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	Commentaires sur : Fête de la Sainte Famille	</title>
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	<description>Des éléments pour préparer l&#039;homélie de dimanche&#60;br /&#62;ou pour méditer sur les lectures bibliques. Des vidéos, des réflexions sur les sacrements et sur la foi...</description>
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		Par : Abbé Jean Compazieu		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/815-fete-de-la-sainte-famille/comment-page-1/#comment-422</link>

		<dc:creator><![CDATA[Abbé Jean Compazieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 13:46:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&lt;b&gt;&lt;div style=&quot;color:#993300;&quot;&gt;&quot; Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de 
Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent à Jérusalem, selon la 
coutume de la fête. Mais au terme de leur séjour, lorsqu&#039;ils s&#039;en 
retournèrent, l&#039;enfant Jésus resta à Jérusalem, à l&#039;insu de ses parents. &quot;

Il y a quelques jours à peine, nous fêtions la Naissance du Sauveur, le 
Seigneur Jésus Christ. Aujourd&#039;hui, dimanche dans l&#039;Octave de la 
Nativité, l&#039;Église nous invite à honorer ensemble les trois personnes qui 
composent la Sainte Famille : Jésus, Marie, et Joseph. La naissance du 
Sauveur du monde est un réel mystère, celui de l&#039;Enfant-Dieu, conçu du 
Saint-Esprit, né d&#039;une Vierge : Marie. Nul doute que, dès lors, la 
Sainte Famille ne soit pas une famille comme les autres, mais bien un 
mystère elle aussi. D&#039;ailleurs, toute famille n&#039;est-elle pas elle-même 
un mystère ? L&#039;union de deux individus, un homme et une femme, en vue de 
la génération des enfants dans l&#039;amour, tout cela n&#039;est-il pas un 
mystère ?

Tout homme, toute femme, quels qu&#039;ils soient, sont des individus : chacun 
a en lui quelque chose qui lui est propre et qui lui est impossible de 
communiquer à qui que ce soit, sinon à Dieu, Créateur de toutes choses. 
Par conséquent, toute union entre deux individus, ici un homme et une 
femme, ne pourra exister réellement que si quelque chose de mystérieux 
vient s&#039;y glisser, comme un solvant, ou un catalyseur favorisant l&#039;union 
entre l&#039;homme et la femme. Ce quelque chose de mystérieux, c&#039;est déjà 
l&#039;enfant qu&#039;ils ont l&#039;intention de procréer ensemble, cet enfant dont 
Dieu lui-même, un jour, créera l&#039;âme façonnée à son image et à sa 
ressemblance.

Ce quelque chose de mystérieux lié à l&#039;enfant est, de soi, un élément 
spirituel, invisible, indécelable... Mais, un beau jour, ce qui est 
spirituel prend corps et se manifeste, car l&#039;enfant n&#039;est pas un pur 
esprit : il est, comme le père et la mère, doté aussi bien d&#039;une âme que 
d&#039;un corps. Alors, le mystère commence à se dévoiler, un peu, de temps à 
autres... Plus la famille est unie dans l&#039;amour et dans la grâce de 
Dieu, plus le mystère va étonner en se dévoilant, car il sera plus grand, 
plus profond, plus magnifique ! Quand il s&#039;agit de la Sainte Famille, il 
ne fait pas de doute que le mystère sera le plus grand qui sera jamais. 
Mais alors, il ne faudra pas s&#039;étonner si une explication quelconque, 
humainement compréhensible, ne pourra être donnée. Ce fut le cas lorsque 
Jésus resta seul à Jérusalem : &quot;L&#039;enfant Jésus resta à Jérusalem, à 
l&#039;insu de ses parents.&quot;

&quot; Le croyant dans la caravane, ils firent une étape, et se mirent à le 
chercher parmi leurs parents et connaissances ; mais ne l&#039;ayant pas 
trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Au bout de trois 
jours, ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, 
les écoutant et les interrogeant. Et tous ceux qui l&#039;entendaient 
s&#039;étonnaient de la sagesse de ses réponses. &quot;

Trois jours ! Joseph et Marie ont cherché Jésus pendant trois jours ! Ce 
furent trois jours interminables, passés pratiquement sans rien manger et 
sans trop pouvoir dormir... Quels sont les parents qui auraient passé 
ces trois jours dans d&#039;autres conditions ? Vraiment, ce furent les trois 
jours les plus pénibles de la Sainte Famille : ce fut une véritable 
épreuve pour Joseph et pour Marie, bien sûr, mais aussi pour Jésus 
lui-même, qui savait très bien tout ce que ses parents étaient en train 
d&#039;endurer... Ces trois jours font penser à trois autres jours : ceux qui 
s&#039;écoulèrent, selon le calcul des Juifs, entre la Mort et la Résurrection 
du Seigneur, trois jours d&#039;épreuves encore... pour Marie.

