<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : 26ème dimanche du temps ordinaire	</title>
	<atom:link href="https://dimancheprochain.org/1318-26eme-dimanche-du-temps-ordinaire-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://dimancheprochain.org/1318-26eme-dimanche-du-temps-ordinaire-2/</link>
	<description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description>
	<lastBuildDate>Sat, 16 Feb 2013 18:16:25 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>
	<item>
		<title>
		Par : Christiane Coffy		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1318-26eme-dimanche-du-temps-ordinaire-2/comment-page-1/#comment-714</link>

		<dc:creator><![CDATA[Christiane Coffy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 15:56:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1318#comment-714</guid>

					<description><![CDATA[Un citoyen du monde sur deux vit quotidiennement avec moins d&#039;un euro et demi et une personne sur six habite dans un bidonville. Cette parole du Père Tanguy-Marie me traumatise !

La cause du coeur endurci de nos sociétés occidentales réside dans l&#039;avarice, péché qui entraîne au repliement sur soi. 

Personnellement, je tiens à mes &quot;petites richesses&quot; : en effet, j&#039;ai deux enfants que j&#039;aide chaque mois. Mais en moi-même, Lazare ne cesse d&#039;interpeller &quot;la riche&quot;. Parfois, il m&#039;arrive d&#039;écouter la voix qui m&#039;appelle du plus profond de moi-même et me dit que je suis davantage que ce que je possède ou ce que je fais. INSTANT FUGITIF QUI MARQUERA J&#039;ESPERE, LE DEBUT D&#039;UN NOUVEAU CHEMIN DE VIE.

Ceci étant, j&#039;ai été généreuse envers une jeune fille roumaine qui mendiait dans le métro. Je constate avec plaisir qu&#039;elle n&#039;a pas été expulsée. Par contre, le genre de vie qu&#039;elle mène chez nous, est désolant.

Seigneur, aide-moi à PARTAGER DAVANTAGE AVEC LES AUTRES. En effet, si je donne presque tout ce que j&#039;ai à mes enfants sans sourciller, lorsqu&#039;il s&#039;agit d&#039;aider des inconnus, je réfléchis beaucoup.

Pourtant, il ne se passe pas une seule semaine sans que je reçoive des demandes de dons de la part d&#039;associations honnêtes. Je les pose sur la table, mais Henri ne donne jamais suite et de plus, il ne les lit pas. Il ne se sent vraiment pas concerné.

Jésus, dorénavant, je ferai de mon mieux pour aider davantage mes frères et soeurs.

Christiane]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un citoyen du monde sur deux vit quotidiennement avec moins d&rsquo;un euro et demi et une personne sur six habite dans un bidonville. Cette parole du Père Tanguy-Marie me traumatise !</p>
<p>La cause du coeur endurci de nos sociétés occidentales réside dans l&rsquo;avarice, péché qui entraîne au repliement sur soi. </p>
<p>Personnellement, je tiens à mes « petites richesses » : en effet, j&rsquo;ai deux enfants que j&rsquo;aide chaque mois. Mais en moi-même, Lazare ne cesse d&rsquo;interpeller « la riche ». Parfois, il m&rsquo;arrive d&rsquo;écouter la voix qui m&rsquo;appelle du plus profond de moi-même et me dit que je suis davantage que ce que je possède ou ce que je fais. INSTANT FUGITIF QUI MARQUERA J&rsquo;ESPERE, LE DEBUT D&rsquo;UN NOUVEAU CHEMIN DE VIE.</p>
<p>Ceci étant, j&rsquo;ai été généreuse envers une jeune fille roumaine qui mendiait dans le métro. Je constate avec plaisir qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas été expulsée. Par contre, le genre de vie qu&rsquo;elle mène chez nous, est désolant.</p>
<p>Seigneur, aide-moi à PARTAGER DAVANTAGE AVEC LES AUTRES. En effet, si je donne presque tout ce que j&rsquo;ai à mes enfants sans sourciller, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;aider des inconnus, je réfléchis beaucoup.</p>
<p>Pourtant, il ne se passe pas une seule semaine sans que je reçoive des demandes de dons de la part d&rsquo;associations honnêtes. Je les pose sur la table, mais Henri ne donne jamais suite et de plus, il ne les lit pas. Il ne se sent vraiment pas concerné.</p>
<p>Jésus, dorénavant, je ferai de mon mieux pour aider davantage mes frères et soeurs.</p>
<p>Christiane</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1318-26eme-dimanche-du-temps-ordinaire-2/comment-page-1/#comment-713</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 19:54:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1318#comment-713</guid>

					<description><![CDATA[&lt;div style=&quot;color:#993300;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Du Père Jean M.


