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	Commentaires sur : 7ème dimanche du temps ordinaire &#8211; 20 février &#8211;	</title>
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	<description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description>
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		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1528-7eme-dimanche-du-temps-ordinaire-20-fevrier/comment-page-1/#comment-888</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 12:35:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;b&gt;L’évangile d’aujourd’hui poursuit l’énumération d’autres exemples concrets par lesquels Jésus nous invite à passer d’une morale du permis et du défendu à une morale de liberté fondée sur l’amour. Et contrairement à ce qu’on pourrait peut-être penser, c’est bien plus exigeant d’être renvoyé à sa responsabilité et à sa conscience.

Jésus donne à la Loi du Premier Testament son sens profond qui est d’être ouverture à l’amour. Les hommes se plaisent à la réduire à des prescriptions légalistes, qu’il s’agisse de la loi du talion ou de l’amour des ennemis. Jésus veut faire de nous des fils ajustés à l’Amour sans limite  de Dieu  et non pas des observateurs minutieux de préceptes.  

On a connu de tels découpages de cheveux en quatre dans l’Eglise autrefois au sujet par exemple du jeûne avant la communion. Ce légalisme qui veut prévoir tous les cas n’y parvient jamais. Même les Etats tombent dans le même travers en multipliant les lois dès qu’un cas nouveau se présente. Dans un tel système, l’homme abdique sa liberté et se contente d’appliquer ce qui est prévu par la loi. Ce qui est plus confortable que de persévérer courageusement dans l’amour.

Jésus, lui, sans supprimer les observances de la torah, veut en retrouver le sens libérateur. « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » De même quand il est interrogé pour savoir qui est le prochain : le lévite et le prêtre voyant le blessé respectent l’interprétation légaliste de la Loi en évitant de le toucher de peur d’encourir une impureté rituelle. Ils sont en règle. Le samaritain, qui ne s’embarrasse pas de ce formalisme, voit ce qu’il est bien de faire et s’occupe du blessé. Va et fais de même ! (Luc 10, 37)

Dans un petit livre sur Saint Paul, Daniel Marguerat, exégète protestant, écrit que la morale de l’Évangile est « une morale de l’excès qui inscrit l’infini du désir de Dieu dans le quotidien de nos vies  »1. Pour comprendre ces mots, acceptons de nous laisser guider par saint Paul qui nous invite aujourd’hui à goûter le mystère insondable de Dieu qui vient demeurer en nous. « Frères, n&#039;oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l&#039;Esprit de Dieu habite en vous ». Il nous invite à découvrir toujours mieux l’abîme de cet amour infini du Père pour les hommes au point de leur donner son Fils pour faire de nous des fils animés de son Esprit. Il écrit encore : « le monde et la vie et la mort, le présent et l&#039;avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ».

La première lecture nous stimulait en ces termes : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu n&#039;auras aucune pensée de haine contre ton frère. » Et Jésus, en écho, place la barre encore plus haut : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Mais n’est-ce pas impossible ! Non, si quelqu’un a réussi à la faire. Ce quelqu’un, c’est Jésus lui-même. Jésus a été fidèle à Dieu son Père jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie. Il a pardonné à ceux qui l’ont crucifié. Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. En Jésus, le Ressuscité, quand nous accueillons en nous, nous croyons que nous commençons à vivre déjà cette fidélité parfaite au Père.  Oui, frères laissons l’infini du désir de Dieu s’inscrire dans le quotidien de nos vies.
--------------------------------------------------------------------------------
1  Daniel Marguerat, Paul de Tarse, Ed. du Moulin, 1999, p. 98