&quot; A sa vue, ils furent saisis d&#039;émotion, et sa mère lui dit : «Mon enfant, 
pourquoi nous as-tu fais cela ? Ton père et moi nous étions à ta 
recherche, tout angoissés.» Il leur dit : «Pourquoi me cherchiez-vous ? 
Ne saviez-vous pas qu&#039;il me faut être à la disposition de mon Père ?» 
Mais ils ne comprirent pas la parole qu&#039;il leur avait dite. &quot;

Une fois l&#039;Enfant-Jésus retrouvé dans le Temple, avec les docteurs, Marie 
ne peut s&#039;empêcher de lui faire un reproche : &quot;Mon enfant, pourquoi nous 
as-tu fais cela ? Ton père et moi nous étions à ta recherche, tout 
angoissés.&quot; C&#039;est chose normale. N&#039;importe quels parents, même 
puissamment aidés par la grâce de Dieu, comme l&#039;étaient Joseph et Marie, 
auraient agi de même en retrouvant le fils qui les avait un temps 
quittés. Mais, quoique Joseph et Marie aient questionné leur enfant avec 
la plus grande douceur, ce qui est très méritoire, vu les circonstances, 
tout cela ne servit à rien : ils ne comprirent pas la réponse que leur 
donna Jésus : &quot;Mais ils ne comprirent pas la parole qu&#039;il leur avait 
dite.&quot;

Il s&#039;agit pourtant là de la plus sainte des familles : Jésus, Marie, et 
Joseph. Mais rien n&#039;y fait : les parents sont incapables de comprendre 
totalement leur enfant ! Le mystère demeure ! Pourquoi ? Tout 
simplement parce qu&#039;il y a dans toute famille une image de la Très Sainte 
Trinité : que ce soient un père et une mère ayant un ou plusieurs enfants 
(ou ayant simplement l&#039;intention d&#039;en avoir), toutes ces personnes sont 
appelées à réaliser entre elles, sur terre, ce que le Père, le Fils et le 
Saint-Esprit vivent dans le ciel de toute éternité...

&quot; Puis il descendit avec eux et regagna Nazareth. Il leur était soumis ; 
et sa mère conservait tous ces souvenirs dans son coeur. Et Jésus 
grandissait en taille, en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les 
hommes. &quot;

Voilà une aventure qui se termine bien ! Mais quelle richesse 
d&#039;enseignement pour tout le monde ! D&#039;abord pour Marie : &quot;Sa mère 
conservait tous ces souvenirs dans son coeur.&quot; Ensuite pour Joseph. 
Celui-ci n&#039;en dit rien : l&#039;évangéliste ne nous rapporte pas ce qu&#039;il 
aurait pu dire. Mais il comprit fort bien que tout cela était d&#039;abord 
pour lui. Car Joseph devait mourir avant que Jésus ne commence sa vie 
publique, et cet événement de Jésus, en pleine possession de sa raison et 
de son intelligence, fut le seul qui fut donné à Joseph de vivre ici-bas, 
dans l&#039;attente de la rédemption promise...

Que le mystère de la Sainte Famille devienne aussi, un peu, notre 
partage ! Demandons cette faveur et cette grâce au cours de 
l&#039;Eucharistie de ce jour : que par Marie, nous méritions de vivre un jour 
ce que Joseph a contemplé une fois dans sa vie !