Pauvreté !  -   - 26ème Dimanche.

              « Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour qu’en sa pauvreté vous trouviez la richesse ». L’antienne de l’Evangile de ce jour et de dimanche passé mérite bien d’être approfondie.

Que Jésus se soit fait pauvre, c’est toute sa vie ici-bas : dès sa naissance dans une crèche, avec son effacement divin à Nazareth, tout son parcours d’annonce de la Bonne Nouvelle, comme évidemment sa passion et sa mort en croix. Que dans sa pauvreté nous trouvions la richesse, richesse qu’il veut communiquer à l’humanité entière, comme nous avons intérêt à nous en préoccuper ! C’est la richesse de Dieu, du Dieu-Amour, de la Sainte Trinité. Les textes de la liturgie viennent nous éclairer.

La 1ère  lecture du prophète Amos ? Dieu ne peut accepter le mal ! Il dénonce ceux qui ne pensent qu’à bien vivre« vautrés sur leurs divans », n’ayant aucun souci du désastre de leurs frères d’Israël. Ils seront déportés « et la bande des vautrés n’existera plus ».

Le Psaume 145 fait chanter l’amour de Dieu pour les pauvres : « Chantons le Seigneur, il comble les pauvres ». Détaillé cet amour toujours fidèle de Dieu : « il fait justice aux opprimés » - « aux affamés donne le pain » - « délie les enchaînés » - « ouvre les yeux des aveugles » - « redresse les accablés » - « aime les justes » - « protège les étrangers ».
Toute cette énumération concerne le peuple d’Israël. Il avait connu l’esclavage, la faim, la déportation. Une indication valable pour notre temps et non seulement pour le peuple juif. Avec Jésus et l’Evangile regardons-la sous son aspect spirituel,  dépassant le corporel. Prière, sacrements (l’Eucharistie), mission de l’Eglise, sont  concernés.

Dans sa lettre à Timothée l’apôtre St Paul écrit d’utiles recommandations  pour vivre en disciples de Jésus : « être juste et religieux », vivre « dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur ». S’il recommande « de bien se battre dans la foi », chacun comprendra que la seule arme à employer dans ce combat se nomme : aimer !

L’Evangile (Luc 16, 19-31) peut surprendre. La parabole prononcée par Jésus est cependant très évocatrice. L’histoire racontée ? Celle d’un riche en « vêtements de luxe », qui abonde en « festins somptueux », sans voir  « devant le portail » Lazare « couvert de plaies » et affamé. Ce « pauvre mourut » mais se trouve « emporté auprès d’Abraham ». Le riche aussi mourut mais « au séjour des morts » il est condamné « en proie à la torture ». Il s’adresse alors à Abraham pour être rafraîchi, car « il souffre terriblement dans cette fournaise ». Justice est rendue : Lazare « trouve la consolation », le riche « c’est son tour de souffrir ». Un grand abîme les sépare avec l’impossibilité de communiquer cette destinée aux  cœurs  fermés à l’écoute de « Moïse et des prophètes ».

Oui, évocatrice cette parabole évangélique ! Elle ouvre les yeux sur la destinée humaine, voulue par Dieu dans l’Amour. Ecoutons Jésus nous dire dans les Béatitudes : « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous » (Luc 6, 20), et avec St Matthieu, précision spirituelle : « Heureux les pauvres de cœur , le Royaume des cieux est à eux ». « Avec les miracles, l’évangélisation des pauvres est le signe donné par Jésus aux envoyés de Jean Baptiste pour reconnaître qu’il est le Messie attendu » (Mt 11,5)
Dieu-Amour, Dieu des pauvres et des humbles, c’est ce que nous a fait découvrir en sa personne Jésus Christ. Sa gloire est sa résurrection, il veut nous la faire partager pour la vie éternelle. Il est « le Chemin ». 