Les homélies sur kerit.be&lt;/b&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>L’évangile d’aujourd’hui poursuit l’énumération d’autres exemples concrets par lesquels Jésus nous invite à passer d’une morale du permis et du défendu à une morale de liberté fondée sur l’amour. Et contrairement à ce qu’on pourrait peut-être penser, c’est bien plus exigeant d’être renvoyé à sa responsabilité et à sa conscience.</p>
<p>Jésus donne à la Loi du Premier Testament son sens profond qui est d’être ouverture à l’amour. Les hommes se plaisent à la réduire à des prescriptions légalistes, qu’il s’agisse de la loi du talion ou de l’amour des ennemis. Jésus veut faire de nous des fils ajustés à l’Amour sans limite  de Dieu  et non pas des observateurs minutieux de préceptes.  </p>
<p>On a connu de tels découpages de cheveux en quatre dans l’Eglise autrefois au sujet par exemple du jeûne avant la communion. Ce légalisme qui veut prévoir tous les cas n’y parvient jamais. Même les Etats tombent dans le même travers en multipliant les lois dès qu’un cas nouveau se présente. Dans un tel système, l’homme abdique sa liberté et se contente d’appliquer ce qui est prévu par la loi. Ce qui est plus confortable que de persévérer courageusement dans l’amour.</p>
<p>Jésus, lui, sans supprimer les observances de la torah, veut en retrouver le sens libérateur. « Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » De même quand il est interrogé pour savoir qui est le prochain : le lévite et le prêtre voyant le blessé respectent l’interprétation légaliste de la Loi en évitant de le toucher de peur d’encourir une impureté rituelle. Ils sont en règle. Le samaritain, qui ne s’embarrasse pas de ce formalisme, voit ce qu’il est bien de faire et s’occupe du blessé. Va et fais de même ! (Luc 10, 37)</p>
<p>Dans un petit livre sur Saint Paul, Daniel Marguerat, exégète protestant, écrit que la morale de l’Évangile est « une morale de l’excès qui inscrit l’infini du désir de Dieu dans le quotidien de nos vies  »1. Pour comprendre ces mots, acceptons de nous laisser guider par saint Paul qui nous invite aujourd’hui à goûter le mystère insondable de Dieu qui vient demeurer en nous. « Frères, n&rsquo;oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l&rsquo;Esprit de Dieu habite en vous ». Il nous invite à découvrir toujours mieux l’abîme de cet amour infini du Père pour les hommes au point de leur donner son Fils pour faire de nous des fils animés de son Esprit. Il écrit encore : « le monde et la vie et la mort, le présent et l&rsquo;avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ».</p>
<p>La première lecture nous stimulait en ces termes : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu n&rsquo;auras aucune pensée de haine contre ton frère. » Et Jésus, en écho, place la barre encore plus haut : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Mais n’est-ce pas impossible ! Non, si quelqu’un a réussi à la faire. Ce quelqu’un, c’est Jésus lui-même. Jésus a été fidèle à Dieu son Père jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie. Il a pardonné à ceux qui l’ont crucifié. Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. En Jésus, le Ressuscité, quand nous accueillons en nous, nous croyons que nous commençons à vivre déjà cette fidélité parfaite au Père.  Oui, frères laissons l’infini du désir de Dieu s’inscrire dans le quotidien de nos vies.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
1  Daniel Marguerat, Paul de Tarse, Ed. du Moulin, 1999, p. 98</p>
<p>Les homélies sur kerit.be</b></p>
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			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1528-7eme-dimanche-du-temps-ordinaire-20-fevrier/comment-page-1/#comment-885</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 09:13:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=1528#comment-885</guid>

					<description><![CDATA[&lt;b&gt;du Père Jean Mourdon

Tu aimeras !  20 février 2011 – 7ème Dim. – Providence

Si le 14 février la St Valentin a mis en valeur le mot « amour » qui, de vrai, est traduit en toutes les langues de la terre, encore faut-il comprendre sa réelle signification. Elle est loin d’être la même pour tous.. Les textes de la liturgie de ce jour orientent vers la lumière que Dieu lui donne. N’en est-il pas l’initiateur ?

