SAINT PAUL
Abbé Jean Compazieu | 19 janvier 2009Découvrir la riche personnalité de l’apôtre saint Paul. Sopgie de Villeneuve a rencontrée Chantal Reynier, professeur d’exégèse aux facultés jésuite du Centre Sèvres à Paris
Confesseur, évêque missionnaire en Irlande (+ 461)

En ce 3ème dimanche du temps ordinaire, nous fêtons aussi la conversion de saint Paul. Pendant 30 ans, il a été un farouche opposant des chrétiens. Puis, après sa rencontre avec Jésus, il devient lui-même chrétien. C’est alors un missionnaire infatigable qui fonde des communautés dans tout le Bassin Méditerranéen et qui écrit à ses chrétiens. Ce changement est parti de sa découverte du Seigneur glorifié. Pour lui, c’est un changement radical. Ce Jésus que Pierre prêchait avait été condamné par la loi. Il était « maudit par Dieu » qui n’avait rien fait pour le sauver. Pour Paul, c’était terminé. On ne devait plus en parler.
Lire la suite »
Lectures du jour : Lire
Nous entrons aujourd’hui dans la période du temps ordinaire. C’est une période moins festive mais elle reste très importante. C’est là que nous avons à grandir dans la fidélité et l’écoute de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, saint Paul nous parle de liberté. C’est une liberté chèrement acquise. « Dieu nous a rachetés très cher » nous dit l’apôtre. Ce langage commercial peut nous paraître incongru dans le domaine spirituel. Comment imaginer que nous avons été rachetés au démon, à Satan ? Ce serait affirmer que nous lui appartenons. Mais aucune créature de Dieu ne peut être « vendue » sans sa libre décision.
Je vous propose ici un débat à partir d’une réflexion d’un participant du site http://www.notredamedelapaix.fr :
« Je viens de lire sur internet que le Pape Benoit 16 serait en faveur du rétablissement de la communion sur la langue plutôt que dans la main, procédé qui aurait tendance à nous faire oublier la présence réelle.
Lectures : Lire ici
Dimanche dernier, nous fêtions l’Epiphanie du Seigneur. Cette fête nous a rappelé comment Dieu s’est manifesté à des mages, des hommes qui étaient totalement étrangers à la foi mais qui se sont mis en route vers « le roi des juifs. » Trente ans plus tard, nous arrivons au baptême de Jésus. C’est sa première manifestation publique. C’est le premier dévoilement aux yeux de tous de ce qu’il est réellement. Beaucoup ne voient en lui qu’un homme comme les autres. Aujourd’hui, c’est Jean Baptiste qui nous le fait connaître : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. »
Le baptême que Jean Baptiste donnait était un geste de pénitence. Ceux qui demandaient à le recevoir montraient qu’ils reconnaissaient leurs péchés et qu’ils voulaient se convertir. Or voilà que Jésus arrive au milieu de tous ces pécheurs qui supplient Dieu de les apaiser. Il n’avait pas de péché à se faire pardonner mais il a tenu à être solidaire de cette démarche. Ceux qui demandaient ce baptême en ressortaient purifiés. Pour Jésus c’est le contraire. Il est entré dans l’eau du Jourdain pur de tout péché. Il en est ressorti porteur de tout les péchés du monde. Il les pris sur lui pour nous en libérer. Pour nous c’est une nouvelle naissance, un nouveau départ vers une vie entièrement nouvelle.
Pour mieux comprendre cet événement, nous devons nous rappeler que « baptiser » veut dire « Plonger ». « Moi, je vous plonge dans l’eau, dit Jean Baptiste ; lui vous plongera dans l’Esprit Saint. » C’est une manière d’annoncer à tous que Jésus est celui qui accomplit les promesses de Dieu. Les cieux qui se déchirent, cela veut dire qu’il n’y a plus de séparation entre Dieu et les hommes. La communication entre Dieu et ses enfants est rétablie. Quelques années plus tard, au moment de la mort du Christ en croix, le voile du temple s’est également déchiré. Il n’y a plus désormais de séparation entre le lieu saint et le peuple.