Avec foi, avec courage, avec l’Esprit d’amour, marchons à sa suite. Vivons l’esprit de pauvreté et de partage. Marie saura nous y aider , prions-la&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="color:#993300;"><strong>Du Père Jean M.</p>
<p>Pauvreté !  &#8211;   &#8211; 26ème Dimanche.</p>
<p>              « Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour qu’en sa pauvreté vous trouviez la richesse ». L’antienne de l’Evangile de ce jour et de dimanche passé mérite bien d’être approfondie.</p>
<p>Que Jésus se soit fait pauvre, c’est toute sa vie ici-bas : dès sa naissance dans une crèche, avec son effacement divin à Nazareth, tout son parcours d’annonce de la Bonne Nouvelle, comme évidemment sa passion et sa mort en croix. Que dans sa pauvreté nous trouvions la richesse, richesse qu’il veut communiquer à l’humanité entière, comme nous avons intérêt à nous en préoccuper ! C’est la richesse de Dieu, du Dieu-Amour, de la Sainte Trinité. Les textes de la liturgie viennent nous éclairer.</p>
<p>La 1ère  lecture du prophète Amos ? Dieu ne peut accepter le mal ! Il dénonce ceux qui ne pensent qu’à bien vivre« vautrés sur leurs divans », n’ayant aucun souci du désastre de leurs frères d’Israël. Ils seront déportés « et la bande des vautrés n’existera plus ».</p>
<p>Le Psaume 145 fait chanter l’amour de Dieu pour les pauvres : « Chantons le Seigneur, il comble les pauvres ». Détaillé cet amour toujours fidèle de Dieu : « il fait justice aux opprimés » &#8211; « aux affamés donne le pain » &#8211; « délie les enchaînés » &#8211; « ouvre les yeux des aveugles » &#8211; « redresse les accablés » &#8211; « aime les justes » &#8211; « protège les étrangers ».<br />
Toute cette énumération concerne le peuple d’Israël. Il avait connu l’esclavage, la faim, la déportation. Une indication valable pour notre temps et non seulement pour le peuple juif. Avec Jésus et l’Evangile regardons-la sous son aspect spirituel,  dépassant le corporel. Prière, sacrements (l’Eucharistie), mission de l’Eglise, sont  concernés.</p>
<p>Dans sa lettre à Timothée l’apôtre St Paul écrit d’utiles recommandations  pour vivre en disciples de Jésus : « être juste et religieux », vivre « dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur ». S’il recommande « de bien se battre dans la foi », chacun comprendra que la seule arme à employer dans ce combat se nomme : aimer !</p>
<p>L’Evangile (Luc 16, 19-31) peut surprendre. La parabole prononcée par Jésus est cependant très évocatrice. L’histoire racontée ? Celle d’un riche en « vêtements de luxe », qui abonde en « festins somptueux », sans voir  « devant le portail » Lazare « couvert de plaies » et affamé. Ce « pauvre mourut » mais se trouve « emporté auprès d’Abraham ». Le riche aussi mourut mais « au séjour des morts » il est condamné « en proie à la torture ». Il s’adresse alors à Abraham pour être rafraîchi, car « il souffre terriblement dans cette fournaise ». Justice est rendue : Lazare « trouve la consolation », le riche « c’est son tour de souffrir ». Un grand abîme les sépare avec l’impossibilité de communiquer cette destinée aux  cœurs  fermés à l’écoute de « Moïse et des prophètes ».</p>
<p>Oui, évocatrice cette parabole évangélique ! Elle ouvre les yeux sur la destinée humaine, voulue par Dieu dans l’Amour. Ecoutons Jésus nous dire dans les Béatitudes : « Heureux, vous les pauvres : le Royaume de Dieu est à vous » (Luc 6, 20), et avec St Matthieu, précision spirituelle : « Heureux les pauvres de cœur , le Royaume des cieux est à eux ». « Avec les miracles, l’évangélisation des pauvres est le signe donné par Jésus aux envoyés de Jean Baptiste pour reconnaître qu’il est le Messie attendu » (Mt 11,5)<br />
Dieu-Amour, Dieu des pauvres et des humbles, c’est ce que nous a fait découvrir en sa personne Jésus Christ. Sa gloire est sa résurrection, il veut nous la faire partager pour la vie éternelle. Il est « le Chemin ». </p>
<p>Avec foi, avec courage, avec l’Esprit d’amour, marchons à sa suite. Vivons l’esprit de pauvreté et de partage. Marie saura nous y aider , prions-la</strong></div>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1318-26eme-dimanche-du-temps-ordinaire-2/comment-page-1/#comment-712</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 19:20:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1318#comment-712</guid>