Le livre des Lévites (1ère lecture) fait de l’amour une obligation de vie. Le Seigneur, par Moïse, s’adressant à l’Assemblée d’Israël, proclame : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ». Le Christ Jésus révèlera, pour toutes les nations, que Dieu est saint parce qu’il est Amour. La sainteté n’a d’autre réalité qu’une vie vécue dans l’amour. Ici le texte nous fait comprendre que l’amour ne peut s’allier à « aucune pensée de haine contre ton frère », sans exclure la réprimande jugée utile. « Pas de vengeance, de rancune ». « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est net et précis !

Si le Psaume 102 nous redit qu’étant Amour « le Seigneur est tendresse et pitié », son amour pardonne, guérit, « ne nous rend pas selon nos offenses ». « Il réclame ta vie à la tombe », ce qui fait songer à la résurrection. « Bénis le Seigneur ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits » : attitude combien normale envers celui qui « couronne d’amour et de tendresse ». L’amour, en premier, doit se vivre envers Dieu.

C’est à une habitation « intérieure » de l’amour qu’exhorte St Paul (2ème lecture). « Vous êtes le Temple de Dieu, l’Esprit de Dieu habite en vous ». L’Esprit de Dieu est l’Esprit d’amour. Quelle honneur, quelle valeur pour chaque homme « temple sacré », ce qui fait dire à l’Apôtre : « si quelqu’un le détruit, Dieu le détruira », grave avis pour les conduites humaines ! « Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n’est que du vent ! » Paul invite à ne « pas mettre son orgueil en des hommes » ; « vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ». L’enseignement de Jésus est enseignement de Dieu. Sans négliger le corps l’amour exige, plus forte, la participation de l’esprit, un don de soi fuyant les satisfactions corporelles égoïstes étiquetées du même nom.

Que nous dit donc ce jour Jésus dans l’Evangile ? (Matthieu 5, 38-48). Il précise jusqu’où doit aller le véritable amour qui concerne, et le corps, et l’esprit. 
Alors qu’était admise la devise « œil pour œil, dent pour dent » l’amour demande « de ne pas riposter au méchant » et d’en témoigner avec une force qui n’admet ni vengeance, ni rancune. C’est l’abandon de procès qui n’en finissent pas pour des biens secondaires. C’est l’invitation au partage : « donne à qui te demande » ; « ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter ». Surtout l’amour doit s’exercer envers tous, même envers ses ennemis. « Priez pour ceux qui vous persécutent » car Dieu « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons ». Songeons à St Paul, « chasseur » de chrétiens jusqu’à leur condamnation à mort. Il était présent à l’exécution de St Etienne pardonnant à ses bourreaux. Après sa conversion il devient l’apôtre par excellence des païens.

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Efforçons-nous d’aimer comme Dieu, dans le Christ, nous a aimés. Il a donné sa vie sur la croix et versé son sang pour le pardon des péchés et le bonheur de toute l’humanité. Voilà le véritable amour ! 

