ne sont séparés que par un portail.  Ils sont presque côte-à-côte et pourtant, un abîme s’interpose entre eux.  L’opulence d’un riche et la détresse d’un miséreux s’affichent froidement aux yeux de tous.  L’image implacable d’une société individualiste et égoïste.  Deux mondes à part !  Le citoyen lambda aux poches bien remplies et le pauvre cherchant péniblement à se nourrir.  Chacun son petit coin de vie, dans une totale indifférence l’un pour l’autre !  
Oh oui, la fracture sociale reste toujours un sujet d’actualité !  À travers la parabole de ‘l’homme riche et Lazare’, Jésus nous dépeint le mur invisible qui sépare deux mondes parfois très proches.  Et ce qui est étonnant dans cette parabole, c’est qu’elle n’évoque aucune interaction directe entre les deux personnages.  Le riche ‘faisait chaque jour des festins somptueux’ et le pauvre Lazare ‘aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table’.  L’homme riche n&#039;est pas accusé d’exploiter Lazare.  Simplement, il ne l&#039;a pas vu !  Ces deux hommes vivent tout bonnement l’un à côté de l’autre et s’ignorent.  Sans méchanceté ni jalousie...  Dans la parabole, Jésus ne dénonce pas la fortune de l’homme riche mais son indifférence.  Cette attitude le rend imperméable aux malheurs du pauvre couché devant son portail.  C’est le comportement d’un égoïste fermé sur lui-même qui est mis en cause.  L’abondance l’a rendu aveugle.  Son tort, c&#039;est de s’emmurer dans le confort, si bien qu’il ne voit pas le miséreux couvert de plaies qui se meurt devant sa porte.  Il vit dans sa bulle et reste insensible à la misère d’autrui tout au long de son existence.  Riches et pauvres, la fracture est profonde entre ces deux morceaux de société.  La richesse insolente des uns et la misère insoutenable des autres.  Certains gagnent chaque jour ce que d&#039;autres perçoivent en une ou plusieurs années de travail.  L’exhibition ostentatoire des fortunés et la détresse insoutenable des indigents fragmentent notre société.  Le luxe côtoie la misère !  En pleine crise économique comme en ce moment, le dénuement se tient juste au seuil de notre porte !  
Qui de nous n’a pas croisé sur son chemin une personne dans la misère, au regard hagard ?  Un parcours de vie abîmé, un destin brisé sous les regards indifférents des passants.  Nous sommes tellement habitués au spectacle que nous finissons par le regarder de loin, de très loin… en tout cas d’assez loin pour ne pas en être dérangés !  Pourtant nous savons fort bien que cette inertie nous accuse.  Nous vivons les uns à côté des autres en ignorant la détresse humaine très proche de nous.  L’individualisme reste encore très vivace.  Dans nos grandes villes, on ignore même le décès d’un voisin.  On peut habiter le même palier d’immeuble sans se connaître ou se rencontrer.  Un constat bien pessimiste !  À travers la parabole, Jésus dénonce l’aveuglement de ceux qui font fi du prochain en situation de détresse.  Il nous montre le fossé qu’il faut combler au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.  Face à cette précarité, nous sommes portés à croire que nous ne pouvons pas apporter soulagement à toutes les souffrances du monde.  Certes, mais il s’agit de partage.  Saint Paul nous exhorte : « Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. » (2 Cor 8:13)  Avec le peu que nous possédons, partageons-le aux autres et le miracle s’accomplira.  Comme dans l’exemple du petit garçon qui offre à Jésus ‘les cinq pains et les deux poissons’ pour nourrir la foule (Luc 9:12-14).  « Ce qui compte ce n&#039;est pas ce que l&#039;on donne, mais l&#039;amour avec lequel on donne. » (Mère Teresa)  Le cœur sur la main !  