					<description><![CDATA[&lt;strong&gt;&lt;div style=&quot;color:#993300;&quot;&gt;Du Père Raphaël D

Distance à l’homme  =  Distance à Dieu

Lorsque Jésus a conclu la parabole du gérant malhonnête, en disant : «  Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » (texte de dimanche passé), Luc a noté la réaction des pharisiens « qui aimaient l’argent, écoutaient tout cela et ils ricanaient à son sujet » (16, 14). Jésus ne se laisse pas décontenancer et il va reprendre le même enseignement dans une nouvelle parabole où il les met en garde contre le péril mortel de la dureté de cœur.

LE RENVERSEMENT DES SITUATIONS

« Il y avait un homme riche qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
Le pauvre mourut et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et on l’enterra. 
Au séjour des morts, il était en proie à la torture : il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria :
-  Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue car je souffre terriblement dans cette fournaise.
- Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation et toi, c’est  à ton tour de souffrir. De plus un grand abîme a été mis entre vous et nous pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas et que de là-bas non plus on ne vienne pas vers nous ».

Il n’est pas reproché au riche de posséder beaucoup de biens mais de les utiliser égoïstement pour ses propres plaisirs et de demeurer fermé à la détresse du misérable. Pourtant il ne peut s’empêcher de voir celui qui gît devant sa porte : d’ailleurs il ne cherchera pas d’excuse en prétextant qu’il ne l’a pas vu. 
Le pauvre, lui, n’est pas jaloux du riche, il n’exige pas le partage de ses biens : simplement il se contenterait de recevoir les restes des banquets afin de survivre.
Le premier jouit de tout dans une vie paradisiaque : le second traîne une vie d’enfer.

Mais quel que soit notre train de vie, à un moment le train s’arrête pour toujours.
Et la situation que nous aurons voulue sur terre se retrouvera dans l’au-delà … INVERSEE !!!!!!

Lazare est emporté « dans le sein d’Abraham » selon la conception juive du temps, à la place d’honneur du banquet présidé par le patriarche de la foi. En effet, puisque Dieu est Amour et Miséricorde, il ne peut que compatir à la détresse de ceux qui sont délaissés et écrasés et les combler de sa Vie. 
Quant au riche au cœur dur, il se retrouve au loin, à la distance qu’il avait mise lui-même entre lui et le misérable. Dieu ne le hait pas : c’est lui-même qui a forgé son destin. Il ne voulait pas de compassion, de charité, de partage : il se retrouve dans un état où il n’y a plus de compassion, de charité, de partage. Comme il ne voulait pas donner, il ne peut recevoir. Il brûlait d’envie de consommer tout seul : il se consume dans la solitude.
Quiconque s’enferme en lui-même, se retrouvera enfermé en lui-même. 
Ce retournement des situations est un leitmotiv de l’évangile de Luc :

LES BEATITUDES : « Heureux vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés…        Malheureux vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim » (6,20-26)
LE MAGNIFICAT DE MARIE : « Les affamés, il les comble de biens : et les riches, il les renvoie les mains vides » (1, 51-53)

MEME UNE APPARITION NE LES CONVERTIRAIT PAS

Le riche répliqua :
- Eh bien, père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai 5 frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de tortures.
- Ils ont Moïse et les prophètes, dit Abraham, qu’ils les écoutent.
- Non, père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.
- Non, dit Abraham : s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. »

La charité à l’égard du pauvre, le devoir de venir en aide à l’affamé n’est pas un enseignement nouveau révélé par Jésus : il s’agit d’une exigence de toujours, qui était exprimée et maintes fois répétée dans les Ecritures. Parmi tant de passages citons :