Demandons à Marie d’intercéder en notre faveur pour progresser en amour,  obéissant  
                                  au commandement, : « Tu aimeras ! »
&lt;/b&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>du Père Jean Mourdon</p>
<p>Tu aimeras !  20 février 2011 – 7ème Dim. – Providence</p>
<p>Si le 14 février la St Valentin a mis en valeur le mot « amour » qui, de vrai, est traduit en toutes les langues de la terre, encore faut-il comprendre sa réelle signification. Elle est loin d’être la même pour tous.. Les textes de la liturgie de ce jour orientent vers la lumière que Dieu lui donne. N’en est-il pas l’initiateur ?</p>
<p>Le livre des Lévites (1ère lecture) fait de l’amour une obligation de vie. Le Seigneur, par Moïse, s’adressant à l’Assemblée d’Israël, proclame : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ». Le Christ Jésus révèlera, pour toutes les nations, que Dieu est saint parce qu’il est Amour. La sainteté n’a d’autre réalité qu’une vie vécue dans l’amour. Ici le texte nous fait comprendre que l’amour ne peut s’allier à « aucune pensée de haine contre ton frère », sans exclure la réprimande jugée utile. « Pas de vengeance, de rancune ». « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est net et précis !</p>
<p>Si le Psaume 102 nous redit qu’étant Amour « le Seigneur est tendresse et pitié », son amour pardonne, guérit, « ne nous rend pas selon nos offenses ». « Il réclame ta vie à la tombe », ce qui fait songer à la résurrection. « Bénis le Seigneur ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits » : attitude combien normale envers celui qui « couronne d’amour et de tendresse ». L’amour, en premier, doit se vivre envers Dieu.</p>
<p>C’est à une habitation « intérieure » de l’amour qu’exhorte St Paul (2ème lecture). « Vous êtes le Temple de Dieu, l’Esprit de Dieu habite en vous ». L’Esprit de Dieu est l’Esprit d’amour. Quelle honneur, quelle valeur pour chaque homme « temple sacré », ce qui fait dire à l’Apôtre : « si quelqu’un le détruit, Dieu le détruira », grave avis pour les conduites humaines ! « Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n’est que du vent ! » Paul invite à ne « pas mettre son orgueil en des hommes » ; « vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu ». L’enseignement de Jésus est enseignement de Dieu. Sans négliger le corps l’amour exige, plus forte, la participation de l’esprit, un don de soi fuyant les satisfactions corporelles égoïstes étiquetées du même nom.</p>
<p>Que nous dit donc ce jour Jésus dans l’Evangile ? (Matthieu 5, 38-48). Il précise jusqu’où doit aller le véritable amour qui concerne, et le corps, et l’esprit.<br />
Alors qu’était admise la devise « œil pour œil, dent pour dent » l’amour demande « de ne pas riposter au méchant » et d’en témoigner avec une force qui n’admet ni vengeance, ni rancune. C’est l’abandon de procès qui n’en finissent pas pour des biens secondaires. C’est l’invitation au partage : « donne à qui te demande » ; « ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter ». Surtout l’amour doit s’exercer envers tous, même envers ses ennemis. « Priez pour ceux qui vous persécutent » car Dieu « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons ». Songeons à St Paul, « chasseur » de chrétiens jusqu’à leur condamnation à mort. Il était présent à l’exécution de St Etienne pardonnant à ses bourreaux. Après sa conversion il devient l’apôtre par excellence des païens.</p>
<p>« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Efforçons-nous d’aimer comme Dieu, dans le Christ, nous a aimés. Il a donné sa vie sur la croix et versé son sang pour le pardon des péchés et le bonheur de toute l’humanité. Voilà le véritable amour ! </p>
<p>Demandons à Marie d’intercéder en notre faveur pour progresser en amour,  obéissant<br />
                                  au commandement, : « Tu aimeras ! »<br />
</b></p>
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			</item>
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		<title>
		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1528-7eme-dimanche-du-temps-ordinaire-20-fevrier/comment-page-1/#comment-884</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 08:46:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;b&gt;Du Père RD

L’Amour  jusqu’à  l’Impossible

L’évangile de ce jour nous présente les deux derniers des cinq exemples choisis par Jésus pour expliquer comment lui-même « accomplit » la Loi et comment ses disciples doivent vivre pour « surpasser » la conduite habituelle des gens de bonne volonté.

4.    REFUS DE LA VIOLENCE 
« Vous avez appris qu’il a été dit : « Œil pour œil, dent pour dent ». 
   Eh bien, moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; 
- mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. 
- si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. 
- Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. 
- Donne à qui te demande ; 
- ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.