Chanoine Dr. Daniel Meynen

http://meynen.homily-service.net/
&lt;/div&gt;&lt;/b&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b></p>
<div style="color:#993300;"> » Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de<br />
Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent à Jérusalem, selon la<br />
coutume de la fête. Mais au terme de leur séjour, lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;en<br />
retournèrent, l&rsquo;enfant Jésus resta à Jérusalem, à l&rsquo;insu de ses parents.  »</p>
<p>Il y a quelques jours à peine, nous fêtions la Naissance du Sauveur, le<br />
Seigneur Jésus Christ. Aujourd&rsquo;hui, dimanche dans l&rsquo;Octave de la<br />
Nativité, l&rsquo;Église nous invite à honorer ensemble les trois personnes qui<br />
composent la Sainte Famille : Jésus, Marie, et Joseph. La naissance du<br />
Sauveur du monde est un réel mystère, celui de l&rsquo;Enfant-Dieu, conçu du<br />
Saint-Esprit, né d&rsquo;une Vierge : Marie. Nul doute que, dès lors, la<br />
Sainte Famille ne soit pas une famille comme les autres, mais bien un<br />
mystère elle aussi. D&rsquo;ailleurs, toute famille n&rsquo;est-elle pas elle-même<br />
un mystère ? L&rsquo;union de deux individus, un homme et une femme, en vue de<br />
la génération des enfants dans l&rsquo;amour, tout cela n&rsquo;est-il pas un<br />
mystère ?</p>
<p>Tout homme, toute femme, quels qu&rsquo;ils soient, sont des individus : chacun<br />
a en lui quelque chose qui lui est propre et qui lui est impossible de<br />
communiquer à qui que ce soit, sinon à Dieu, Créateur de toutes choses.<br />
Par conséquent, toute union entre deux individus, ici un homme et une<br />
femme, ne pourra exister réellement que si quelque chose de mystérieux<br />
vient s&rsquo;y glisser, comme un solvant, ou un catalyseur favorisant l&rsquo;union<br />
entre l&rsquo;homme et la femme. Ce quelque chose de mystérieux, c&rsquo;est déjà<br />
l&rsquo;enfant qu&rsquo;ils ont l&rsquo;intention de procréer ensemble, cet enfant dont<br />
Dieu lui-même, un jour, créera l&rsquo;âme façonnée à son image et à sa<br />
ressemblance.</p>
<p>Ce quelque chose de mystérieux lié à l&rsquo;enfant est, de soi, un élément<br />
spirituel, invisible, indécelable&#8230; Mais, un beau jour, ce qui est<br />
spirituel prend corps et se manifeste, car l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas un pur<br />
esprit : il est, comme le père et la mère, doté aussi bien d&rsquo;une âme que<br />
d&rsquo;un corps. Alors, le mystère commence à se dévoiler, un peu, de temps à<br />
autres&#8230; Plus la famille est unie dans l&rsquo;amour et dans la grâce de<br />
Dieu, plus le mystère va étonner en se dévoilant, car il sera plus grand,<br />
plus profond, plus magnifique ! Quand il s&rsquo;agit de la Sainte Famille, il<br />
ne fait pas de doute que le mystère sera le plus grand qui sera jamais.<br />
Mais alors, il ne faudra pas s&rsquo;étonner si une explication quelconque,<br />
humainement compréhensible, ne pourra être donnée. Ce fut le cas lorsque<br />
Jésus resta seul à Jérusalem : « L&rsquo;enfant Jésus resta à Jérusalem, à<br />
l&rsquo;insu de ses parents. »</p>
<p> » Le croyant dans la caravane, ils firent une étape, et se mirent à le<br />
chercher parmi leurs parents et connaissances ; mais ne l&rsquo;ayant pas<br />
trouvé, ils retournèrent à Jérusalem à sa recherche. Au bout de trois<br />
jours, ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs,<br />
les écoutant et les interrogeant. Et tous ceux qui l&rsquo;entendaient<br />
s&rsquo;étonnaient de la sagesse de ses réponses.  »</p>
<p>Trois jours ! Joseph et Marie ont cherché Jésus pendant trois jours ! Ce<br />
furent trois jours interminables, passés pratiquement sans rien manger et<br />
sans trop pouvoir dormir&#8230; Quels sont les parents qui auraient passé<br />
ces trois jours dans d&rsquo;autres conditions ? Vraiment, ce furent les trois<br />
jours les plus pénibles de la Sainte Famille : ce fut une véritable<br />
épreuve pour Joseph et pour Marie, bien sûr, mais aussi pour Jésus<br />
lui-même, qui savait très bien tout ce que ses parents étaient en train<br />
d&rsquo;endurer&#8230; Ces trois jours font penser à trois autres jours : ceux qui<br />
s&rsquo;écoulèrent, selon le calcul des Juifs, entre la Mort et la Résurrection<br />
du Seigneur, trois jours d&rsquo;épreuves encore&#8230; pour Marie.</p>
<p> » A sa vue, ils furent saisis d&rsquo;émotion, et sa mère lui dit : «Mon enfant,<br />
pourquoi nous as-tu fais cela ? Ton père et moi nous étions à ta<br />
recherche, tout angoissés.» Il leur dit : «Pourquoi me cherchiez-vous ?<br />
Ne saviez-vous pas qu&rsquo;il me faut être à la disposition de mon Père ?»<br />
Mais ils ne comprirent pas la parole qu&rsquo;il leur avait dite.  »</p>
<p>Une fois l&rsquo;Enfant-Jésus retrouvé dans le Temple, avec les docteurs, Marie<br />
ne peut s&#8217;empêcher de lui faire un reproche : « Mon enfant, pourquoi nous<br />
as-tu fais cela ? Ton père et moi nous étions à ta recherche, tout<br />
angoissés. » C&rsquo;est chose normale. N&rsquo;importe quels parents, même<br />
puissamment aidés par la grâce de Dieu, comme l&rsquo;étaient Joseph et Marie,<br />
auraient agi de même en retrouvant le fils qui les avait un temps<br />
quittés. Mais, quoique Joseph et Marie aient questionné leur enfant avec<br />
la plus grande douceur, ce qui est très méritoire, vu les circonstances,<br />
tout cela ne servit à rien : ils ne comprirent pas la réponse que leur<br />
donna Jésus : « Mais ils ne comprirent pas la parole qu&rsquo;il leur avait<br />
dite. »</p>
<p>Il s&rsquo;agit pourtant là de la plus sainte des familles : Jésus, Marie, et<br />
Joseph. Mais rien n&rsquo;y fait : les parents sont incapables de comprendre<br />
totalement leur enfant ! Le mystère demeure ! Pourquoi ? Tout<br />
simplement parce qu&rsquo;il y a dans toute famille une image de la Très Sainte<br />
Trinité : que ce soient un père et une mère ayant un ou plusieurs enfants<br />
(ou ayant simplement l&rsquo;intention d&rsquo;en avoir), toutes ces personnes sont<br />
appelées à réaliser entre elles, sur terre, ce que le Père, le Fils et le<br />
Saint-Esprit vivent dans le ciel de toute éternité&#8230;</p>
<p> » Puis il descendit avec eux et regagna Nazareth. Il leur était soumis ;<br />
et sa mère conservait tous ces souvenirs dans son coeur. Et Jésus<br />
grandissait en taille, en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les<br />
hommes.  »</p>
<p>Voilà une aventure qui se termine bien ! Mais quelle richesse<br />
d&rsquo;enseignement pour tout le monde ! D&rsquo;abord pour Marie : « Sa mère<br />
conservait tous ces souvenirs dans son coeur. » Ensuite pour Joseph.<br />
Celui-ci n&rsquo;en dit rien : l&rsquo;évangéliste ne nous rapporte pas ce qu&rsquo;il<br />
aurait pu dire. Mais il comprit fort bien que tout cela était d&rsquo;abord<br />
pour lui. Car Joseph devait mourir avant que Jésus ne commence sa vie<br />
publique, et cet événement de Jésus, en pleine possession de sa raison et<br />
de son intelligence, fut le seul qui fut donné à Joseph de vivre ici-bas,<br />
dans l&rsquo;attente de la rédemption promise&#8230;</p>
<p>Que le mystère de la Sainte Famille devienne aussi, un peu, notre<br />
partage ! Demandons cette faveur et cette grâce au cours de<br />
l&rsquo;Eucharistie de ce jour : que par Marie, nous méritions de vivre un jour<br />
ce que Joseph a contemplé une fois dans sa vie !</p>
<p>Chanoine Dr. Daniel Meynen</p>
<p><a href="http://meynen.homily-service.net/" rel="nofollow ugc">http://meynen.homily-service.net/</a>
</div>
<p></b></p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Père RD (Dominicain)		</title>
		<link>https://dimancheprochain.org/815-fete-de-la-sainte-famille/comment-page-1/#comment-420</link>