À plusieurs reprises, le pape François cite cette fameuse phrase de saint Jean de la Croix : « Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l’amour. »  Et il ajoute : « Ce mendiant, ce nécessiteux qui tend la main est Jésus.  Ce malade que je dois visiter, c’est Jésus.  Ce prisonnier est Jésus.  Cet affamé est Jésus.  Pensons à cela. »  Rappelant ainsi la Parole de Dieu au jour du jugement : « Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.  [...]  Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. » (Mt 25:42-45)  

Nguyễn Thế Cường Jacques]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De tout temps, entre riches et pauvres, le fossé se creuse.  À l&rsquo;ère de l&rsquo;information à grande échelle, au vu de ce qui se passe actuellement dans le monde, cet écart saute aux yeux : il est vraiment béant !  L’inégalité financière et sociale s’expose sans pudeur au grand jour.  L&rsquo;Évangile de ce dimanche aborde avec une grande clarté ce sujet sensible : « Il y avait un homme riche et un pauvre ! » (Lc 16:19-31)  Les deux personnages de la parabole ne sont séparés que par un portail.  Ils sont presque côte-à-côte et pourtant, un abîme s’interpose entre eux.  L’opulence d’un riche et la détresse d’un miséreux s’affichent froidement aux yeux de tous.  L’image implacable d’une société individualiste et égoïste.  Deux mondes à part !  Le citoyen lambda aux poches bien remplies et le pauvre cherchant péniblement à se nourrir.  Chacun son petit coin de vie, dans une totale indifférence l’un pour l’autre !<br />
Oh oui, la fracture sociale reste toujours un sujet d’actualité !  À travers la parabole de ‘l’homme riche et Lazare’, Jésus nous dépeint le mur invisible qui sépare deux mondes parfois très proches.  Et ce qui est étonnant dans cette parabole, c’est qu’elle n’évoque aucune interaction directe entre les deux personnages.  Le riche ‘faisait chaque jour des festins somptueux’ et le pauvre Lazare ‘aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table’.  L’homme riche n&rsquo;est pas accusé d’exploiter Lazare.  Simplement, il ne l&rsquo;a pas vu !  Ces deux hommes vivent tout bonnement l’un à côté de l’autre et s’ignorent.  Sans méchanceté ni jalousie&#8230;  Dans la parabole, Jésus ne dénonce pas la fortune de l’homme riche mais son indifférence.  Cette attitude le rend imperméable aux malheurs du pauvre couché devant son portail.  C’est le comportement d’un égoïste fermé sur lui-même qui est mis en cause.  L’abondance l’a rendu aveugle.  Son tort, c&rsquo;est de s’emmurer dans le confort, si bien qu’il ne voit pas le miséreux couvert de plaies qui se meurt devant sa porte.  Il vit dans sa bulle et reste insensible à la misère d’autrui tout au long de son existence.  Riches et pauvres, la fracture est profonde entre ces deux morceaux de société.  La richesse insolente des uns et la misère insoutenable des autres.  Certains gagnent chaque jour ce que d&rsquo;autres perçoivent en une ou plusieurs années de travail.  L’exhibition ostentatoire des fortunés et la détresse insoutenable des indigents fragmentent notre société.  Le luxe côtoie la misère !  En pleine crise économique comme en ce moment, le dénuement se tient juste au seuil de notre porte !<br />
Qui de nous n’a pas croisé sur son chemin une personne dans la misère, au regard hagard ?  Un parcours de vie abîmé, un destin brisé sous les regards indifférents des passants.  Nous sommes tellement habitués au spectacle que nous finissons par le regarder de loin, de très loin… en tout cas d’assez loin pour ne pas en être dérangés !  Pourtant nous savons fort bien que cette inertie nous accuse.  Nous vivons les uns à côté des autres en ignorant la détresse humaine très proche de nous.  L’individualisme reste encore très vivace.  Dans nos grandes villes, on ignore même le décès d’un voisin.  On peut habiter le même palier d’immeuble sans se connaître ou se rencontrer.  Un constat bien pessimiste !  À travers la parabole, Jésus dénonce l’aveuglement de ceux qui font fi du prochain en situation de détresse.  Il nous montre le fossé qu’il faut combler au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.  Face à cette précarité, nous sommes portés à croire que nous ne pouvons pas apporter soulagement à toutes les souffrances du monde.  Certes, mais il s’agit de partage.  Saint Paul nous exhorte : « Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. » (2 Cor 8:13)  Avec le peu que nous possédons, partageons-le aux autres et le miracle s’accomplira.  Comme dans l’exemple du petit garçon qui offre à Jésus ‘les cinq pains et les deux poissons’ pour nourrir la foule (Luc 9:12-14).  « Ce qui compte ce n&rsquo;est pas ce que l&rsquo;on donne, mais l&rsquo;amour avec lequel on donne. » (Mère Teresa)  Le cœur sur la main !<br />
À plusieurs reprises, le pape François cite cette fameuse phrase de saint Jean de la Croix : « Au soir de cette vie, nous serons jugés sur l’amour. »  Et il ajoute : « Ce mendiant, ce nécessiteux qui tend la main est Jésus.  Ce malade que je dois visiter, c’est Jésus.  Ce prisonnier est Jésus.  Cet affamé est Jésus.  Pensons à cela. »  Rappelant ainsi la Parole de Dieu au jour du jugement : « Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.  [&#8230;]  Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait. » (Mt 25:42-45)  </p>
<p>Nguyễn Thế Cường Jacques</p>
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