« Œil pour œil, dent pour dent » se lit en effet au moins à trois reprises dans la juridiction biblique (Ex 21, 24 ; Lev 24, 20 ; Dt 19, 21). Il ne faut pas l’entendre comme un appel à la vengeance impitoyable mais au contraire comme une façon humaine de limiter les débordements passionnels de la vendetta. Lorsque l’homme en rage s’emportait : « Tu m’as causé tel tort, je te le ferai payer dix fois plus », cette loi dite « du talion » tentait de le garder dans les limites de la justice : tel dommage vaut tel châtiment proportionné. Ainsi la justice moderne évalue les peines selon la gravité des délits.
A nouveau Jésus appelle ses disciples à « surpasser » ce besoin de punition : il place un frein radical, un refus net de toute riposte et il donne 5 exemples tout simples…à comprendre mais pas toujours à mettre en pratique !!!   -------  relisez texte ci-dessus.
Pour lui l’unique façon de ne pas se laisser entraîner par la spirale de la violence n’est pas la loi du talion mais la maîtrise du disciple qui subit sans rendre, qui va jusqu’à se considérer comme le serviteur des autres, qui opte pour la non-violence. A l’image de son Maître, le disciple devient un « agneau de Dieu » qui offre ses blessures plutôt que d’en infliger.
Il faut toutefois remarquer que Jésus n’envisage que la morale personnelle (« toi…tu… ») : il n’encourage pas ses disciples à l’indifférence et à la lâcheté lorsque autrui est lésé, blessé, attaqué.

5.	AMOUR DES ENNEMIS

Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ». Eh bien moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux. Car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’EXTRAORDINAIRE ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

La 5ème et ultime affirmation résonne sans doute comme la plus terrible, la plus exigeante de toutes. Beaucoup réagissent même en disant qu’elle est impossible à appliquer. 
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » disait en effet le Lévitique (19, 18). Nulle part il n’était écrit de « haïr » son ennemi mais il était courant et normal de le détester, de couper tout rapport avec lui, parfois de lui souhaiter du mal …
A nouveau Jésus radicalise au maximum. Il n’est même plus seulement question de tolérer une injure, de supporter des brimades, de ne pas se venger mais d’aimer l’ennemi !!!  
Exigence inhumaine, inapplicable, disent certains. Réfléchissons sur le texte :

L’amour tel qu’il est nommé ici (agapè) n’est pas l’affection entre parents, l’élan entre amis ; il ne va pas nécessairement jusqu’à des manifestations d’affection et de tendresse.
Cet « amour » s’apprend, se développe, subit des crises, se paie souvent par un combat acharné contre des colères, des réactions contraires, des vagues de ressentiment. Ne pas s’étonner donc qu’il faille du temps pour comprendre et appliquer l’Evangile !
L’amour ici se joint tout de suite à la prière et à la persécution : « Priez pour ceux qui vous persécutent ». Donc l’ « ennemi » n’est pas l’homme au caractère difficile, le voisin qui nous a meurtri mais, en priorité, l’adversaire de l’Evangile, l’homme qui en veut aux chrétiens à cause de leur foi. Le disciple vaincra sa colère, surmontera son désir de vengeance en priant pour ses adversaires. Comme toujours c’est la relation vivante avec Dieu qui permet des relations pacifiées avec les autres. Si tu ne parviens pas à « aimer », au moins « prie ». Oblige-toi, même si ça te coûte, à demander du bien pour celui-là qui t’a fait du mal.
La nature est comme une parabole. Le disciple sera aidé dans cette lutte en considérant les manières de Dieu : le climat est le même pour tous, pour le saint comme pour le malfaiteur. 
A Qumran, dans la communauté dont on a retrouvé les célèbres « manuscrits de la Mer Morte », les Esséniens se voulaient soudés les uns aux autres par des liens très forts mais manifestaient une haine farouche à l’endroit de tous les autres de l’extérieur. Les disciples de Jésus ne peuvent s’enfermer dans une secte où l’on se partage les bienfaits de l’amitié tout en demeurant hostiles ou indifférents à autrui.

Enfin Jésus exhorte ses disciples à aller beaucoup plus loin que nous n’en avons coutume. Même les grands pécheurs ont parfois entre eux des liens très forts; beaucoup d’incroyants ont une conduite exemplaire. Les chrétiens ne peuvent se contenter de ce minimum. Jésus termine par le mot « EXTRA-ORDINAIRE » qui rappelle le verbe qui a ouvert ce développement : « Si votre justice ne SURPASSE pas celle des scribes… » (5, 20) (c’est d’ailleurs le même mot dans le texte grec). 