		<dc:creator><![CDATA[Père RD (Dominicain)]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 09:52:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://dimancheprochain.org/?p=815#comment-420</guid>

					<description><![CDATA[&lt;b&gt;&lt;div style=&quot;color:#993300;&quot;&gt; Le fils &quot;prodige&quot; :  il était perdu et il est retrouvé !

Un enfant qui fugue: l&#039;incident est somme toute assez courant. Mais..pour aller au catéchisme: ça, c&#039;est exceptionnel !
Que l&#039;&#039;&#039;épisode du &quot;recouvrement au temple &quot; se passe lors de la fête de la Pâque, que sa famille cherche Jésus disparu ...puis le retrouve...et précisément le 3e jour...: voilà qui nous met immédiatement sur la piste. Il s&#039;agit d&#039;autre chose que d&#039;un fait-divers.

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. 
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.

A la première lune de printemps, tout le peuple monte en pèlerinage à Jérusalem pour y célébrer &quot;pessah&quot; (pâque) où l&#039;on commémore l&#039;exode.. Comme dans l&#039;épisode précédent de la présentation du nouveau-né au temple, Luc a soin de noter que ses parents sont de fidèles observants de la Loi. Est-ce à cette occasion que Jésus aurait fait sa &quot;bar-mitsvah&quot;, c.à.d. la démarche rituelle qui marquait l&#039;entrée d&#039;un garçon dans sa majorité religieuse ? On ignore si cette cérémonie existait déjà à cette époque. Mais si Joseph, Marie et Jésus ont certainement accompli tous les rites de la fête avec le repas de l&#039;agneau immolé par les prêtres au temple, Luc ne les mentionne pas ! 

Comme ils s&#039;en retournaient à la fin de la  semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s&#039;en aperçoivent. Pensant qu&#039;il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.

A la clôture des festivités, des caravanes s&#039;organisent vers toutes les directions: c&#039;est une foule joyeuse et mêlée qui s&#039;en repart vers la Galilée. Les parents ne s&#039;étonnent pas de l&#039;absence de leur fils: il doit être avec des oncles, des cousins, des amis. Mais le lendemain, il n&#039;est pas encore revenu !?.. Où est Jésus ? : question de toujours ! 

Ne le trouvant pas, ils reviennent à Jérusalem en continuant à le chercher. C&#039;est au bout de 3 jours qu&#039;ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions; tous ceux qui l&#039;entendaient s&#039;extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.

Jésus a fait une fugue. Parce qu&#039;il est passionné par les Ecritures et qu&#039;il a découvert de grands maîtres appliqués à l&#039;étude et au commentaire. En effet, dans l&#039;immense édifice du temple, à côté du lieu central du culte ( l&#039;autel avec les sacrifices d&#039;animaux et les grandes processions ), se trouvait notamment une synagogue et des salles d&#039;étude où les rabbins étudiaient la Torah, célébraient le culte de la Parole avec lectures et psaumes et où ils vérifiaient les connaissances des jeunes pèlerins pour savoir si l&#039;instruction était bien donnée dans les villages du pays.