LA LOI : « S’il y a chez toi un pauvre, l’un de tes frères, tu n’endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main à ton frère pauvre, mais tu lui ouvriras ta main toute grande… » (Deut 15, 7-11)

LES PROPHETES : «  Ecoutez ceci, vous qui vous acharnez sur le pauvre pour anéantir les humbles… : le Seigneur le jure : jamais je n’oublierai aucune de vos actions «  (Amos 8, 4-7)

_______________ Et lire la 1ère lecture tirée de ce prophète

LA SAGESSE : «  Mon fils, ne prive pas le pauvre de sa subsistance, ne le fais pas languir, ne fais pas souffrir une âme affamée…De l’indigent, ne détourne pas ton regard ; incline ton oreille vers le pauvre…délivre l’opprimé…Tu seras comme un fils du Très Haut » (Siracide 4, 1-10)

Le riche sait que ses frères connaissent cet enseignement fondamental des Ecritures et qu’ils ne l’observent pas plus qu’il ne le faisait lui-même ! Mais il s’imagine que s’il survenait un miracle, si Dieu opérait une merveille devant leurs yeux -  par exemple qu’un ressuscité survienne et les exhorte – alors ils se convertiraient certainement ! 
Eh bien NON, dit Jésus, même un ressuscité ne parviendrait pas à les persuader ! 
Terrifiant ! On a rarement souligné à ce point combien l’égoïsme peut rendre un cœur inaltérable, et comment l’attachement à l’argent peut enfermer dans une dureté inexpugnable ! 

N’oublions pas que Luc publie son évangile pour des chrétiens qui croient en Jésus ressuscité, qui vivent la rencontre avec lui notamment dans l’Eucharistie. Veut-il mettre en garde certains convertis qui, même lorsqu’ils confessent leur foi en Jésus vivant, demeurent néanmoins crispés sur leurs possessions, rétifs à soulager leurs frères plus pauvres ?
Les Ecritures dispensent sur le sujet un enseignement parfaitement clair : il suffit de lire…et de se décider à le mettre en pratique avant qu’il ne soit trop tard. Si l’on refuse d’obéir aux Ecritures, la résurrection n’obtient aucun résultat.