LA PERFECTION  

Et Jésus conclut ce développement par :
Vous donc soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

L’Ancien Testament connaissait déjà ce thème de l’imitation de Dieu. En plein milieu de la Torah se trouvait la célèbre déclaration : 
« YHWH adressa la parole à Moïse : «  Parle à toute la communauté des fils d’Israël. Tu leur diras :
              «  Soyez saints car je suis Saint, moi, YHWH votre Dieu »   (Lév 19, 1-2). 

En hébreu le mot « saint » tend à dire la séparation. YHWH se déclare absolument autre que tout ce qui s’expérimente, se ressent, se conceptualise, autre que toutes les divinités inventées par l’humanité. Et c’est à cause de sa Sainteté, grâce à cette sainteté, qu’il peut exiger de son peuple d’être différent des autres peuples, de mener une existence qui se distingue de ce qui est admis et pratiqué partout. Evidemment Israël savait que nul être humain ne peut jamais atteindre le même degré de sainteté que son Dieu. 
Ici Matthieu emploie l’adjectif « parfait » alors que Luc, dans le texte parallèle, dira : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (6, 36). 
Comme on le savait en Israël, l’homme ne peut être qu’« en tendance », « en tension » vers la sainteté, la perfection. Il se propose un but qu’il sait inatteignable par ses propres ressources mais qu’il ne doit jamais cesser de viser sous peine de s’enfermer dans une religion juridique où l’on arrive à dire : « Je suis en règle ». C’est la visée de l’Infini qui est inscrite dans l’homme « à l’image de Dieu », c’est elle qui le met en marche, toujours en mouvement, toujours vivant.
« La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité » disait admirablement André Néher : l’être humain n’est jamais arrivé, jamais satisfait, il est toujours en voie de construction. 
On n’est jamais quitte avec l’amour. 

CONCLUSION

Tant mieux si les législateurs essaient d’instituer des lois équitables, si la société se donne un idéal de « liberté, égalité, fraternité », si l’humanité tend à reconnaître partout « les Droits de l’homme », si les peuples luttent pour la paix ; tant mieux si les citoyens s’appliquent à adopter des mœurs honnêtes et si les cours de morale sont écoutés et suivis. 
Mais il faut que, au cœur des sociétés, existent des « citoyens du Royaume du Père » qui assument en toute liberté les exigences plus lourdes du « sermon sur la montagne » de Jésus. 
Ils écoutent l’appel des Huit Béatitudes, ils décident de réaliser « une justice plus haute », ils consentent à des  sacrifices supplémentaires. 
On se moque d’eux en les traitant de naïfs, de « bonnes poires », d’utopistes. 
Ou même on les critique, on les dénonce, on les frappe, on les persécute.

Mais en vivant de la sorte, ils partagent la béatitude, le bonheur de leur Seigneur Jésus 
et ils accomplissent leur mission : être « sel de la terre » et « lumière du monde ».