Les peintres ont plusieurs fois représenté cette scène de &quot;Jésus parmi les docteurs &quot;: ils se plaisent à montrer Jésus en position surélevée, le doigt dressé et semblant faire la leçon aux rabbins. Luc ne dit pas cela: il note que Jésus écoute les sages qui discutent et il les questionne. Eux aussi l&#039;interrogent et ils sont admiratifs devant le niveau de ses connaissances.  Ce petit Galiléen pauvre, issu d&#039;une famille modeste, est vraiment très intelligent ! 
Voilà donc la première attitude de Jésus dans l&#039;évangile de Luc: un garçon avide d&#039;apprendre les Ecritures saintes.

En le voyant, ses parents furent stupéfaits et sa mère lui dit: &quot; Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi !&quot; 
Il leur dit: &quot; Comment se fait-il que vous m&#039;avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C&#039;est chez mon Père que je dois être&quot;.
Ils ne comprirent pas ce qu&#039;il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis. 

C&#039;est la 1ère parole de Jésus ! Les expressions et le vocabulaire nous aident à comprendre la portée de la scène qui s&#039;éclaire à la lumière de la fin de l&#039;Evangile. En effet que va-t-il se passer quelques années plus tard ?  
Jésus, après un premier temps de mission, au travers de sa Galilée, monte à Jérusalem. Précisément en ce même temps de Pâque. Il proclame que ce temple est la Maison de son Père et que celui-ci ne demande pas des sacrifices d&#039;animaux mais que l&#039;on écoute sa Parole et que l&#039;on observe ses volontés.  

C&#039;est pourquoi Luc ne montrera jamais Jésus participant au culte officiel du temple et  chantant des cantiques: il souligne sans répit qu&#039;IL PARLE, IL ENSEIGNE ! Car il est trop facile d&#039;accomplir des rites, de s&#039;acquitter devant Dieu par un petit sacrifice. Comme tous les prophètes, Jésus bouscule ce ritualisme vide, ces cérémonies hypocrites que l&#039;on tente de substituer au changement de vie.    

Mais naturellement, comme les prophètes et comme Jean-Baptiste avant lui, du coup il est refusé et honni. Plus  il exige d&#039;appliquer toute la Loi, et plus les prêtres et les pharisiens attachés au rituel lui en veulent. 
Leur haine s&#039;exaspère et ils en viennent à faire exécuter ce trouble-fête.

Jésus, l&#039;élève surdoué, va expirer sur la croix d&#039;ignominie. Et quels sont ses dernier mots ? 
Marc et Matthieu lui font citer le cri de déréliction du psaume 22 (&quot;Mon Dieu mon Dieu, pourquoi m&#039;as-tu abandonné ?&quot;); Luc préfère le soupir de confiance du psaume 31 qu&#039;il fait précéder par l&#039;invocation filiale: &quot; Père, entre tes mains, je remets mon esprit&quot;.  
De sorte que tout l&#039;Evangile est encadré par la première et l&#039;ultime parole de Jésus. L&#039;enfant instruit par la Torah était à la recherche de Dieu: &quot; Je dois être chez mon Père&quot;. C&#039;est pour le connaître mieux qu&#039;il avait désobéi à ses parents, qu&#039;il interrogeait les maîtres. C&#039;est pour le faire connaître à son peuple qu&#039;il a prêché. Il a échoué à transformer le temple de Jérusalem en  maison de son Père mais au moment de mourir, il sait que son désir d&#039;adolescent va se réaliser : enfin IL EST CHEZ SON PERE !!!
. 
Pour sa mère et ses disciples, la détresse est totale: ils ont perdu le fils, Maître disparu. 
Ils le cherchent en vain dans la mort et au tombeau....
Mais, &quot;le 3e jour&quot;, ils le retrouvent, Fils vivant , Seigneur glorifié à jamais.
Alors il leur communique son Esprit filial et ils deviennent maison du Père, Eglise faite de pierres vivantes,  communauté où l&#039;on n&#039;offre plus de sacrifices mais où simplement l&#039;on célèbre la vraie Pâque, le culte en esprit et vérité (Jn 4) en disant ensemble: &quot; NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX&quot;.
La scène du recouvrement est un texte pascal:  perte / retrouvailles ...  mort / vie ...

Pour le moment, l&#039;heure n&#039;est pas encore venue: Jésus retourne avec ses parents à Nazareth. 

Ils ne comprirent pas ce qu&#039;il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis.  
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements......

