2ème dimanche du temps ordinaire – 18 janvier 2026
Abbé Jean Compazieu | 11 janvier 2026“Voici l’Agneau de Dieu”

Homélie
Textes bibliques : Lire
Nous entrons aujourd’hui dans le cycle du temps ordinaire. Ce Jésus dont nous venons de fêter la naissance a une bonne nouvelle pour notre humanité. Cette bonne nouvelle a été annoncée aux bergers puis aux mages. Les Évangiles nous font découvrir les merveilles que le Seigneur a accomplies pour le salut du monde.
Cette libération était déjà annoncée plusieurs siècles avant par le prophète Isaïe. Nous avons entendu son message adressé à un peuple qui a été déporté en terre étrangère. Il y a été victime de toutes sortes de brimades. Mais Dieu voit la souffrance des siens et il envoie son prophète pour leur annoncer la libération. Tous, même les plus humiliés et les plus méprisés, sont amenés à découvrir qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu.
Nous avons là un message d’espérance pour tous les prisonniers et les exclus d’aujourd’hui. Nous pensons à tous ceux qui sont enfoncés dans leur mauvaise réputation à cause de leur passé et de leurs actes. Mais le Seigneur ne les abandonne pas. Il leur envoie des prophètes, des prêtres, des témoins pour leur dire qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu. Il ne veut pas qu’un seul se perde ; et il compte sur nous pour être des porteurs d’espérance et de lumière pour toute l’humanité.
C’est aussi ce message d’espérance que nous trouvons dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens. Il s’adresse à des nouveaux convertis. Parmi eux, se trouvent des petites gens, des personnes peu recommandables. Le monde les méprise ; mais ils sont amenés à découvrir que le Christ est venu pour tous. Les uns et les autres sont invités à devenir disciples et missionnaires. Jésus les appelle tous à la sainteté, y compris ceux qui sont tombés très bas. Ils ont tous du prix aux yeux de Dieu.
L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus qui vient à Jean Baptiste. Nous n’oublions pas que le nom de Jésus signifie : “Le Seigneur sauve”. Or voilà qu’en ce jour, nous le voyons rejoindre l’humanité blessée par son péché. C’est lui qui a l’initiative. L’humanité a bien besoin d’être sauvée. Cela, nous le constatons tous les jours. Nous risquons peut-être de nous décourager car ce salut nous paraît bien lointain. Mais saint Jean nous rappelle que Dieu ne nous abandonne pas. Il “nous a aimés le premier”. Nous venons de fêter Noël : c’est l’irruption de Dieu chez les hommes pour leur apporter le salut.
C’est ainsi que Jean Baptiste découvre Jésus sous un jour nouveau. Nous l’avons entendu dire par deux fois : “Je ne le connaissais pas”. Et pourtant, ils sont cousins ; ils avaient bien dû se rencontrer dans leur enfance. Nous aussi, nous avons aussi fait cette expérience. Dans nos relations, il peut y avoir des personnes que nous pensions bien connaître. Mais au bout d’un certain temps, nous les découvrons sous un jour nouveau. Nous n’aurions jamais imaginé les retrouver ainsi.
Quand Jean Baptiste nous dit qu’il ne connaissait pas Jésus, il veut nous parler de son mystère. Il découvre en lui “l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. En lui, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise bien au-delà de toutes nos espérances. Le Christ prend sur lui tout le péché du monde pour nous en libérer. Un jour, il dira que “le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.
Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. Il ne demande qu’à nous rejoindre. Mais c’est souvent nous qui sommes ailleurs. Aujourd’hui, nous sommes invités à accueillir cette présence du Christ pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie. C’est un cadeau qu’il nous offre gratuitement pour perpétuer sa présence au milieu de nous. Plus nous nous approcherons de l’Eucharistie, plus nous nous conformerons à lui et plus grandiront notre présence et notre amour.
En ce jour, nous te prions, Seigneur : “Aide-nous à reprendre une intimité plus grande avec toi, moins rare, moins courte. Donne-nous faim de toi. Donne-nous soif de ta Parole. Fais-nous vivre avec toi, familièrement, joyeusement, dans l’intimité du Père et de l’Esprit. Amen
Sources : Revue Feu Nouveau – Elle est vivante la Parole de Dieu Homélies dominicales Année À (R. Houlliot) – Dossiers personnels
Prière universelle
Introduction :
En union avec tous ceux qui partagent notre foi, nous te supplions humblement, toi notre Père, d’exaucer la prière que nous faisons monter vers toi avec confiance.
Pistes pour les intentions :
Pour notre Église, peuple de Dieu en marche, afin que tous ses membres se sentent profondément aimés de Dieu, et sauvés
Pour tous ceux qui, dans nos communautés ont la charge de préparer les baptêmes et d’éveiller les plus jeunes à la foi. Seigneur, nous te prions.
Pour tous nos frères en humanité et particulièrement ceux qui n’ont pas eu la chance de rencontrer le Seigneur. Qu’ils puissent accueillir sur leurs chemins d’humanité d’authentiques témoins de la Bonne Nouvelle du Christ. Seigneur, nous te prions.
Pour notre monde trop marqué par les divisions, les guerres, les égoïsmes, la volonté de domination et la non-reconnaissance de Dieu sauveur. Seigneur, nous te prions.