En ce jour, nous nous retrouvons pour nous adresser des vœux de bonne année. C’est une tradition qui nous donne l’occasion de faire un pas les uns vers les autres et c’est très heureux. Cette nouvelle étape nous fait également réfléchir au temps qui passe, au temps perdu et au temps gagné. Une année de plus, c’est une nouvelle chance de réussir ce que nous n’avons pas pu réaliser hier.
En venant à l’église, nous voulons confier au Seigneur cette nouvelle année. Nous le prions pour tous ceux que nous aimons et pour ceux que nous n’aimons pas assez. Un jour, il nous a dit qu’il est venu allumer un feu sur la terre. Nous lui demandons qu’il nous donne de partager sa hâte de voir se répandre cet embrasement d’amour dont il veut remplir le monde.
Tout naturellement, l’Eglise nous invite aujourd’hui à nous tourner vers Marie. Les évangiles nous en parlent très peu, mais ce qu’ils nous disent est très important. Rappelons-nous : Après l’Annonciation, elle va porter la bonne nouvelle dans la maison de Zacharie. Et elle peut constater l’accomplissement de ce que le Seigneur lui avait dit. Sa cousine Elisabeth en est à son sixième mois.
Fête de l’Epiphanie
Lectures : Lire ici
La nuit de Noël, nous avons fêté dans la joie la naissance de Jésus. Cette bonne nouvelle a été annoncée aux bergers : « Aujourd’hui, vous est né un Sauveur… » A travers eux, c’est le mystère de la foi qui est révélé aux petits, aux pauvres et aux exclus. Ils ont été les premiers à se mettre en route vers la crèche. Cette révélation du Christ aux pauvres, nous la retrouvons dans tout l’évangile de Saint Luc. Elle doit rester une priorité pour l’Eglise d’aujourd’hui et aussi pour chacun de nous.
En cette fête de l’épiphanie, c’est un autre aspect de Noël qui est mis en valeur. L’évangile nous raconte l’histoire de ces mages qui ont découvert une étoile leur annonçant la naissance d’un nouveau roi. Et ils ont tout quitté ; ils se sont mis en route pour aller se prosterner devant lui. Mais l’étoile qui les guidait a disparu. Ils s’arrêtent donc à Jérusalem ; naturellement, ils commencent vont s’adresser au roi de cette ville. Les mages sont des grands de ce monde et ils imaginent le nouveau roi issu de leur milieu.
Lectures du jour : Lire ici
Dans le prolongement de Noël, nous voici parvenus à la fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Les évangiles nous disent très peu de choses sur eux. Leur but n’est pas de satisfaire notre curiosité. Ils ont bien mieux à faire. Le message qu’ils nous transmettent est en effet de la plus haute importance. Ce qu’il nous faut y chercher, c’est la bonne nouvelle qui nous est annoncée. Cette bonne nouvelle, il nous appartient de l’accueillir, de la faire passer dans notre vie et de la communiquer autour de nous.
Au sujet des abonnements
Je remercie tous ceux qui s’abonnent aux mises à jour. Le problème c’est que certains donnent une adresse erronée. Quand vous vous abonnez, vous recevez un mail pour activer votre inscription. Si vous ne le recevez pas c’est que vous avez enregistré une erreur dans votre adresse de messagerie.
Bon Noël à tous
Jean C

Evangile : Lire ici
Cet évangile de la Nativité, nous le connaissons bien parce que nous l’avons entendu souvent. Tout y est si beau, si simple et si grand. Le Dieu transcendant, qui est au-dessus de tout, se fait tout proche. Pour mieux se faire accepter, l’amour se fait tout petit dans les bras d’une maman, ou couché dans une mangeoire. C’est une scène inépuisable qu’on ne se lasse pas de contempler.