Le thème de l&#039;incompréhension court dans tous les évangiles: le nez sur l&#039;événement, nous n&#039;en comprenons pas le sens profond. Nous lisons l&#039;évangile, nous écoutons l&#039;homélie et nous restons balourds, aveugles. Il faut du temps, de l&#039;expérience, de la mémoire pour que peu à peu nous percevions à quelle profondeur se joue notre existence. 
Marie, la mère, nous apprend la juste attitude. Pour la seconde fois, Luc note:  &quot;Elle garde dans son cœur tous ces événements&quot;. Elle est devenue la mère de cet enfant exceptionnel mais elle ne comprend pas les péripéties du chemin qu&#039;il lui fait parcourir. Son accouchement à Bethléem, la venue des petit bergers, la prophétie du vieil homme sur l&#039;esplanade qui a lui a prédit le coup de poignard et, à présent, cette fugue : que veut donc Dieu ? Dans quelle aventure suis-je lancée ? Il faudra une autre Pâque, avec la croix et le &quot;recouvrement&quot; de Jésus dans les Apparitions pour que tout s&#039;éclaire merveilleusement.  

En attendant, la vie ordinaire va reprendre au village où rien ne distingue cet enfant unique d&#039;un artisan. Près de 20 années vont s&#039;écouler dans l&#039;ordinaire des jours. Jusqu&#039;au moment où Dieu appellera par la voix de Jean le Baptiste. 

* * * * * * * * 
Les parents doivent apprendre que s&#039;ils ont eu un enfant, ils ne le possèdent pas. Grand est leur désarroi de voir que leur enfant leur échappe. Or il le doit pour découvrir et suivre sa vocation personnelle. Osent-ils consentir à sa liberté ? Il y a un terrible risque de dérapage...mais nécessaire pour s&#039;accomplir en vérité.  Acceptons-nous que notre jeune cherche un engagement dans l&#039;Eglise ?...

De même on ne possède pas Dieu: le croyant, rongé par des doutes, passe par des moments difficiles. Au  temps des joyeuses certitudes succèdent  les  nuits  du doute: lassitude, impression d&#039;un Dieu perdu, perte du goût de la prière, eucharisties lassantes.
Réapprendre que si le Christ est venu chez nous, c&#039;est afin de nous conduire chez Lui. Et pour cela, il faut la Croix !...

Le rituel du  culte ne doit pas étouffer la proclamation et l&#039;étude de la Parole de Dieu. Les Ecritures sont notre &quot;Maison&quot; où chacun cherche sa vocation, où ensemble nous échangeons pour comprendre la Volonté de Dieu. Cherchons-nous à mieux connaître Dieu ? Arriver en retard à la Messe, ne pas écouter l&#039;enseignement,  c&#039;est manifester un bien grand dédain de ce que Dieu dit !

Pour Jésus, la maison de ses parents était sa &quot;résidence secondaire car sa véritable demeure était celle de son vrai Père. 
Il a été déçu par le temple où les hommes du culte scrutaient les Ecritures mais ne les pratiquaient pas. Il a   tenté de purifier cette demeure et il en a été exclu. Mais, confiant et miséricordieux, il est entré par la mort dans sa Maison définitive. Il nous attend là-haut.
Il semble perdu pour nous: nous avons à le chercher avec zèle. 

Au seuil de cette nouvelle année, mon souhait est que vous vous appliquiez toujours davantage à comprendre les Ecritures. 
Ne vous contentez pas d&#039;une lecture rapide des commentaires. Reprenez-les plusieurs fois pendant la semaine. Procédez à votre propre recherche. Confrontez votre point de vue au mien.  Et surtout que la réflexion débouche dans la prière. 