Raphaël D&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></p>
<div style="color:#993300;">Du Père Raphaël D</p>
<p>Distance à l’homme  =  Distance à Dieu</p>
<p>Lorsque Jésus a conclu la parabole du gérant malhonnête, en disant : «  Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » (texte de dimanche passé), Luc a noté la réaction des pharisiens « qui aimaient l’argent, écoutaient tout cela et ils ricanaient à son sujet » (16, 14). Jésus ne se laisse pas décontenancer et il va reprendre le même enseignement dans une nouvelle parabole où il les met en garde contre le péril mortel de la dureté de cœur.</p>
<p>LE RENVERSEMENT DES SITUATIONS</p>
<p>« Il y avait un homme riche qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.<br />
Le pauvre mourut et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et on l’enterra.<br />
Au séjour des morts, il était en proie à la torture : il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria :<br />
&#8211;  Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue car je souffre terriblement dans cette fournaise.<br />
&#8211; Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation et toi, c’est  à ton tour de souffrir. De plus un grand abîme a été mis entre vous et nous pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas et que de là-bas non plus on ne vienne pas vers nous ».</p>
<p>Il n’est pas reproché au riche de posséder beaucoup de biens mais de les utiliser égoïstement pour ses propres plaisirs et de demeurer fermé à la détresse du misérable. Pourtant il ne peut s’empêcher de voir celui qui gît devant sa porte : d’ailleurs il ne cherchera pas d’excuse en prétextant qu’il ne l’a pas vu.<br />
Le pauvre, lui, n’est pas jaloux du riche, il n’exige pas le partage de ses biens : simplement il se contenterait de recevoir les restes des banquets afin de survivre.<br />
Le premier jouit de tout dans une vie paradisiaque : le second traîne une vie d’enfer.</p>
<p>Mais quel que soit notre train de vie, à un moment le train s’arrête pour toujours.<br />
Et la situation que nous aurons voulue sur terre se retrouvera dans l’au-delà … INVERSEE !!!!!!</p>
<p>Lazare est emporté « dans le sein d’Abraham » selon la conception juive du temps, à la place d’honneur du banquet présidé par le patriarche de la foi. En effet, puisque Dieu est Amour et Miséricorde, il ne peut que compatir à la détresse de ceux qui sont délaissés et écrasés et les combler de sa Vie.<br />
Quant au riche au cœur dur, il se retrouve au loin, à la distance qu’il avait mise lui-même entre lui et le misérable. Dieu ne le hait pas : c’est lui-même qui a forgé son destin. Il ne voulait pas de compassion, de charité, de partage : il se retrouve dans un état où il n’y a plus de compassion, de charité, de partage. Comme il ne voulait pas donner, il ne peut recevoir. Il brûlait d’envie de consommer tout seul : il se consume dans la solitude.<br />
Quiconque s’enferme en lui-même, se retrouvera enfermé en lui-même.<br />
Ce retournement des situations est un leitmotiv de l’évangile de Luc :</p>
<p>LES BEATITUDES : « Heureux vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés…        Malheureux vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim » (6,20-26)<br />
LE MAGNIFICAT DE MARIE : « Les affamés, il les comble de biens : et les riches, il les renvoie les mains vides » (1, 51-53)</p>
<p>MEME UNE APPARITION NE LES CONVERTIRAIT PAS</p>
<p>Le riche répliqua :<br />
&#8211; Eh bien, père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. J’ai 5 frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de tortures.<br />
&#8211; Ils ont Moïse et les prophètes, dit Abraham, qu’ils les écoutent.<br />
&#8211; Non, père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.<br />
&#8211; Non, dit Abraham : s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. »</p>
<p>La charité à l’égard du pauvre, le devoir de venir en aide à l’affamé n’est pas un enseignement nouveau révélé par Jésus : il s’agit d’une exigence de toujours, qui était exprimée et maintes fois répétée dans les Ecritures. Parmi tant de passages citons :</p>
<p>LA LOI : « S’il y a chez toi un pauvre, l’un de tes frères, tu n’endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main à ton frère pauvre, mais tu lui ouvriras ta main toute grande… » (Deut 15, 7-11)</p>
<p>LES PROPHETES : «  Ecoutez ceci, vous qui vous acharnez sur le pauvre pour anéantir les humbles… : le Seigneur le jure : jamais je n’oublierai aucune de vos actions «  (Amos 8, 4-7)</p>
<p>_______________ Et lire la 1ère lecture tirée de ce prophète</p>
<p>LA SAGESSE : «  Mon fils, ne prive pas le pauvre de sa subsistance, ne le fais pas languir, ne fais pas souffrir une âme affamée…De l’indigent, ne détourne pas ton regard ; incline ton oreille vers le pauvre…délivre l’opprimé…Tu seras comme un fils du Très Haut » (Siracide 4, 1-10)</p>
<p>Le riche sait que ses frères connaissent cet enseignement fondamental des Ecritures et qu’ils ne l’observent pas plus qu’il ne le faisait lui-même ! Mais il s’imagine que s’il survenait un miracle, si Dieu opérait une merveille devant leurs yeux &#8211;  par exemple qu’un ressuscité survienne et les exhorte – alors ils se convertiraient certainement !<br />
Eh bien NON, dit Jésus, même un ressuscité ne parviendrait pas à les persuader !<br />
Terrifiant ! On a rarement souligné à ce point combien l’égoïsme peut rendre un cœur inaltérable, et comment l’attachement à l’argent peut enfermer dans une dureté inexpugnable ! </p>
<p>N’oublions pas que Luc publie son évangile pour des chrétiens qui croient en Jésus ressuscité, qui vivent la rencontre avec lui notamment dans l’Eucharistie. Veut-il mettre en garde certains convertis qui, même lorsqu’ils confessent leur foi en Jésus vivant, demeurent néanmoins crispés sur leurs possessions, rétifs à soulager leurs frères plus pauvres ?<br />
Les Ecritures dispensent sur le sujet un enseignement parfaitement clair : il suffit de lire…et de se décider à le mettre en pratique avant qu’il ne soit trop tard. Si l’on refuse d’obéir aux Ecritures, la résurrection n’obtient aucun résultat.</p>
<p>Raphaël D</p></div>
<p></strong></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