Conclusion :
Ô Seigneur, toi qui connais chacune de tes créatures, et sais les besoins de chacune d’entre elles, entends et exauce notre prière universelle. Nous te le demandons par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

Nous voici au deuxième dimanche du ‘Temps Ordinaire’ de l’année liturgique ‘A’. Ce ‘Temps’ dit ‘Ordinaire’ désigne les périodes autres que les Temps forts célébrés par l’Église : l’Avent et le temps de Noël, le Carême et le temps pascal jusqu’à la Pentecôte.
Le terme ‘Ordinaire’ évoque notre quotidien. La ‘vie ordinaire’ de tous les jours, avec tout ce que cela comporte : des moments de joie et de bonheur reçus et partagés mais aussi pas mal d’épreuves subies et affrontées. Notre quotidien à tous, souvent sans fard ni fanfare !
L’Évangile selon saint Jean nous situe au début de la vie publique de Jésus. Ce jour-là, sur le bord du Jourdain, Jésus s’est mêlé à la foule qui entoure Jean Baptiste. Jésus de Nazareth, un homme ordinaire et rien ne Le distingue des autres. Mais Jean a reconnu en Lui « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1:29). Et, humblement, il Le révèle à tous ceux qui sont présents : « Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : ‘C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.’ » (Jn 1:15). Jean s’efface et invite ses disciples à suivre Celui qui va répandre la ‘Bonne Nouvelle’ au monde. « C’est lui le Fils de Dieu. » (Jn 1:34) qui amène l’Amour sur terre.
Jean nous invite également à suivre Jésus sur le chemin ordinaire de la vie. En toute simplicité ! La vie ordinaire d’un père cherchant à subvenir aux besoins de sa famille. La vie ordinaire d’une mère veillant au bien-être de son foyer. La vie ordinaire d’un jeune scrutant son avenir. La vie ordinaire d’un malade souffrant sur son lit d’hôpital. La vie ordinaire d’une personne âgée cherchant à sortir de sa solitude… La vie ordinaire de nous tous. Un train-train quotidien souvent simple et sans éclat ! À tel point que cette routine nous semble parfois pesante et ennuyeuse. La monotonie. Les jours se suivent et se ressemblent…
Des journées tellement banales que nous ne savons plus apprécier les petits bonheurs simples du quotidien. La vie que nous menons nous paraît trop ordinaire. Nous rêvons d’exploits et de prouesses ! De temps à autre, nous nous mettons dans la tête l’idée que ‘si je vais à l’autre bout du monde, je trouverai mon bonheur’. Nous aspirons à quelque chose de plus excitant. Pourtant, le plein épanouissement peut se trouver dans une vie simple, tout-à-fait ordinaire. Cette ‘vie ordinaire’ est comparable à une voie bordée de fleurs bien discrètes. Elle passe souvent par de petites choses sans nom, des tâches sans grande importance !
Pourtant, ce quotidien qui paraît si simple peut être exaltant si l’on sait y mettre tout son cœur. C’est ‘la petite voie’ de Thérèse de Lisieux. La voie de l’enfance spirituelle ! La jeune carmélite trouve sa joie dans l’accomplissement avec amour les simples faits et gestes de la vie quotidienne. ‘Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.’ écrit-elle. Mettre tout son cœur dans les tâches quotidiennes. La sainteté à la portée de tous, dans l’ordinaire de la vie ! Ainsi sainte Thérèse a pu entraîner de nombreuses âmes dans son sillage. Dieu ne nous demande pas de réaliser des faits remarquables ni d’aller au-delà de nos forces. Car l’extraordinaire est souvent hors de notre portée. Il nous invite avant tout à vivre notre quotidien en paix avec la conscience et en harmonie avec les autres. Une vie en parfaite harmonie avec les valeurs de l’Évangile.
L’extra dans l’ordinaire accompli avec amour, courage et persévérance. Ce sont souvent des défis sans prestige. Des exploits discrets qui métamorphosent les faits et gestes ordinaires de la vie. Pour chacun d’entre nous, cela implique de consacrer du temps et de l’énergie à soutenir ceux qui ont besoin de nous au quotidien. Un élan du cœur vers les autres, sincère et en toute simplicité. Une ‘vie ordinaire’ sans éclat, sobre mais dans l’Amour. Un apostolat effacé, sans se faire remarquer. Les exemples sont légion autour de nous : les bénévoles qui apportent leur aide aux personnes dans le besoin, les aidants qui se consacrent à leurs proches en difficulté. Ce don de soi en toute discrétion est comparable à une petite semence et un rien de levain porteur de grandes promesses : la graine minuscule pousse dans le secret de la terre et le levain lève la pâte dans le silence de la nuit, sans que personne ne s’en aperçoive (Mt 13:31-33).
Jésus partage en toute simplicité à la vie quotidienne de tous ! Mais, reconnaissant en Lui le Messie, Jean Baptiste invite ceux qui l’écoutent à suivre cet Homme qui paraît si ordinaire. « Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. » (Jn 1:37). Par la suite, Jésus les invite à venir Le découvrir : « Venez et vous verrez » (Jn 1:39). L’Extraordinaire se révèle enfin à tous ! Aujourd’hui, Jésus nous appelle également à venir Le rencontrer ‘chez lui’. Une sincère réponse de notre part peut transformer complètement notre vie.
Nguyễn Thế Cường Jacques
Je n’arrive pas à trouver le commentaire total des Légionnaires du Christ sur ce 2ème dimanche du T.O. A merci de me l’envoyer à mon adresse mail car je ne l’ai plus ?
dominique1935@orange.fr
Pour les trouver, il faut aller sur leur site