Raphaël D.   dominicain&lt;/b&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b>Du Père RD</p>
<p>L’Amour  jusqu’à  l’Impossible</p>
<p>L’évangile de ce jour nous présente les deux derniers des cinq exemples choisis par Jésus pour expliquer comment lui-même « accomplit » la Loi et comment ses disciples doivent vivre pour « surpasser » la conduite habituelle des gens de bonne volonté.</p>
<p>4.    REFUS DE LA VIOLENCE<br />
« Vous avez appris qu’il a été dit : « Œil pour œil, dent pour dent ».<br />
   Eh bien, moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;<br />
&#8211; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.<br />
&#8211; si quelqu’un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.<br />
&#8211; Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.<br />
&#8211; Donne à qui te demande ;<br />
&#8211; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter.</p>
<p>« Œil pour œil, dent pour dent » se lit en effet au moins à trois reprises dans la juridiction biblique (Ex 21, 24 ; Lev 24, 20 ; Dt 19, 21). Il ne faut pas l’entendre comme un appel à la vengeance impitoyable mais au contraire comme une façon humaine de limiter les débordements passionnels de la vendetta. Lorsque l’homme en rage s’emportait : « Tu m’as causé tel tort, je te le ferai payer dix fois plus », cette loi dite « du talion » tentait de le garder dans les limites de la justice : tel dommage vaut tel châtiment proportionné. Ainsi la justice moderne évalue les peines selon la gravité des délits.<br />
A nouveau Jésus appelle ses disciples à « surpasser » ce besoin de punition : il place un frein radical, un refus net de toute riposte et il donne 5 exemples tout simples…à comprendre mais pas toujours à mettre en pratique !!!   &#8212;&#8212;-  relisez texte ci-dessus.<br />
Pour lui l’unique façon de ne pas se laisser entraîner par la spirale de la violence n’est pas la loi du talion mais la maîtrise du disciple qui subit sans rendre, qui va jusqu’à se considérer comme le serviteur des autres, qui opte pour la non-violence. A l’image de son Maître, le disciple devient un « agneau de Dieu » qui offre ses blessures plutôt que d’en infliger.<br />
Il faut toutefois remarquer que Jésus n’envisage que la morale personnelle (« toi…tu… ») : il n’encourage pas ses disciples à l’indifférence et à la lâcheté lorsque autrui est lésé, blessé, attaqué.</p>
<p>5.	AMOUR DES ENNEMIS</p>
<p>Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ». Eh bien moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux. Car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.<br />
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’EXTRAORDINAIRE ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?</p>
<p>La 5ème et ultime affirmation résonne sans doute comme la plus terrible, la plus exigeante de toutes. Beaucoup réagissent même en disant qu’elle est impossible à appliquer.<br />
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » disait en effet le Lévitique (19, 18). Nulle part il n’était écrit de « haïr » son ennemi mais il était courant et normal de le détester, de couper tout rapport avec lui, parfois de lui souhaiter du mal …<br />
A nouveau Jésus radicalise au maximum. Il n’est même plus seulement question de tolérer une injure, de supporter des brimades, de ne pas se venger mais d’aimer l’ennemi !!!<br />
Exigence inhumaine, inapplicable, disent certains. Réfléchissons sur le texte :</p>
<p>L’amour tel qu’il est nommé ici (agapè) n’est pas l’affection entre parents, l’élan entre amis ; il ne va pas nécessairement jusqu’à des manifestations d’affection et de tendresse.<br />
Cet « amour » s’apprend, se développe, subit des crises, se paie souvent par un combat acharné contre des colères, des réactions contraires, des vagues de ressentiment. Ne pas s’étonner donc qu’il faille du temps pour comprendre et appliquer l’Evangile !<br />
L’amour ici se joint tout de suite à la prière et à la persécution : « Priez pour ceux qui vous persécutent ». Donc l’ « ennemi » n’est pas l’homme au caractère difficile, le voisin qui nous a meurtri mais, en priorité, l’adversaire de l’Evangile, l’homme qui en veut aux chrétiens à cause de leur foi. Le disciple vaincra sa colère, surmontera son désir de vengeance en priant pour ses adversaires. Comme toujours c’est la relation vivante avec Dieu qui permet des relations pacifiées avec les autres. Si tu ne parviens pas à « aimer », au moins « prie ». Oblige-toi, même si ça te coûte, à demander du bien pour celui-là qui t’a fait du mal.<br />
La nature est comme une parabole. Le disciple sera aidé dans cette lutte en considérant les manières de Dieu : le climat est le même pour tous, pour le saint comme pour le malfaiteur.<br />