R. D 
&lt;/div&gt;&lt;/b&gt;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b></p>
<div style="color:#993300;"> Le fils « prodige » :  il était perdu et il est retrouvé !</p>
<p>Un enfant qui fugue: l&rsquo;incident est somme toute assez courant. Mais..pour aller au catéchisme: ça, c&rsquo;est exceptionnel !<br />
Que l »&rsquo;épisode du « recouvrement au temple  » se passe lors de la fête de la Pâque, que sa famille cherche Jésus disparu &#8230;puis le retrouve&#8230;et précisément le 3e jour&#8230;: voilà qui nous met immédiatement sur la piste. Il s&rsquo;agit d&rsquo;autre chose que d&rsquo;un fait-divers.</p>
<p>Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.<br />
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.</p>
<p>A la première lune de printemps, tout le peuple monte en pèlerinage à Jérusalem pour y célébrer « pessah » (pâque) où l&rsquo;on commémore l&rsquo;exode.. Comme dans l&rsquo;épisode précédent de la présentation du nouveau-né au temple, Luc a soin de noter que ses parents sont de fidèles observants de la Loi. Est-ce à cette occasion que Jésus aurait fait sa « bar-mitsvah », c.à.d. la démarche rituelle qui marquait l&rsquo;entrée d&rsquo;un garçon dans sa majorité religieuse ? On ignore si cette cérémonie existait déjà à cette époque. Mais si Joseph, Marie et Jésus ont certainement accompli tous les rites de la fête avec le repas de l&rsquo;agneau immolé par les prêtres au temple, Luc ne les mentionne pas ! </p>
<p>Comme ils s&rsquo;en retournaient à la fin de la  semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s&rsquo;en aperçoivent. Pensant qu&rsquo;il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.</p>
<p>A la clôture des festivités, des caravanes s&rsquo;organisent vers toutes les directions: c&rsquo;est une foule joyeuse et mêlée qui s&rsquo;en repart vers la Galilée. Les parents ne s&rsquo;étonnent pas de l&rsquo;absence de leur fils: il doit être avec des oncles, des cousins, des amis. Mais le lendemain, il n&rsquo;est pas encore revenu !?.. Où est Jésus ? : question de toujours ! </p>
<p>Ne le trouvant pas, ils reviennent à Jérusalem en continuant à le chercher. C&rsquo;est au bout de 3 jours qu&rsquo;ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions; tous ceux qui l&rsquo;entendaient s&rsquo;extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.</p>
<p>Jésus a fait une fugue. Parce qu&rsquo;il est passionné par les Ecritures et qu&rsquo;il a découvert de grands maîtres appliqués à l&rsquo;étude et au commentaire. En effet, dans l&rsquo;immense édifice du temple, à côté du lieu central du culte ( l&rsquo;autel avec les sacrifices d&rsquo;animaux et les grandes processions ), se trouvait notamment une synagogue et des salles d&rsquo;étude où les rabbins étudiaient la Torah, célébraient le culte de la Parole avec lectures et psaumes et où ils vérifiaient les connaissances des jeunes pèlerins pour savoir si l&rsquo;instruction était bien donnée dans les villages du pays.</p>
<p>Les peintres ont plusieurs fois représenté cette scène de « Jésus parmi les docteurs « : ils se plaisent à montrer Jésus en position surélevée, le doigt dressé et semblant faire la leçon aux rabbins. Luc ne dit pas cela: il note que Jésus écoute les sages qui discutent et il les questionne. Eux aussi l&rsquo;interrogent et ils sont admiratifs devant le niveau de ses connaissances.  Ce petit Galiléen pauvre, issu d&rsquo;une famille modeste, est vraiment très intelligent !<br />
Voilà donc la première attitude de Jésus dans l&rsquo;évangile de Luc: un garçon avide d&rsquo;apprendre les Ecritures saintes.</p>
<p>En le voyant, ses parents furent stupéfaits et sa mère lui dit:  » Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »<br />
Il leur dit:  » Comment se fait-il que vous m&rsquo;avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C&rsquo;est chez mon Père que je dois être ».<br />
Ils ne comprirent pas ce qu&rsquo;il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis. </p>
<p>C&rsquo;est la 1ère parole de Jésus ! Les expressions et le vocabulaire nous aident à comprendre la portée de la scène qui s&rsquo;éclaire à la lumière de la fin de l&rsquo;Evangile. En effet que va-t-il se passer quelques années plus tard ?<br />
Jésus, après un premier temps de mission, au travers de sa Galilée, monte à Jérusalem. Précisément en ce même temps de Pâque. Il proclame que ce temple est la Maison de son Père et que celui-ci ne demande pas des sacrifices d&rsquo;animaux mais que l&rsquo;on écoute sa Parole et que l&rsquo;on observe ses volontés.  </p>
<p>C&rsquo;est pourquoi Luc ne montrera jamais Jésus participant au culte officiel du temple et  chantant des cantiques: il souligne sans répit qu&rsquo;IL PARLE, IL ENSEIGNE ! Car il est trop facile d&rsquo;accomplir des rites, de s&rsquo;acquitter devant Dieu par un petit sacrifice. Comme tous les prophètes, Jésus bouscule ce ritualisme vide, ces cérémonies hypocrites que l&rsquo;on tente de substituer au changement de vie.    </p>
<p>Mais naturellement, comme les prophètes et comme Jean-Baptiste avant lui, du coup il est refusé et honni. Plus  il exige d&rsquo;appliquer toute la Loi, et plus les prêtres et les pharisiens attachés au rituel lui en veulent.<br />
Leur haine s&rsquo;exaspère et ils en viennent à faire exécuter ce trouble-fête.</p>
<p>Jésus, l&rsquo;élève surdoué, va expirer sur la croix d&rsquo;ignominie. Et quels sont ses dernier mots ?<br />
Marc et Matthieu lui font citer le cri de déréliction du psaume 22 (« Mon Dieu mon Dieu, pourquoi m&rsquo;as-tu abandonné ? »); Luc préfère le soupir de confiance du psaume 31 qu&rsquo;il fait précéder par l&rsquo;invocation filiale:  » Père, entre tes mains, je remets mon esprit ».<br />
De sorte que tout l&rsquo;Evangile est encadré par la première et l&rsquo;ultime parole de Jésus. L&rsquo;enfant instruit par la Torah était à la recherche de Dieu:  » Je dois être chez mon Père ». C&rsquo;est pour le connaître mieux qu&rsquo;il avait désobéi à ses parents, qu&rsquo;il interrogeait les maîtres. C&rsquo;est pour le faire connaître à son peuple qu&rsquo;il a prêché. Il a échoué à transformer le temple de Jérusalem en  maison de son Père mais au moment de mourir, il sait que son désir d&rsquo;adolescent va se réaliser : enfin IL EST CHEZ SON PERE !!!<br />
.<br />
Pour sa mère et ses disciples, la détresse est totale: ils ont perdu le fils, Maître disparu.<br />
Ils le cherchent en vain dans la mort et au tombeau&#8230;.<br />
Mais, « le 3e jour », ils le retrouvent, Fils vivant , Seigneur glorifié à jamais.<br />
Alors il leur communique son Esprit filial et ils deviennent maison du Père, Eglise faite de pierres vivantes,  communauté où l&rsquo;on n&rsquo;offre plus de sacrifices mais où simplement l&rsquo;on célèbre la vraie Pâque, le culte en esprit et vérité (Jn 4) en disant ensemble:  » NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX ».<br />
La scène du recouvrement est un texte pascal:  perte / retrouvailles &#8230;  mort / vie &#8230;</p>
<p>Pour le moment, l&rsquo;heure n&rsquo;est pas encore venue: Jésus retourne avec ses parents à Nazareth. </p>
<p>Ils ne comprirent pas ce qu&rsquo;il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth et il leur était soumis.<br />
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements&#8230;&#8230;</p>
<p>Le thème de l&rsquo;incompréhension court dans tous les évangiles: le nez sur l&rsquo;événement, nous n&rsquo;en comprenons pas le sens profond. Nous lisons l&rsquo;évangile, nous écoutons l&rsquo;homélie et nous restons balourds, aveugles. Il faut du temps, de l&rsquo;expérience, de la mémoire pour que peu à peu nous percevions à quelle profondeur se joue notre existence.<br />
Marie, la mère, nous apprend la juste attitude. Pour la seconde fois, Luc note:  « Elle garde dans son cœur tous ces événements ». Elle est devenue la mère de cet enfant exceptionnel mais elle ne comprend pas les péripéties du chemin qu&rsquo;il lui fait parcourir. Son accouchement à Bethléem, la venue des petit bergers, la prophétie du vieil homme sur l&rsquo;esplanade qui a lui a prédit le coup de poignard et, à présent, cette fugue : que veut donc Dieu ? Dans quelle aventure suis-je lancée ? Il faudra une autre Pâque, avec la croix et le « recouvrement » de Jésus dans les Apparitions pour que tout s&rsquo;éclaire merveilleusement.  </p>
<p>En attendant, la vie ordinaire va reprendre au village où rien ne distingue cet enfant unique d&rsquo;un artisan. Près de 20 années vont s&rsquo;écouler dans l&rsquo;ordinaire des jours. Jusqu&rsquo;au moment où Dieu appellera par la voix de Jean le Baptiste. </p>
<p>* * * * * * * *<br />
Les parents doivent apprendre que s&rsquo;ils ont eu un enfant, ils ne le possèdent pas. Grand est leur désarroi de voir que leur enfant leur échappe. Or il le doit pour découvrir et suivre sa vocation personnelle. Osent-ils consentir à sa liberté ? Il y a un terrible risque de dérapage&#8230;mais nécessaire pour s&rsquo;accomplir en vérité.  Acceptons-nous que notre jeune cherche un engagement dans l&rsquo;Eglise ?&#8230;</p>
<p>De même on ne possède pas Dieu: le croyant, rongé par des doutes, passe par des moments difficiles. Au  temps des joyeuses certitudes succèdent  les  nuits  du doute: lassitude, impression d&rsquo;un Dieu perdu, perte du goût de la prière, eucharisties lassantes.<br />
Réapprendre que si le Christ est venu chez nous, c&rsquo;est afin de nous conduire chez Lui. Et pour cela, il faut la Croix !&#8230;</p>
<p>Le rituel du  culte ne doit pas étouffer la proclamation et l&rsquo;étude de la Parole de Dieu. Les Ecritures sont notre « Maison » où chacun cherche sa vocation, où ensemble nous échangeons pour comprendre la Volonté de Dieu. Cherchons-nous à mieux connaître Dieu ? Arriver en retard à la Messe, ne pas écouter l&rsquo;enseignement,  c&rsquo;est manifester un bien grand dédain de ce que Dieu dit !</p>
<p>Pour Jésus, la maison de ses parents était sa « résidence secondaire car sa véritable demeure était celle de son vrai Père.<br />
Il a été déçu par le temple où les hommes du culte scrutaient les Ecritures mais ne les pratiquaient pas. Il a   tenté de purifier cette demeure et il en a été exclu. Mais, confiant et miséricordieux, il est entré par la mort dans sa Maison définitive. Il nous attend là-haut.<br />
Il semble perdu pour nous: nous avons à le chercher avec zèle. </p>
<p>Au seuil de cette nouvelle année, mon souhait est que vous vous appliquiez toujours davantage à comprendre les Ecritures.<br />
Ne vous contentez pas d&rsquo;une lecture rapide des commentaires. Reprenez-les plusieurs fois pendant la semaine. Procédez à votre propre recherche. Confrontez votre point de vue au mien.  Et surtout que la réflexion débouche dans la prière. </p>
<p>R. D
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