A Qumran, dans la communauté dont on a retrouvé les célèbres « manuscrits de la Mer Morte », les Esséniens se voulaient soudés les uns aux autres par des liens très forts mais manifestaient une haine farouche à l’endroit de tous les autres de l’extérieur. Les disciples de Jésus ne peuvent s’enfermer dans une secte où l’on se partage les bienfaits de l’amitié tout en demeurant hostiles ou indifférents à autrui.</p>
<p>Enfin Jésus exhorte ses disciples à aller beaucoup plus loin que nous n’en avons coutume. Même les grands pécheurs ont parfois entre eux des liens très forts; beaucoup d’incroyants ont une conduite exemplaire. Les chrétiens ne peuvent se contenter de ce minimum. Jésus termine par le mot « EXTRA-ORDINAIRE » qui rappelle le verbe qui a ouvert ce développement : « Si votre justice ne SURPASSE pas celle des scribes… » (5, 20) (c’est d’ailleurs le même mot dans le texte grec). </p>
<p>LA PERFECTION  </p>
<p>Et Jésus conclut ce développement par :<br />
Vous donc soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.</p>
<p>L’Ancien Testament connaissait déjà ce thème de l’imitation de Dieu. En plein milieu de la Torah se trouvait la célèbre déclaration :<br />
« YHWH adressa la parole à Moïse : «  Parle à toute la communauté des fils d’Israël. Tu leur diras :<br />
              «  Soyez saints car je suis Saint, moi, YHWH votre Dieu »   (Lév 19, 1-2). </p>
<p>En hébreu le mot « saint » tend à dire la séparation. YHWH se déclare absolument autre que tout ce qui s’expérimente, se ressent, se conceptualise, autre que toutes les divinités inventées par l’humanité. Et c’est à cause de sa Sainteté, grâce à cette sainteté, qu’il peut exiger de son peuple d’être différent des autres peuples, de mener une existence qui se distingue de ce qui est admis et pratiqué partout. Evidemment Israël savait que nul être humain ne peut jamais atteindre le même degré de sainteté que son Dieu.<br />
Ici Matthieu emploie l’adjectif « parfait » alors que Luc, dans le texte parallèle, dira : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (6, 36).<br />
Comme on le savait en Israël, l’homme ne peut être qu’« en tendance », « en tension » vers la sainteté, la perfection. Il se propose un but qu’il sait inatteignable par ses propres ressources mais qu’il ne doit jamais cesser de viser sous peine de s’enfermer dans une religion juridique où l’on arrive à dire : « Je suis en règle ». C’est la visée de l’Infini qui est inscrite dans l’homme « à l’image de Dieu », c’est elle qui le met en marche, toujours en mouvement, toujours vivant.<br />
« La perfection de l’homme, c’est sa perfectibilité » disait admirablement André Néher : l’être humain n’est jamais arrivé, jamais satisfait, il est toujours en voie de construction.<br />
On n’est jamais quitte avec l’amour. </p>
<p>CONCLUSION</p>
<p>Tant mieux si les législateurs essaient d’instituer des lois équitables, si la société se donne un idéal de « liberté, égalité, fraternité », si l’humanité tend à reconnaître partout « les Droits de l’homme », si les peuples luttent pour la paix ; tant mieux si les citoyens s’appliquent à adopter des mœurs honnêtes et si les cours de morale sont écoutés et suivis.<br />
Mais il faut que, au cœur des sociétés, existent des « citoyens du Royaume du Père » qui assument en toute liberté les exigences plus lourdes du « sermon sur la montagne » de Jésus.<br />
Ils écoutent l’appel des Huit Béatitudes, ils décident de réaliser « une justice plus haute », ils consentent à des  sacrifices supplémentaires.<br />
On se moque d’eux en les traitant de naïfs, de « bonnes poires », d’utopistes.<br />
Ou même on les critique, on les dénonce, on les frappe, on les persécute.</p>
<p>Mais en vivant de la sorte, ils partagent la béatitude, le bonheur de leur Seigneur Jésus<br />
et ils accomplissent leur mission : être « sel de la terre » et « lumière du monde ».</p>
<p>Raphaël D.   dominicain</b></p>
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		<title>
		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/1528-7eme-dimanche-du-temps-ordinaire-20-fevrier/comment-page-1/#comment-874</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 07:59:58 +0000</pubDate>
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		Par : André Corbeil ptre		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[André Corbeil ptre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 04:13:21 +0000</pubDate>
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André]]></description>
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<p>André</p>
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